‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 58 sur 206 · ACIDE ÉTHYLDIACÉTIQUE, ACÉTONE, ALCOOL · texte numérisé non relu

ACIDE ÉTHYLDIACÉTIQUE, ACÉTONE, ALCOOL

a. Conditions d’apparition dans l'urine.

La présence dans l’urine de l’éther éthyldiacétique ClP.CO.CHLCO.O.C-ll’ n’est encore rien moins que démontrée. Mais l’apparition de ses produits de décomposition, acétone et alcool dans l’urine de certains diabétiques, ont conduit Rupstein (t) à émettre l’hypothèse de l’existence primitive de cet éther dans les urines. Il est vrai que cette théorie a été combattue par Kussmaul (2).

L’acétone extraite pour la première fois par Petters et Kaulich de l'urine de diabétiques, a été trouvée aussi dans d’autres maladies (acétonhémie). On a même prétendu qu’elle existait dans toute urine normale, à la dose de O^SOI en 24 heures. Cette proportion augmente dans les affections fébriles, notamment dans les maladies infectieuses, et monte à plusieurs décigrammes, par exemple dans la lougcol'^, la scarlatine et la pneumonie (v. Jacksch).

Dans la période ultime du diabète, dans le coma diabétique, l’haleine des malades présente souvent une odeur chloroformique que ne possède pas l’urine fraîche, mais qui se développe ensuite dans ce liquide en quelques heures (Rupstein). L’urine renferme alors de l’acétone qui s’est développée après l’émission. A l’état frais, elle donne avec le chlorure ferrique une coloration brun rouge (Cerhardt) (3) qui ne se produit plus après ébullition de l’urine ou lorsqu’elle a été abandonnée longtemps à elle-même ; l’acide sulfurique pur la colore en rose clair, puis en jaune orange (Cerhardt).

L’éther enlève à l’urine fraîche, soit directement après agitation, soit après acidulation forte au moyen de l’acide sulfurique, une substance que le chlorure ferrique colore en brun rouge comme l'urine elle-même. Mais le liquide éthéré distillé et le résidu de la distillation présentent aussi la même réaction que ne possède plus la solution éthéréc après un repos de plusieurs jours (v. Jacksch (4), Tollcns; (3).

D après la théorie de Rupstein, relative à l’origine de l'acétone des urines

il) Rupstein, Centralblatt f. d. Med. Wissensch., 1874, n“ 55.

(2) Kussmaul, Archiv. f. Klinisch. Medic., 1874, t. XtV, p. 30.

(3) Cerhardt, nie}ier Med. Presse, 1865, p 28.

(4) Von Jacksch, Prnger Med. Worfienschrifl, 1880, t. XXI, p. 204.

(5) Tollens, Archio. f. Klin. Medic., 1881, t. XXVHI, p. 193.

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