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Le ([uoticnt -- — devient ici égal à 1,20.
(L.-G. de Saint-Martin, Recherches expérimentales sur la respiration, Paris, 1893, p, 334).
(2) L’exactitude de ce procédé peut être contrôlée très simplement. Il suffit de donner an spectrophotomètre la quantité d’oxyhémoglobino contenue dans une solution sanguine, pui.<i do saturer partiellement d’oxyde de carbone et de déterminer simultanément l’oxyhémoglobine restante /(<, et l’hémoglobine oxycarbonée h^^ qui a pris naissance. 11 est clair que l’on devra trouver sensiblement ;
Ho = /io + hco.
Voici quelques résultats empruntés à Külz :
hco h, + hco
0”,06925 0”, 01807 (PqO.’UlO 0»’,069n
(3) L.-G. de Saint-Martin, Recherches expérimentales sur la respiration, Paris, 1893,
(4) Donders, Pflüger's Arch., t. Y, p. 20; Maly’s Jahresb., t. II, p. 81.
(3) Podolinski, Pflüger's Arch., t. VI, p. 533; Maly's Jahresb., t. II, p. 83.
Ho ho
.K'co h'co
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ÉT CHIMIQUES DE L’HÉMOGLOBINE OXYCARBONÉE. 5" n'est pas de l’acide carbonique résultant d’une oxydation simultanée, mais bien de l’oxyde de carbone. La même dissociation s’opère sous l’action du vide, mais avec une extrême lenteur. Lorsque le sang paraît ne plus céder de gaz à la pompe à mercure, à 37-40° et même 60°, on constate, en maintenant le vide pendant dix ou quinze minutes, un nouveau départ d’une quantité très minime de gaz, et cette dissociation progressive se prolonge pendant un très grand nombre d’heures. N. Zunlz (1) rapproche cette dissociation de celle du bicarbonate de sodium dont l’acide carbonique ne peut être enlevé que par un vide renouvelé pendant plusieurs jours. Cette stabilité de la combinaison oxycarbonée a été invoquée pour expliquer l’action toxique de l’oxyde de carbone (voy. au chapitre : Respiration), en même temps qu’elle fait de l’hémoglobine ou du sang un réactif précieux pour la recherche de petites quantités d’oxyde de carbone.
L’hémoglobine oxycarbonée est moins stable pourtant que la combinaison correspondante du bioxyde d’azote (voy. plus loin). Le bioxyde d’azote déplace en effet facilement l’oxyde de carbone de sa combinaison avec l’hémoglobine, et cette propriété a été mise à profit par Hüfner et ses élèves dans leurs travaux sur la mesure des quantités de gaz fixées par l’unité de poids d’hémoglobine (voy. p. 38) On voit donc que les combinaisons de l’hémoglobine avec l’oxygène, l’oxyde de carbone et le bioxyde d’azote présentent une stabilité décroissante, chaque gaz déplaçant les précédents, et tous trois étant déplacés par un gaz indifférent, tel que l'hydrogène, mais avec une lenteur qui va en croissant, de l’oxygène au bioxyde d’azote.
Les réducteurs, comme le sulfure d’ammonium, l’hydrosulfite de sodium, etc., sont sans action sur l’hémoglobine oxycarbonée. lis ne font donc point apparaître la bande de Stokes, réaction qui sépare nettement l’hémoglobine oxycarbonée de l’oxyhémoglobine. La combinaison résiste de même à la putréfaction, même en présence du tissu pancréatique. Hoppe-Seyler (2) a pu conserver, pendant 20 ans, dans un flacon scellé, du sang défibriné, saturé d’oxyde de carbone, sans observer aucune modification des réactions spectroscopiques.
On sait d’ailleurs la persistance avec laquelle se maintient la coloration rosée des tissus chez les personnes qui ont succombé à l’intoxication par l’oxyde de carbone. Pourtant cette inaltérabilité du sang renfermant de l’oxyde de carbone déjà signalée par Cl. Bernard (3), n’est pas absolue.
La présence d’une certaine quantité d’hémoglobine oxycarbonée à côté de l’oxyhémoglobine ralentit à la vérité la consommation de l’oxygène et les oxydations intra-sanguines (4), mais ne les arrête pas.
De plus, à la température de 38°, on observe, même à l’abri de l’air, une disparition continue, quoique très lente, d’une partie de l’oxyde de carbone, qui, vraisemblablement, est transformé en acide carbonique (L.-G. de Saint- Martin) (3). Mais il est probable que cette oxydation de l’oxyde de carbone est
(t) Zuntz, Pflüger’s Areh., t. V, p. 384; Maly's Jahresb., t. Il, p. 81.
(2) Hoppe-ScjTer, Maly's Jahresb, t. Yll, p. 111, 1877.
(3) CI. Bernard, Leçon sur les anesthésies et l’asphyxie, p. 423.
(4) Cl. Bernard, Physiologie opératoire, p. 477.
(5) L.-G. de Saint-Martin, Recherches expérimentales sur la respiration, Paris, 1893,
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.
rapidement réduite à uu minimum ou même complètement suspendue la où, par des putréfactions énergiques, tout l’oxygène disponible est promptement consommé.
La destruction de l’hémoglobine oxycarbonée chez l’animal vivant, et l’élimination de l’oxyde de carbone seront étudiées plus loin, à propos des phénomènes respiratoires.
Les dissolutions d’hémoglobine oxycarbonée sont coagulées à la température de l’eau bouillante ; le coagulum est en grumeaux très fins et se rassemble très lentement. Il est d’un rouge carmin clair et présente, à la lumière solaire réfléchie, les deux bandes d’absorption de l’hémoglobine oxycarbonée (Hoppe- Seyler) (1). Traité par la soude étendue, ce coagulum fournit, au contact de l’air, une dissolution contenant de Thématine, et, en l’absence d’oxygène, un liquide ayant la couleur et les réactions spectroscopiques des dissolutions d’hémoglobine oxycarbonée, mais contenant en réalité de Vhémochromogèno oxycarbonée.
Si l’on traite une dissolution aqueuse d’hémoglobine oxycarbonée par de l’acide sulfurique étendu, à l’abri du contact de l’air, on n’observe à froid, et pendant un. temps assez long, aucune modification dans les propriétés spectroscopiques; mais si l’on chauffe, il se produit un coagulum rouge et le liquide contient de l’hématoporphyrine. Dans ces deux réactions de dédoublement, il y a en même temps séparation d’une matière albuminoïde respectivement à l’état d’alcali-albumine ou d’acidalbumine, et, d’autre part, l’oxyde de carbone est mis en liberté et peut être recueilli.
Cette réaction, mise à profit dès 1868 par Lelorrain (2) pour l’extraction de l’oxyde de carbone du sang intoxiqué, a été reprise plus tard par Gréhant, L.-G. de Saint-Martin (voy. plus loin, p. 6t).
Le permanganate de potassium, le chlorate de potassium, l’iodure de potassium iodé agissent beaucoup moins rapidement sur l’hémoglobine oxycarbonée que sur foxyhémoglobine, et ce n'est qu’au bout d’un certain temps que l’on voit apparaître la bande de la méthémoglobine (bande du rouge). Si l’on ajoute ensuite du sulfure d’ammonium, la bande dans le rouge disparaît, et, par agitation à l'air, le sang oxygéné redonne le spectre de foxyhémoglobine, le sang oxycarboné, au contraire, celui de l’hémoglobine oxycarbonée (3).
Du sang oxygéné étendu d’eau et traité par une solution d’hydrogène sulfuré, devient presque instantanément d’un vert sale, par suite de la production du sulfométhémoglobine. Le sang saturé d’oxyde de carbone reste au contraire inaltéré (4).
La quantité de chaleur dégagée par la fixation de foxyde de carbone sur fhémoglobine est d’après Berthelet de 18''‘,7 pour CO = 28 {Comptes rendus, 1889).
Recherche de l'hémoglobine oxycarbonée. — Le sang doit être conservé,
(1) Hoppe-Seyler, Zeilsch. f. physiol. Chem., t. XIII, p. 484, 1889.
(2) Lelorrain, Thèse de Strasbourg, 1868.
(3) Weyl et Anrcp, Maly’s Jahresb., t. X, p. 163, 1880.
(4) Salkowski, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. VII, p. 1 14, 1883.