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Sérum-globuline

Cette substance a été décrite d’abord avec quelques détails par Panum (3), qui l’obtenait en petite proportion en diluant simplement le sérum avec un volume considérable d’eau distillée, et, en plus grande quantité, en ajoutant avec précaution au sérum dilué, de l’acide acétique étendu, ou encore en faisant passer dans le liquide un courant d’acide carbonique. Panum appliqua à cette substance le nom de sérum-caséine, non pas parce qu’il croyait à l’identité de ce corps avec la caséine du lait, mais simplement à cause de sa précipitation par l’eau et l’acide acétique. La sérum-caséine de Panum est probablement différente des corps décrits à la même époque par Guillot et Leblanc (4) et par Moleschott (3), qui s’efforçaient de démontrer la présence de la caséine dans le sang en s’appuyant sur ce fait que le sérum sanguin coagulé par la chaleur et filtré donne un précipité en présence de l’acide acétique. 11 est très probable que la matière albuminoïde ainsi obtenue est une alcali-albumine, résultant de l’action de la chaleur sur le sérum alcalin. Une sérum-caséine a été décrite au.ssi par Kühne (6) et par Eichwald (7). Le premier l’obtenait en traitant jusqu’à refus par un courant d’acide carbonique le sérum étendu d’eau, puis ajoutant avec précaution de l’acide acétique au liquide filtré. Eichwald, au contraire, recueillait

(t) Denis, Mémoire sur le sang, Paris, 1839, p. 39 et 184.

(2) Voy. sur ce point Roilet, Blut und Blutbewegung, in Hermann’s Ilandb. d. Physiol., (t. IV, l'« part., p. 90 et 99, Leipzig, 1880), auquel nous empruntons en grande partie l’historique qui va suivre.

(3) Panum, Arch. f. path. Anat., t. IV, p. 17, 1832.

(4) Guillot et Leblanc, Compt. rend., t. XXNI, p.583, 1831.

(5) Moleschott, Arch. f. physiol. Heilkunde, nouvelle suite, t. II, p. 103, 1832.

(6) Kühne, Lehrb. d. physiol. Chem., p. 173. Leipzig, 1866.

(7) Eichwald, Beitràge zur Chem. d. gewebebild. Substanzen, Berlin, 1873.

le précipité qui se forme lorsqu’on dilue à plusieurs reprises, avec des volumes croissants d’eau distillée, le même liquide flllré. L’un et l’autre considéraient les précipités, ainsi obtenus comme une alcali-albumine. Mais Hammarsten a montré que la précipitation de la sérum-globuline par 1 acide carbonique est toujours incomplète et que par l’addition d’acide acétique ou de nouvelles quantités d’eau, on continue simplement la précipitation de cette substance. D’ailleurs si le sang contenait une alcali-albumine, celle-ci serait déjà précipitée par l’acide carbonique. Or, le précipité produit par ce gaz se comporte tout à fait comme une globuline et est entièrement soluble dans l’eau salée. Là où des constatations inverses ont été faites, cette insolubilité tenait évidemment à cette particularité aujourd’hui bien connue, à savoir que la sérum-globuline, maintenue un certain temps sous l’eau perd, peu a peu, sa solubilité dans l’eau salée.

La sérum-caséine de Panum fut rangée, peu après, par Al. Schmidt (1) et par Lehmann (2), dans la catégorie des globulines, créée par Berzélius, mais pour marquer la part^que prend cette substance aux phénomènes de la coagulation, AL Schmidt lui applique le nom de substance fibrinoplas tique, tandis que Kühne lui réservait celle de paraglobuline. 11 vaut mieux, comme l’ont fait Weyl et lloppe-Seyler, adopter la dénomination de sérum-globuline, qui rappelle à la fois l’origine de la matière albuminoïde et la catégorie des matières protéiques à laquelle elle appartient : car, d’une part, la sérum-globuline n’est pas une caséine, et, d’autre part, le nom de substance fibrinoplastique est liée à une théorie de la coagulation du sang qui, dans ces dernières années, a dû se modifier considérablement. Enfin, le nom de paraglobuline est évidemment moins bien choisi que celui de sérum-globuline,

La sérum-globuline se rencontre dans le sérum sanguin, le chyle, la lymphe et dans les transsudais. On la rencontre également dans l’urine où elle accompagne très souvent la sérum-albumine.

Préparation. — On étend le sérum sanguin de dix fois son volume d’eau et on fait passer un courant d’acide carbonique, ou bien on neutralise le sérum dilué avec de l’acide acétique étendu et on soumet à la dialyse. La sérum-globuline se précipite. Mais on n’obtient pas par ce procédé la totalité de la sérumglobuline contenue dans le sérum. 11 vaut mieux saturer le sérum en nature de sulfate de magnésium à la température de 30". On filtre à la même température et on lave le précipité avec une solution saturée de sulfate de magnésium. On redissout ensuite la masse en ajoutant une quantité d’eau suffisante et on recommence la précipitation et les lavages jusqu’à ce que le filtrat ne contienne plus d’albumine (sérum-albumine). On redissout ensuite dans très peu d’eau et on soumet à la dialyse (3). A mesure que s’effectue le départ du sulfate de magnésium, la sérum-globuline se précipite (4).

(1) Al.

(2) Lel

(3) On l’emploi a plusieurs

imidt. Arcà. f. Anat. u. Physiol., 1862, p. 48.

nn, Lehrb. d. Physiol., 1862, p. 428.

iert, avec avantage, pour ces opérations de dialyse destub

i préconisé d’abord par Kiihne et que le commerce four

très de longueur (chez K. Brandegger b Ellwangen, en

ic 0”,60 de long, dont on vériQe ta qualité en le rem

les en papier parchemin dont mit aujourd’hui en pièces de Allemagne). On en découpe nplissant d’eau sous légère

(4) Hammarsten, P/îuger’s Archiv., t. XVII, p. 423. - Burkhardt a soutenu

que le sulfate

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