MOYENNE
de plusieurs analyses (Bœuf)
Maly
FIBRINE
du
plasma sanguin (Cheval)
Ilammarsten.
Carbone .
Hvdrogène .
Soufre . 1
Oxygène . '
(1) D’après Green, la dissolution de la fibrine est complète, en dehors de tout phénomène de putréfaction et il se formerait deux globulines {fibro-globulines) coagulables à 56” et è 59-60”. Ajoutons que d’après Hoppe-Seyler la putréfaction transforme la fibrine en globulines (Green, Maly’s Jahresb., t. XVIII, p. 76, 1888, et Hoppe-Seyler, Physiol. Chem., p. 417).
D’après Arthus, enfin, la fibrine possède par elle-même la propriété de se dissoudre dans les solutions salines étendues. Le chlorure de sodium étendu, le fluorure de sodium bip. 100, la dissolvent lentement à 15”, abondamment à 40”, et ces solutions de fibrine présentent exactement les caractères des dissolutions de globulines. Elles sont précipitables par l’effet de la dialyse, par l’action du gaz carbonique et la dilution, par le sulfate de magnésie introduit à saturation (précipitation totale), par le chlorure de sodium à saturation (précipitation partielle). La fibrine est donc une globuline. Arthus a constaté de plus que, sous l’action de la chaleur, elle est dédoublable, comme le fibrinogène, en deux substances, l’une coagulable à 56”, et l’autre au-dessus de 64” seulement. Dans la classe des globulines, Arthus distingue donc une famille naturelle, la famille des fibrines, constituée par le fibrinogène et la fibrine, et caractérisée par le dédoublement que l’on vient de rappeler. (Arthus, Thèse de la Faculté des sciences de Paris, 1893.)
(2) A. Gautier, Cours de Chim., t. III, p. 147, Paris, 1892.
(3) Voy. K. Hasebrock et A. Hermann, Zeitschr. f. physiol. Chem., t. XI, pp. 348 et 508.
de Hammarsten (1) se rapporte à de la fibrine préparée à l’aide du plasma du
sang de cheval filtré.
Les caractères de la fibrine, surtout son état physique, varient un peu par la nature du sang qui l’a fournie, le territoire vasculaire dont provient le sang, etc. Ces différences seront signalées plus tard chemin faisant.
Notons en terminant une observation récente, faite par Dastre (2), relativement à la fibrinolyse du caillot sanguin. Lorsque ce dernier est laissé en contact avec le sang, le liquide redissout, dans l’espace de 18 heures, de 3,6 à 4,4 p. 100 (en moyenne 8,8 p. 100) de la fibrine primitivement coagulée.
Fibrine du stroma. — Landois (3) a donné ce nom à la fibrine que l’on peut ol)tenir à l’aide des globules rouges et qui paraît provenir de la fusion des stromas globulaires qui s’agglutinent et se transforment en filaments de fibrine. On reviendra sur ce phénomène à propos de la coagulation du sang. Notons simplement ici qu’aucune différence chimique appréciable n'a été saisie encore entre la fibrine du stroma et la fibrine typique; leur mode de formation seul les sépare l’une de l’autre, quant à présent.
(1) Hammarsten, Physiol., Chem., p.Sl, Wiesbaden, 1891.
(2) Dastre, Soc. de biol., t. XLV, p. 993, et Arch. de physiol , t. XXV, p. 661.
(3) Landois, Traité de Physiol., trad. par Moquin-Tandon, p. 56, Paris, 1892.
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