PO* H
NaSO. .
Il résulte de cette analyse que 100 p. de sérum ne peuvent pas contenir plus de 0,005 de phosphate de sodium PO*NVH. Ces résultats sont d’accord avec ceux de Mroczkowski (2) qui a trouvé dans le sérum de mouton 0,0092 - 0,0064; dans le sérum de veau 0,0018, et dans le sérum de sang de chien 0,0083 de phosphate bisodique. Rollet (3) fait remarquer que ces déterminations ont de l’intérêt, puisqu’elles démontrent que l’acide carbonique du sang ne saurait être combiné au phosphate de sodium, comme le croyait Fernet.
Au surplus, il est fort difficile de savoir comment ces divers composés sont groupés dans le sérum et dans le plasma, l’association des divers éléments fournis par des analyses de ce genre se faisant encore d’après des règles tout à fait arbitraires. Si le sérum est soumis à la dialyse, on constate qu’on lui soutire du carbonate de sodium (4). D’ailleurs, étant donnée la manière dont le sérum se comporte vis-à-vis de l’acide carbonique, la présence du bicarbonate de sodium dans cette humeur est infiniment probable. Enfin, cette conclusion est confirmée par ce fait que la teneur en sodium est telle que l’acide phosphorique, l’acide sulfurique et le chlore fournis par l’analyse ne suffisent pas à le saturer complètement. D’après Pribram (5) la chaux paraît exister, en partie, sous la forme de chlorure de calcium, en partie à l’état de phosphate. Enfin, il est certain que le sérum contient surtout, comme chlorure, du chlorure de sodium, et en chiffres ronds environ fis' p. 1000. Ce sel, qui forme la moitié des matériaux inorganiques du sérum, se dépose à l’état cristallin par l’évaporation du liquide. Le sang des diverses espèces animales en contient sensiblement la même proportion, et on verra plus loin que les variations alimentaires, et même l’inanition, ne modifient que très peu la proportion de ce sel, qui paraît jouer un rôle essentiel dans la physiologie du plasma sanguin. Du reste, ce sel ne paraît pas être simplement dissous dans le sérum; il y est peut-être combiné aux matières albuminoïdes, dont il est extrêmement difficile de le séparer, même par une dialyse prolongée.
De petites quantités i’ ammoniaque ont été trouvées dans le sang par Kuhne et
(1) Sertoli, loc. ait.
(2) Mroczkowski, Centralbl. f. d. med. Wissensch., 1878, p. 333.
(3) Rollet, Elut nnd Blutbewegung, in Hermann’ s Handb. d. Physiol, t. IV, 1” partie, p. 126, Leipzig, 1880.
(4) Kossel, Zeitsch. f. physiol. Chem., t, II, p. 158, 1878-79.
(5) Pribram, Ber. d. sàchs. Ges. d. Wiss., t. XXIII, p. 279, 1871.
128 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.
Strauch (1), par Briicke (2). Cette ammoniaque paraît provenir d’une combinaison facilement décomposable, qui est peut-être du carbamate d’ammonium (voy. plus haut p. H9).— Le fer relaté dans quelques analyses provenait évidemment des globules. On a décrit précédemment (p. 7) le procédé de Socin, qui permet d’obtenir du sérum exempt de fer. Hoppe-Seyler (3) ajoute qu’on en peut dire autant, probablement, d’une partie de la potasse. Lorsqu’on débarrasse avec soin le sérum de tout élément figuré, on n’y trouve plus que très peu de potassium et parfois on n’en trouve plus du tout.
Des traces de silice et de fl7/,or ont été trouvées dans le sang par divers observateurs, et sont probablement un élément constant de cette humeur.
lY. COMPOSITION QU.ANTIT.4TIYE DU SÉRUM SANGUIN.
11 convient, pour compléter cette étude qualitative du sérum, de donner un tableau d’ensemble de la composition quantitative de ce liquide. Yoici, d’abord, un tableau que nous empruntons à Hammarsten (4) et qui rend compte surtout des proportions relatives d’albumine et de globuline. Les chiffres se rapportent à 1000 parties de sérum.
Ces analyses montrent que la quantité de sérum-globuline l’emporte le plus souvent sur celle de la sérum-albumine. Ces résultats, qui ont été obtenus à
(t) Kühiie et Strauch. Centralbl. f. d. med. Wissensch., 1864, p. 561 çt 577
(2) Brtteke, Sitzungsber. der MHen. Akad., LVII, 2* part., p. 20, 1868.
(3) Hoppe-Seyler, Physiol. Chem., p. 435.
(4) Hammarsten, Physiol. Chem., p, 53, Wiesbaden, 1891.
FIBRINE
l’aide du procédé de Hammarsten (précipitation de la sérum-globuline à l’aide du sulfate de magnésium), diffèrent considérablement de ceux que l’on admettait très généralement il y a une .dizaine d’années. Dans les analyses de Heynsius (1), par exemple, la proportion du sérum-globulioe du sang d’homme, de vache, de mouton, de chèvre, de veau, de lapin, de porC, de chien, de chat et de poule variait entre 0,38 (hommes) et 2,33 p. 100 (poule).
Enfin, nous reproduisons ci-après un tableau d’ensemble donnant la composition d’un sérum sanguin de porc, de cheval et de bœuf. Ces résultats, qui sont dus à Bunge sont rapportés à 1000 parties de sérum.
CHEVAL i BŒUF
Eau . - .
Matières solides .
Matières albuminoïdes. . . .
.Autres matières organiques.
Matières inorganiques. . . .