‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 67 sur 206 · ACIDE OXALIQUE, G®0*H · texte numérisé non relu

ACIDE OXALIQUE, G®0*H

a. Conditions d’apparition dans l'urine.

L’acide oxalique existe très fréquemment dans l’urine humaine normale sous forme d’oxalate de chaux, mais en très petite quantité (0,02 grammes en 24 heures, Fürbringer), maintenu en dissolution par le phosphate acide de sodium. Sa proportion augmente beaucoup (oxalurie) et il se dépose alors fréquemment sous forme de sédiments, dans un certain nombre de circonstances, après une alimentation comprenant de l’oseille, de la rhubarbe, des vins, des boissons riches en acide carbonique, ou l’usage de carbonates alcalins, de sels organiques alcalins, etc., mais surtout dans les cas où les combustions internes de l’organisme sont diminuées, comme dans les troubles de la respiration, dans l’emphysème pulmonaire, la gravelle urique et le diabète sucré. Il augmente également dans l’ictère, le rachitisme, après les attaques d'épilepsie et dans la convalescence de certaines maladies graves, notamment le typhus.

b. Procédés de recherche.

Nous ne nous occuperons ici que de l’oxalate de chaux dissout, celui des sédiments devant être étudié à part. On traite 400 à 600 centimètres cubes d’urine par le chlorure de calcium, on sature par l’ammoniaque, puis on ajoute de l’acide acétique, pour redissoudre les phosphates et carbonates terreux, jusqu’à faible réaction acide et l’on abandonne pendant 24 heures. Il se forme un précipité mixte d’oxalate de chaux et d’acide urique qu’on recueille sur un petit filtre et qu’on traite, après lavage à l’eau, par quelques gouttes d’acide chlorhydrique à chaud. L’acide urique reste insoluble, tandis que l’oxalate se dissout. La solution est étendue de 15 centimètres cubes d’eau dans un tube à essai, puis recouverte avec précaution d’un excès d’ammoniaque étendue ou d’acétate de sodium. Au bout de 24 heures, l’oxalate de chaux, insoluble dans l’ammoniaque et l’acide acétique étendu, s’est déposé au fond du tube sous forme de cristaux octaédriques que l’on pèse (Neubauer).

(1) Jaarsweld et Stokwis, Journ, de pharm. et de chim., 1881, t. V, p. 42,

E^•CYCL0PÉDIE CHIMIQUE. — GARNIER ET SCHLAGDEXHAUFFEN.

Si l’on calcine le précipité d'oxalate de chaux, on obtient un résidu de chaux caustique dont le poids multiplié par 1,6071 donne celui de l’acide oxalique correspondant.

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