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Branly, loc. cil., p

SPECTROPHOTOJIÈTRES A FAISCEAUX SUPERPOSÉS.

Le speclrophotomctre de M. Braiüy est composé de pièces indépendantes les unes des autres, snpportées par des pieds à mouvement qui pouvaient glisser sur un banc d’optique.

La source lumineuse était une lampe Drummond, placée dans une lanterne de projection. Un jet ^e gaz d’éclairage et un jet d’oxygène | étaient dirigés sur A un prisme de chaux [

(ou mieux de magnésie) à faces'planes ; on retournait le bâton de chaux toutes les heures, car, dès qu’il avait commencé à se creuser,

l’éclairement cessait d’être égal sur toute la hauteur de la fente. La pression du gaz et celle de l’oxygène était maintenue constante par un aide (pression de l’oxygène égale à 0'",o0 d’eau). Les rayons parallèles transmis par la lentille de la lanterne tombaient sur une fente verticale dont l’un des bords pouvait être déplacé au moyen d’une vis de très petit pas ; cette fente était limitée dans sa hauteur à 7 millimètres. On pouvait lui attribuer une largeur variable suivant la région que l’on étudiait spécialement; très fine pour l’étude de la région jaune et de la région verte, elle était rendue plus large pour l’observation du bleu et du violet. A 0"',o0 de la fente était placée la lentille du collimateur ; puis, en avant du prisme P et de la lunette qui complétaient le spectroscope, étaient intercalées les pièces essentielles du photomètre ; un nicol N centré dans une bonnette cylindrique et muni d’une division en degrés qui mesurait sa rotation, un wollaston W à arête réfringente horizontale, un polariscope formé d’une lame de quartz Q, de 6 millimètres, parallèle à l’axe et d'un nicol A’’ à faces normales (fig. 9).

On faisait usage d’une auge à faces parallèles, divisée en deux compartiments par une cloison horizontale (fig. 10), qui produisait le même effet que la bande horizontale de laiton noirci de l’appareil de Clan.

Le wollaston donnait deux images de chacune des moitiés de la fente ; son dédonblement était tel que l'image ordinaire de l’une des demi-fentes et l'image extraordinaire de l’autre demi-fente se superposaient en partie. Ces deux images superposées, polarisées à angle droit, tombaient sur le polariscope. Le passage des quatre faisceaux à travers ie prisme donnait quatre spectres cannelés dont deux se recouvraient partiellement. Dans ces deux derniers spectres les franges alternaient; elles disparaissaient dans une des plages de la partie commune, lorsque l’égalité était obtenue pour cette plage.

Quand les deux compartiments de l’auge cloisonnée renferment la même 'Olution colorée, les franges disparaissent dans toute l’étendue de la partie .’ommune aux deux spectres, si l’on supprime le nicol antérieur; si, au contraire, le nicol est placé, il faut orienter sa section principale à 45° de la section prin- ■ ipale du wollaston, pour produire la disparition des franges. — Introduisons des solutions différentes dans les deux compartiments : aussitôt les franges apparaissent; mais, par une rotation convenable du nicol antérieur, on les fait di.sparaître dans telle ou telle région du spectre.

Si l’on introduit de l’eau dans le compartiment inférieur de la cuve et la solution colorée dans le compartiment supérieur, les franges apparaissent dans toute rétendue du spectre commun. On tourne le nicol antérieur d’un angle « et les franges s’évanouissent dans une région limitée du spectre.

Le calcul est le même que pour le spectrophotomètre de Clan. Si l’on pose • omme précédemment, égale à l’unité, l’intensité de la lumière transmise à H'avers l’eau, l’intensité lumineuse 1', transmise à travers la solution colorée.

a étant, comme dans l’appareil de Clan, l’angle supérieur à Ao".

La supériorité de ce spectrophotomètre à faisceaux superperposés tient à ce • m’il fournit pour l’angle de rotation du nicol deux limites entre lesquelles cet :mgle est nécessairement compris. Avant que les franges aient disparu dans la partie commune, elles sont en prolongement des franges de l’un des deux 'l)ectres partiellement superposés; quand, après avoir disparu, elles réapparaissent à la suite d’une rotation trop forte du nicol, elles se trouvent en prolongement des franges du second spectre. Il y avait alors dans la partie commune excès de lumière dû, pour le premier cas, à la lumière transmise par l’un des l ompartiments de la cuve, et, pour le deuxieme cas, à la lumière transmise par l’autre compartiment. La position qu’il fallait donner au nicol pour produire l'effacement des franges était compris entre les deux positions correspondant à line faible apparition des deux systèmes de franges dans la partie commune.

Pour régler l’appareil, on commence par supprimer le nicol antérieur; on |'■^■lairc la fente à l’aide d’un bec Bunsen chargé de sel marin, et on tourne le wollaston de manière à amener en prolongement les raies D des deux spectres de la fente. On éclaire alors de nouveau avec la lampe Drummond et on oriente le quartz et le nicol du polariscope de façon à obtenir des franges ayant le maximum d’éclat (quartz à 45”); on met les franges au point avec la lunette, l’nc vis tangente qui commande les mouvements lents du -wollaston donne le moyen de le faire tourner légèrement afin de produire l’entier effacement des franges dans la partie commune des deux spectres. Si les franges ne disparaissent pas, cela tient à ce que la fente n’est pas également éclairée dans toute sa hauteur. En faisant mouvoir verticalement la source lumineuse, on obtient la disparition complète. C’est alors seulement que l’on place le nicol antérieur, cd si on le tourne pour obtenir de nouveau la disparition des franges , on voit <|uo sa section principale doit être à 45“ de celle du wollaston.

Le zéro du nicol, c’est-à-dire la direction à partir de laquelle les angles do rotation doivent être comptés, s’obtient en éteignant l’un des spectres. 11 vaut

EXACTITUDE DE LA MÉTHODE SPECTftOPHOTOMÉTP.IQL'E.

mieux viser directement la fente fortement éclairée et tourner le nicol de façon à éteindre l’une des images. Les quatre positions d’extinction sont à 90° l’une de l'autre; il en est de même des quatre positions du nicol qui correspondent à la disparition des franges dans la partie commune. Avant d’opérer, on doit s’assurer que ces conditions sont remplies. — Pour chaque mesure, l’angle cherché peut se déduire de quatre lectures ; les positions du repère entraîné par le nicol sont sur les extrémités des deux diamètres de la circonférence graduée. L’angle «. noté dans la comparaison avec l’eau, est l’angle supérieur à 45“.

Un appareil à faisceaux polarisés à angle droit et superposés, un peu différeni de celui de M. Branly, a été construit par M. Trannin (1).

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