‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e sectionChapitre 181 sur 273 · VARIATIONS PATHOLOGIQUES DES ÉCHANGES · texte numérisé non relu

VARIATIONS PATHOLOGIQUES DES ÉCHANGES

GAZEDX RESPIRATOIRES.

Les variations pathologiques des échanges gazeux respiratoires sont encore fort incomplètement connues, ce qu’expliquent suffisamment les difficultés considérables que l’on rencontre, lorsqu’on essaie d’appliquer à des malades les procédés d’étude que nous avons exposés plus haut. On conçoit aussi que, par la nature même des choses, cette lacune n’ait pu être que très incomplètement comblée au moyen de l’expérimentation sur les animaux, et seulement dans quelques cas spéciaux.

§ I. Les échanges respiratoires dans la fièvre.

On sait combien a été long et prodigieusement touffu et obscur, le débat relatif aux échanges nutritifs chez le fébricitant. Pendant longtemps on a considéré ces échanges comme exagérés et l’on voyait dans cette « exagération des combustions organiques », la cause directe de l’hyperthermie. A la vérité le fébricitant élimine, toutes choses égales d’ailleurs, beaucoup plus d’urée, ou en général de déchets azotés, que l’homme normal ; mais cette suractivité des phénomènes de désassimilation ne porte que sur les matières albuminoïdes et n’est que relative, et nous montrerons dans une autre partie de cet ouvrage que les mutations de matière du fébricitant, dans leur ensemble, ne dépassent que fort peu celles de l’homme sain et restent très inférieures à celles de l’homme quü travaille. Il y a plutôt déviation vicieuse des échanges nutritifs qu’exagération. dans l’ensemble des échanges.

k la donnée jadis classique de l’exagération des combustions dans la fièvre, s’est substitué la notion bien mieux assise d’un trouble dans la régulation de la

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