ANALYSE DES URINES. — ANALYSE DES CALCULS
composition qui correspond à l’existence de couches concentriques, d’épaisseur et d’aspect très variables.
L’analyse doit, par suite, porter sur la poudre qui provient du sciage du calcul, et qui représente exactement sa constitution moyenne. Cependant quand, il existe des couches assez, épaisses pour être facilement séparées les unes des autres, il peut être intéressant d’analyser chaque couche séparément (calcul à noyau rose de xanthine et à couche périphérique de phosphates terreux).
Les éléments constituants des calculs urinaires peuvent être de l’acide urique et dos urates, de la cystine, de la xanthine, des carbonates, de l’oxalate et du phosphate de chaux, du phosphate ammoniaco-magnésien, du phosphate basique de fer (très rose), du mucus, des matières colorantes et du sang.
A. Caractères généraux^ des calculs.
Les calculs uriques, quelquefois très volumineux, sont très fréquents. Leur surface est lisse; leur dureté est assez grande; ils sont généralement colorés en jaune plus ou moins brun.
Les calculs de xanthine sont très rares, brun clair ou rose, assez durs, ils deviennent brillants par le frottement, et sont formés de couches concentriques bien séparées et amorphes, se laissant très facilement déboîter les unes des autres. Nous en possédons un de forme ovalaire qui a 38 sur 20 millimètres de diamètre.
Ceux de cystine, encore fort rares, sont jaune mat, lisses, assez mous, à cassure cristalline, doux au toucher.
Les concrétions de nature protéique sont également exceptionnelles. Quelquefois cependant des calculs irréguliers de nature minérale ou organique ont provoqué, par le contact de leurs aspérités, des hémorrhagies des voies urinaires et se sont recouverts d’une couche mince de sang coagulé et desséché.
Les calculs i'oxalate de chaux, plus fréquents, sont, ou petits avec surface lisse, ou volumineux avec surface rugueuse, mamelonnée (calculs muraux), et dans ce dernier cas, souvent recouverts d’une couche brune d’origine hémorrhagique; ils sont toujours très denses et fort durs.
Enfin les calculs phosphatiques sont en général volumineux, légers, blanchâtres, mous et poreux (phosphate ammoniaco-magnésien prédominant), ou plus durs (phosphate de chaux). Ils sont généralement mélangés de carbonate de chaux, ce qui tient à leur mode de production dans les urines alcalines des catarrhes vésicaux.
B. Analyse des ealeiils.
Avant de procéder à l’analyse d’un calcul, il est bon de laver à l’eau froide la poudre qui sera employée pour en extraire les éléments solubles de l’urine qui l’ont pénétré par imbibition. La poudre desséchée dans le vide est ensuite traitée méthodiquement (1).
(I) Consulter, pour plus de détails, le Traité d'analyse chimique appliquée à la physiologie et à la pathologie, de Hoppc-Seyler, Irad. française de M. Schlagdenhauffen, 1877, p. 403 et suiv.