‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e sectionChapitre 230 sur 273 · APPORT · texte numérisé non relu

APPORT

StR 100 C-ILORIES EOCRSiES, l'ORGASISSE ES A TRODTÉ

enfuis observes

kilogr.

gr.

gr.

calories

Bydraieidôcarboce

On voit donc que, dans la seconde enfance, l’apport (relatif) de calories par les albumines reste sensiblement le môme ; celui des graisses diminue un peu, tout en restant sensiblement supérieur au chiffre observé chez l’adulte, celui des hydrates de carbone augmente au contraire, mais tout en restant inférieur au

(1) Cité d’après Fick, Mah/s Jahresb., t. XXII, p. 33, 1892.

(2) On a respecté, dans ces tableaux, comme dans tous les autres précédemment empruntés à Rubner, les coefficients employés par cet auteur. Ainsi, dans ce tableau, la valeur, thermique de l’albumine (cas de l’enfant de A'*", 03) est posée égale à 4,4 calories, parce qu’il s’agit de la caséine, au lieu du chiffre moyen 4,1 que nous avons adopté partout ailleurs. Pour la graisse :beurre), Rubner a pris le facteur 9,2 , pour le sucre de lait, 3,9 au lieu de 9,3 et 4,1, moyennes générales posées plus haut. Le lecteur qui voudra

^refaire le calcul de ces tableaux devra, en cas de divergence, se reporter au mémoire original où se trouvent justifiés pour chaque cas les coefficients employés. Au surplus les différences sont minimes et n'influent en rien sur les conclusions qui suivent.

(3) D’après les tables de Quételet, les âges respectifs de ces enfants seraient à peu près : 1 mois, 2 ans et demi, 5 ans, 10 ans, 12 ans et demi et 14 ans et demi.

ENCYCMtPÉDIE CUIMIQIE

chiffre fourni par les adultes. Bref, le rôle des graisses dans l’apport total d’énergie reste considérable dans l’alimentation de la seconde enfance. Ce n’est que plus tard que l’apport thermique relatif des graisses descend au niveau de celui des albumines, tandis que celui des hydrocarbonés prend une importance tout à fait prépondérante.

Régies pour l’alimentation au moment du sevrage. — De ces constatations découlent immédiatement les caractères principaux que doit présenter l’alimentation de transition à l’époque de sevrage. Le tableau qui précède montre en effet que l’enfant d'un an, par exemple, qui quitte le sein doit recevoir une alimentation où l’apport calorifique des graisses doit être intermédiaire entre 53 et 31 p. 100, celui des bydrocarbonés s’acheminant de 28 à 51 p. 100, tandis que celui des albumines reste voisin de 18 p. 100.

La première chose à laquelle il faut veiller, c'est que l’apport relatif des albumines ne tombe au-dessous de ce qu’il était pendant l’alimentation lactée. Ce danger n’est pas fictif, étant donné ce fait que la plupart des poudres alimentaires employées pour les jeunes enfants, et qui représentent d’ailleurs des adjuvants très précieux, sont très pauvres en albumine, et sont loin, quoiqu’on en dise, de représenter quantitativement un aliment complet. Ces poudres renferment, en général, à peu près de 11 p. 100 de matières albuminoïdes, 4 p. 100 de graisses, 79 p. 100 d’hydrates de carbone (1). Il vient donc, pour les apports calorifiques absolus (par 100 grammes de poudre) et relatifs :

Matières albuminoïdes . H X 4,1 = 45,1 ou H p. 100

Graisses . 4 X 9,3 = 37,2 — 9 —

Hydrates de carbone . 79 X 4,1 = 323,9 — 80 —

On voit que la poudre alimentaire à elle seule est évidemment trop pauvre eu albumine et en graisse, et trop riche en hydrates de carbone et que d’autres aliments doivent intervenir pour modifier ces proportions. Les plus avantageux sont le lait (de vache) et le jaune d’œuf, dont l’adjonction permet d’obtenir facilement les apports relatifs et absolus désirés. Ainsi, soit à établir le régime d’un enfant d’un an, au moment où il quitte le sein. Son besoin total, qui peut être évalué d’après le tableau de la page 448 à 750-800 calories (2) en 24 heures, pourra être couvert par la ration que voici :

Lait de vache (3) . 750 grammes, donnant 514 calories

Poudre alimentaire. .. . 60 — — 244 —

Total. 758 calories

(1) La farine de Nestlé contient: albumine, 9,91 ; graisses, 4,46; hydrates de carbone, 77,41 p. 100. Le reste est représenté par l’eau et les cendres (Koenig).

(2) Il s'agit, à la vérité, dans le tableau de la page 448, de calories nettes, tandis que les calculs qui suivent ont été faits, pour plus de simplicité, en calories brutes. Les rations établies par ces calculs sont donc un peu trop faibles, mais le sens de la démonstration poursuivie ici ne se trouve pas modifié.

(3) On a admis ici la composition moyenne du lait de vache telle que la donnent les tables de Kœnig : matières albuminoïdes, 3,35 ; graisse, 3,69 ; hydrates de carbone, 4,88 p. 100, ce qui donne un total de 68,88 calories pour 100 centimètres cubes de lait.

LA RATION d’entretien

La répartition des calories sera la suivante :

Albumines . 136,2 calories ou 18 p. 100

Graisses . 277,8 37

Hydrocarbonés . 344,3 — 43

Le même résultat peut être obtenu en remplaçant une fraction du lait et de la poudre par deux jaunes d’œufs, aliment excellent pour les jeunes enfants. On prendra dans ce cas :

Lait . 500 grammes, donnant 344 calories

Poudre . . 75 — — 304 —

Deux jaunes d’œufs (1). 35 — — 129 —

Total. 777 calories

L’apport calorifique des trois catégories d’aliments sera :

Albumine . 131,2 calories ou 17 p. 100

Graisses . 303,6 — 39 —

Hydrocarbonés . 342,9 — 44 —

On atteint donc, dans les deux cas, très sensiblement le but cherché, à savoir que le taux relatif des calories fournies par les albumines reste le même, que celui des graisses a sensiblement diminué, enfin que celui des hydrates de carbone s’est relevé, ces deux derniers chiffres étant intermédiaires à ceux que J’on observe pour le nourrisson d’une part, pour l’enfant de 2 ans d’autre part.

On calculerait de la même manière la composition de la ration pour des enfants plus âgés et pour des adultes, en s’aidant des tableaux qui précèdent et dont Rubner a résumé les indications dans ïe tableau général que voici :

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