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TENSION DES GAZ DANS LES TISSUS

GÉNÉRALITÉS

L’étude des échanges gazeux qui se passent entre le sang et les tissus exige la connaissance préalable de la tension que possèdent, de part et d’autre, ces gaz. On vient de montrer quelles sont les difficultés et les incertitudes que présente la mesure de ces tensions dans le sang. On conçoit aisément les raisons pour lesquelles, du côté des tissus, les obstacles sont plus considérables encore.

Examinons d’abord comment le problème se pose sous sa forme la plus générale et la plus simple. On verra, dans un prochain chapitre, qu’une des questions les plus importantes que la physiologie générale a dû se poser est celle du siège des combustions organiques. Les produits combustibles fournis par les éléments cellulaires sont-ils brûlés sur place, ou bien, au contraire, passent-ils d’abord 'dans les capillaires sanguins pour y subir, au contact même des globules, le phénomène de la combustion, avec production d’acide carbonique? Sur ce point, l’étude des tensions gazeuses, et principalement celle de* l’acide carbonique, pouvait fournir des indications du plus grand intérêt. En effet, quand deux milieux sont en échanges de diffusion gazeuse, le gaz sur lequel porte l’échange marche évidemment dans le sens des tensions décroi.ssantes. Si la tension de l’acide carbonique est plus grande dans les tissus que dans le sang veineux, on en peut conclure que ce gaz marche des tissus vers le sang, conséquemment qu’il a pris naissance dans les éléments cellulaires eux-mêmes. Il suit de là aussi que l’oxygène doit marcher nécessairement vers le lieu où se produit l’acide carbonique, c’est-à-dire, dans l’hypothèse choisie, du sang vers les tissus. 11 importe donc de connaître au moins la valeur approchée de ces tensions.

Deux voies s’offrent à nous pour cette détermination. On peut, d’une part, mettre des mélanges gazeux de composition connue en contact avec un tissu, puis au bout d’un certain temps, quand l’équilibre de diffusion est atteint, sou-

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