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CARACTÈRES PHYSIQUES ET CHIMIQUES DE LA LYMPHE ET DU CHYLE

Quant au plasma lymphatique, que l’on peut obtenir en opérant rapidement, au moyen de la force centrifuge, le dépôt des éléments figurés, il contient en outre du fibrinogène et du ferment de la fibrine, mais il en renferme peu. Aussi la coagulation ne se produit-elle que lentement, et elle n’est en général pas complète du premier coup, mais ne s’achève que par une série de coagulations successives. Quant au phénomène en lui-même, il est susceptible des mêmes explications que celui de la coagulation du sang.

En ce qui concerne la composition quantitative de la lymphe, les données fournies par les diverses analyses présentent souvent des divergences considérables. La composition de la lymphe varie en effet avec les territoires considérés. La lymphe est par exemple plus riche en globules blancs en aval qu’en amont des ganglions lymphatiques. On verra d’autre part que sa composition peut varier rapidement, et dans des limites considérables, sous Faction de certains lymphagogues. Enfin pendant la digestion sa richesse en corps gras peut s’élever considérablement. Munk et Rosenstein (1) ont étudié récemment chez une femme la lymphe qui s’écoulait d’une fistule de la cuisse, puis de la jambe et qui déjà 2 heures après un repas riche en graisse devenait laiteuse. Dès la 3' et la 4' heures, le liquide contenait 45 p. 1.000 de graisse, et, dans le cours des 13 premières heures qui suivaient le repas, on retrouvait dans le liquide fourni par la fistule jusqu’à 60 p. 100 de la graisse ingérée. On comprend donc aisément que les résultats des différentes analyses puissent présenter des écarts considérables.

Pour la lymphe humaine, on possède quelques analyses portant sur des liquides de fistule recueillis, bien entendu, dans des conditions pathologiques. Telles sont les analyses de Gubler et Quévenne (2) de Scherer (3), de Hensen et Dàhnhardt (4) dont nous donnons ci-après les résultats, rapportés à 1.000 p.en poids:

Dans la lymphe qui a fait l’objet de l’analyse IV, les matières minérales avaient la composition que voici :

(1) Munie et Rosenstein, Du Bois-Reymond’ s Arch. f. Physiol., 1890, p. 376.

(2) Gubler et Quévenne, Gaz. méd. de Paris, 1834, u“ 24, 27, 30 et 34.

(31 Scherer, Verhandl. de med.-phys. Gesellsch. zu Würzburg, t. VII, p. 268.

(4) Hensen et Dahnhardt, Virchow's Arch., t. XXXVII, p. 33 et 68.

Pour les sels solubles :

Na Cl . 6,148

Na* O . 0,573

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