APPORT TOTAL
j SUR 100 CALORIES FOURNIES
ralbumine
la graisse
les hydrates de carbone
Vieilles femmes
d’un asile . | 79
Vieillards et vieilles
femmes d'un asile. 1 91,5
On voit que ces résultats, qui se rapportent à des individus âgés, ayant cessé de travailler, ne diffèrent pas sensiblement de ceux qu’ont donnés les catégories 1 et II des adultes.
Enfants. — Dans l’alimentation du nourrisson et de l’enfant, on relève, au contraire, des particularités caractéristiques.
Pour le nourrisson, il suffit de se reporter à la composition du lait qu’il consomme. Rubner en déduit les apports relatifs que voici :
Calories
Albumine . 18.7 p. 100
Graisse . 32.9
Sucre de lait . 28.4
Ce qui frappe immédiatement, c’est le rôle prépondérant des graisses dans 1 apport total des calories. On saisit là un phénomène analogue à celui que nous
LA RATION d’entretien
constations plus haut pour les ouvriers à travail forcé (catégorie V), à savoir que l’organisme emprunte le surplus considérable de calories dont il a besoin à l’aliment dont le pouvoir thermique est le plus considérable, à la graisse. Mais ici, ce U est pas un travail mécanique forcé qui exige ce surplus de calories, ce sont les besoins de la caloriflcation générale, l’enfant devant produire par unité de poids deux à trois fois plus de chaleur que l’adulte (voy. p. 448).
L’aliment gras nous apparaît donc ici comme remplissant surtout le rôle thermogène que lui assignait jadis, d’une manière trop étroite, la théorie de Liebig..
Notons encore dans le même ordre d’idées l’énorme richesse en corps gras du lait de baleine, dans lequel Purdy (t ) a trouvé jusqu'à 40p. 100 de graisse (le lait de vache en contient 3,6 p. 100 environ), fait que Fick rapproche, sans doute avec raison, des pertes de chaleur considérables que doit subir dans les eaux glacées des mers polaires le nouveau-né de la baleine.
Le passage de l’alimentation lactée, puis de l’alimentation mixte de la secondeenfance à celle de l'adulte, est caractérisé par l'importance croissante, l’apport thermique des hydrocarbonés, et la diminution du nombre relatif de calories apportées par les graisses. C’est ce que démontrent les deux tableaux qui suivent. Les indications thermiques sont en calories brutes et rapportées, comme les poids d’aliments consommés, à la période des 24 heures (2).