‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e sectionChapitre 213 sur 273 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

Lait .

1 non

Pain blanc .

Beurre .

Un œul (sans coquille).. .

Sucre .

Café .

Eau minérale .

Cognac .

En tout .

La ration ainsi composée contient :

Albumine (13,1 — 0,3) 6,25 = 78’''^73 fournissant Graisse = 90, 3 —

Hydrocarbonés = 270, 0 —

§ III. — Méthodes pour i.’étüde des dépenses de l’org.^nisme

1. Voies par lesquelles s'effectuent les perles subies par l’organisme.

Parmi les pertes que subit l’organisme, les unes sont constantes et régulières, comme celles qui s’effectuent par la l'espiration ou les urines, les autres sont irrégulières et accidentelles, comme les émissions de sperme, ou ne s’effectuent que pendant une pério'de déterminée de la vie et à intervalles assez éloignés, comme il arrive pour l’expulsion d’un œuf ou d’un fœtus, l'élimination du lait, ou la production des hémorragies menstruelles.

Il ne sera guère question dans ce qui suit que des pertes constantes et l’égulières. Les dépenses accidentelles, émission de sperme, hémorragies menstruelles, etc., représentent, en effet, dans l’étude des échanges nutritifs des cas particuliers, dont l’observation précise, très difficile d’ailleurs, n'a pour ainsi dire pas été abordée encore.

Les pertes constantes les plus importantes subies par l’organisme sont celles qui s’effectuent par la voie pulmonaire, les urines et les excréments. Viennent ensuite les produits de la perspiration cutanée, les produits de la sécrétion des

calories.

En tout : 2.269,7

ENCYCI.OPÉDIE CHIMIQUE

glandes sébacées et sudoripares, le mucus nasal et bronchique, les larmes, la salive, le cérumen des oreilles, les produits de la desquammalion épidermique, de la chute des ongles, des cheveux, des poils.

Quelques-unes de ces pertes peuvent être immédiatement éliminées ici, à cause de leur minime importance; de ce nombre sont le cérumen des oreilles, les larmes, la salive (qui est au surplus presque entièrement réabsorbée), le mttcus nasal et bronchique. Ainsi le mucus bronchique, même dans les cas d’expectoration abondante, n’emporte que très peu d’azote, lequel est l’élément le plus important à considérer quand il s’agit de dresser un bilan nutritif. Dans les produits expectorés en 24 heures, F. Renk (1) a trouvé, chez les bronchitiques, un maximum de S'n’jlb de matériaux solides, avec 0s'',23 d’azote, et chez les phtisiques, 6if,72 de matériaux solides, avec 0S'’,7o d'azote.

La desquammation épidermique, ou d’une manièi’e générale la perte des produits kéralinisés, tout à fait négligeable chez l’homme, ne saurait entrer pratiquement en ligne de compte que chez les animaux, à certaines époques de l’année. Valentin estime à a grammes environ la perte quotidienne de poils et de débris épidermiques chez le cheval. Chez un chien observé par Voit pendant 565 jours (y compris les périodes de renouvellement du poil), la perte quotidienne a été, en moyenne, de 1k'’,2 avec Of^tS d’azote et la perte maxima, au moment de la plus forte chiite des poils, de 3»'', 9 avec 0i>''',6 d’azote (2). ,

Chez l’homme, Funke a évalué la desquammalion cutanée à 6 grammes par jour (avec 0,71 d’azote), mais Bischoff et Voit ont montré que le calcul de F'unke donne un résultat beaucoup trop fort, par la raison qu'il repose sur des prémisses inexactes. Des critiques plus fondées encore peuvent être adressées à l’évaluation faite par Moleschott, qui a calculé chez l’homme, d’après la vitesse de régénération de l’épiderme à la surface d’un furoncle, une perte quotidienne de 14 grammes. Cette perte est évidemment beaucoup moindre, ainsi que le montre Voit, bien qu’il soit difficile de l'évaluer avec exactitude (3).

En ce qni concerne les cheveux et les ongles, Moleschott (4) a observé chez un certain nombre d’individus auxquels on coupait, chaque mois, les cheveux à égale longueur, une perte quotidienne de 0k'’,20 de cheveux, avec 0*'’,Ü287 d’azote. Pour les ongles, qui furent coupés tous les 28 jours, la perte quotidienne fut 0fc",005, avec 0s'’,00073 d’azote. De ce côté encore, la perte est donc minime et reste bien en-deçà des erreurs inhérentes à toute expérience sur la nutrition.

La perte faite par la sueur et la sécrétion sébacée a été étudiée de plusieurs côtésavec soin, par la raison que l’on a cru trouver de ce côté une solution à la question tant débattue du déficit d’azote, dont il sera question plus loin. Il est certain que la sécrétion sébacée et la sueur emportent avec elles de l’azote, mais beaucoupmoins que ne l’a admis Funke. -Même des sudations intenses ne provoquent pas de déficit d’azote sensible à l’analyse. Ainsi J. Ranke ne trouva aucune modification de la dose d’urée excrétée après une sudation énergique, tandis que le chlo-

(1) Renk, Zeitschr. f. Biol., t. XI, p. 102, 1873.

(2) Voyez, pour les indications bibliographiques, l'ouvrage de Voit, p. 51.

(3) Voyez l’ouvrage de Voit, p. 52.

(4) Moleschott, Unlers zur Naturlehre d. Menschen u. d. Thiere, t. XII, p. 187 (cité d’après Voit).

détermination des recettes et des dépenses de l’ouganismb 42d

rure de sodium avait diminué de 3 grammes. 11 faut, bien entendu, par des boissons sufflsamment abondantes, maintenir au niveau habituel le volume de burine, atîn que la lixiviation des tissus reste la même, condition essentielle (1) pour l'obtention d’une élimination l’égulière des produits azotés.

Pour ce qui regarde enfin la perspiration cutanée, on la néglige en général. On a vu que l’exci’élion d’acide carbonique par la peau est évaluée par Aubert à 4 grammes, par Beaunis à 10 grammes en 24 heures, tandis que la perte par le poumon est de 900 grammes environ. L’erreur commise est donc au maximum d'environ un centième, c’est-à-dire tout à fait négligeable. D’ailleurs, dans les expériences faites avec les appareils construits sur le type de celui de Pettenkofer à Munich, les produits gazeux fournis par la peau sont l'ecueillis avecceux des poumons (2).

Il ne nous restera donc à étudier que les perles par la surface pulmonaire, les urines et les fèces. Mais avant d'aborder l’étude des méthodes propres à la détermination de ces pertes, il convient d’établir d’abord quelle est la période minima sur laquelle peut porter fobservation. Des limites de cette période, dépendent évidemment, dans une certaine mesure, les règles à poser pour l’étude des déchets correspondant à la période adoptée.

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