‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 93 sur 206 · DOSAGE DE l’uÉMOGLOBINE · texte numérisé non relu

DOSAGE DE l’uÉMOGLOBINE

Un très grand nombre de procédés de dosage de. l'hémoglobine ont été succes- •sivement proposés, les uns visant surtout à la facilité et à la rapidité d'exécution nécessaires aux recherches cliniques, les autres devant répondre au contraire aux exigences plus sévères d'un travail de laboratoire. La difficulté principale que rencontre la détermination de l'hémoglobine, c'est la nécessité, qui s'impose, aussi bien en clinique qu'en physiologie, de n'opérer que sur de très faildes quantités de sang. D'une part, en clinique, la suppression presque absolue de la saignée ne laisse plus d'autre alternative. D'autre part, les physiologistes ont reconnu que des soustractions répétées de quantités de. sang, môme relativement faibles, altèrent la composition de ce. liquide, et que, si au cours d’une expérience on veut suivre les variations de l’hémoglobine, il faut se borner à des prises de sang très faibles, sous peine d'altérer notablement les conditions de l’expérience.

Il résulte de là que les procédés purement chimiques, qui exigent en général une. notable quantité de sang, sont relégués au second plan, et remplacés par des procédés chromométriques ou optiques, souvent moins exacts, mais plus simples et ;plus rapides et ne demandant que quelques gouttes de liquide. Enfin dans ces dernières années, la méthode spectrophotométrique, décrite au début de cet ouvrage, a été appliquée avec succès au dosage de l’hémoglobine. Tout en n’exigeant que des quantités minimes de sang, elle semble présenter toutes les conditions d’exactitude désirables.

11 n'entre pas dans le plan de cet ouvrage de décrire tous les procédés que comporte chacune de ces trois méthodes, chimique, chromométrique et spectrophotométrique. Nous n’insisterons que sur les procédés qui nous ont semblé être particulièrement exacts et commodes (1).

(1) Une élude eomplète des divers proeédés de dosage de l'iiéiiioglobine a été faite parMalassez {Arch. de physiol., 187") et par Lamhling (TAése, Nancy, 1882). — Voyez aussi pour les méthodes optiques le travail de Branly {Ann. de chim. et de phys., (5), t. XXVH, p. 238).

A. Méthodes chimiques.

Ces méthodes consistent, eu général, à doser soit un produit immédiat de décomposition de la matière colorante, soit l'un des principes élémentaires qui entrent dans sa composition.

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