‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e sectionChapitre 221 sur 273 · C5IH08O6 4- 72,302 = 49 H20 + 51C · texte numérisé non relu

C5IH08O6 4- 72,302 = 49 H20 + 51C

Le quotient respiratoire devient nécessairement inférieur à l’unité et prend dans l’espèce la valeur

Enfin, pour l’albumine, si l’on admet que la désagrégation des matériaux azotés va jusqu’à la production de l’ammoniaque, il vient, d’après Henriot (2) l’équation que voici :

C2«H3crAz'i5073S3 }. 25302 = 240C02 931120 + 6bAzH3 -f 3SO«H2,

ce qui donne un quotient de 0,94.

L’expérimentation physiologique a vérifié très sensiblement ces prévisions. Lorsque la combustion porte principalement sur les hydrocarbonés, on voit le quotient respiratoire se rapprocher de l’unité ; il est au contraire sensiblement égal à 0,70 pour une alimentation riche en graisses. Enfin, il se rapproche de 0,73 pour une alimentation carnée (3).

(1) Voy. au livre consacré à l’étude de la Respiration, p. 332 et passiin.

(2) Ilanriot, Arck. de physiol. (S), t. IV, p. 249, 1893.

(3) Ce ehiffre de 0,73 est notablement différent du chiffre théorique prévu plus haut. Cela tient à ce fait que dans l’organisme on n'assiste jamais à la combustion d’un seul aliment, mais nécessairement à la désagrégation simultanée de plusieurs combustibles. En second lieu, l’aliment considéré ne se défait pas nécessairement conformément aux équations théoriques que l’on vient de lire. On en verra plus loin un exemple frappant à propos des sucres qui peuvent fournir un coefficient respiratoire supérieur à l’unité ; ce qui n’explique pas l’équation théorique de la combustion du glucose.

ENCTCXOPÉDIE CHIMIQUE

Si donc chez un sujet le quotient respiratoire se maintient constant pendant plusieurs heures, on pourra conclure de là que la nature du combustible ou des combustibles utilisés est restée la même pendant ce temps. Conséquemment, la quantité d'oxygène consommée pendant cette période peut servir de mesure de la combustion, et toutevariation rapide de cette quantité pourra être mise légitimement sur le compte du facteur que l'on aura fait intenenir.

Exemple (1) : un homme à jeun et à l’état de repos consomme 233 centimètres cubes d'oxygène par minute ; après ingestion d’un déjeuner au pain, il en consomme 290. Le travail mécanique et physiologique du tube digestif a donc provoqué une augmentation des combustions — c’est-à-dire de la dépense d’énergie, faite par l’organisme — de 24 p. tOO.

Cette méthode présente cet inconvénient que, dans les conditions ordinaires, la consommation d’oxygène varie considérablement d’un individu à l’autre et, chez un sujet donné, d’une heure ou même d’une minute à l’autre. La comparaison des résultats devient donc très difficile. Zuntz (2) a montré qu’on peut tourner la difficulté de la manière suivante : chez tout sujet, la consommation d’oxygène atteint un minimum lorsque deux conditions sont réalisées ; repos absolu et vacuité complète du tube digestif. Cette valeur minima [Sclmclleniucrth) ou valeur correspondant à l’état de jeûne {Nüchtermoerth) sert. non seulement de point de comparaison pour les expériences faites sur le même individu, mais encore pour celles qui sont faites sur des sujets différents. Elle est remarquablement constante pour un même individu, ainsi que le démontrent notamment les déterminations de Richet et Hanriot (3). Presque tous les résultats obtenus sont compris entre :

Pour l’oxygène absorbé . 3",0 et 4“', 5

Pour l’acide carbonique exhalé . 2", b et 3", 5

les volumes gazeux étant réduits à 0“ et 760 millimètres de pression en mercure, et rapportés à i kilogramme de poids vif et à 1 minute. La moyenne de tous les résultats connus est, d’après C. von Noorden, à qui nous empruntons cet oxposé (4) :

Pour l’oxygène . 3“,8t

Pour l’acide carbonique . 3", 08

Ces résultats fournissent donc une valeur étalon à laquelle on peut rapporter les résultats que l’on obtient sous l’influence de divers facteurs. On citera plus loin un grand nombre de données physiologiques obtenues à l’aide de cette méthode.

(1) Henrijean, Bull, de V. Acad, belge, n" 1, 1883; cité d’après C. V. Noorden, Palh. d. Sloffwechsels, p. 94.

(2) Zuntz, Berl. klin, Wockenschr.. 1887, p. 430.

(3) Voyez au livre, Bespiration, p. 339.

(4) G. von Noorden, Pathologie des Sloffwechsels-, Berlin, 1893, p. 93.

LA RATION d'entretien

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