RECHERCHE DE l’aCIDE LACTIQUE
Le sérum débarrassé des matières albuminoïdes par la coction, ainsi que des sulfates et des phosphates par l’eau de baryte, est évaporé, puis soumis à la distillation après addition préalable d’acide sulfurique étendu.
Le liquide distillé peut être consacré à la recherche des acides volatils de la série acétique (3).
Le résidu de la cornue est repris par l’alcool fort. On décante la solution alcoolique claire, on chasse l’alcool par évaporation, on concentre et l’on additionne un lait de chaux. Après avoir fait bouillir le liquide filtré pour en séparer le sulfate de chaux et traité par un courant d’acide carbonique, pour éliminer l’excès de chaux, on l’évapore à consistance de sirop. Le résidu est repris par l’alcool bouillant, et le liquide filtré, mélangé après refroidissement avec un peu d’éther, abandonne des cristaux de lactate de chaux, reconnaissables au microscope sous forme d’aiguiUes fines radiées.
L’acide éthyléno-lactique se distingue de l’acide sarco-lactique par l’action de l’alcool sur le sel de zinc, obtenu par double décomposition au moyen du sel de chaux et le sulfate de zinc. La solution obtenue, évaporée à sec, est reprise par l’alcool qui dissout le sarco-lactate et non l’éthyléno-lactate.
On peut simplifier le procédé indiqué précédemment de la manière suivante : le résidu de la distillation avec l’acide sulfurique est épuisé à plusieurs reprises par agitation avec de l’éther. Les solutions éthérées qui contiennent l’acide lactique sont évaporées; le résidu est repris par de l’eau et saturé par de l’oxyde de plomb. On évapore à sec et l’on reprend par l’alcool étendu qui dissout le lactate. La solution est décomposée par l’hydrogène sulfuré, filtrée, évaporée, et neutralisée alors par le carbonate de zinc qui donne du lactate de zinc.
(1 "Kühne et Strauch, Med. Centralblatt., 1864, n“ 36 et 37.
(2) Ritter, loc. cit., p. 339.
(1) Voir, a ce sujet, Hoppe-Seylcr, loc. cit., p. 91.
EXCYCLOP.
ENCYCLOPÉDIE CHLMIQCE. — GARNIER ET SCHLAGDENHAEFFEN.