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Quantité du sang

Les méthodes les plus anciennes, employées pour la détermination de la masse totale du .sang sont de Valentin (1838) et d’Ed. Weber (1850); mais elles n’offrent plus qu’un intérêt historique. Le procédé le plus généralement recommandé est celui de Welker (2). Il consiste à recueillir au moyen d’une saignée une petite quantité de sang, qu’on pèse ou qu’on mesure. On saigne ensuite l’animal à blanc et, après avoir lavé tout l’appareil circulatoire par un courant d’eau salée, on hache tous les organes et on les épuise par de l’eau. Tous ces liquides sont réunis, et on détermine par un essai colorimétrique combien il faut ajouter d’eau au sang primitif pour obtenir une teinte égale à celle des liquides de lavage. Un calcul très simple permet de déterminer le volume total du sang et d’en déduire, à l'aide de la densité, le poids total. Il convient, dans cette opération, de mettre à part le contenu du tube digestif, dont le poids est défalqué du poids total de l’animal. Gscheidlen (3) a perfectionné ce procédé en traitant le sang et les liquides de lavage par l’oxyde de carbone qui transforme l’hémoglobine en hémoglobine oxycarbonique très stable et facilite considérablement l’examen calorimétrique (4). Ajoutons que l’on peut remplacer les déterminations colorimétriques par des numérations de globules. Il suffit, pour cela, de substituer à l’eau, qui dissout les globules, un sérum artificiel qui les conserve intacts (Malassez).

(1) Voici la composition du liquide recommandé par S. Ringer : On ajoute 1“ dune dissolution à 2 p. 100 de chlorure de potassium à 100" d’une dissolution de sel marin à 0,75 p. 100,, que l’on a saturée de phosphate de calcium. La solution proposée par Ludwig contient :

Eau . lOO»’

Sel marin . 0,5

Potasse (KOH) . 0,002

Peptone . 0,003

La peptone commerciale apporte avee elle les sels de ehaux néeessaires (eité d’aprè» Halliburton), Lchrb. d. chem. PhysioL, trad. ail. de Kaiser, Heidelberg, 1893, p. 270. Les

travaux de S. Ringer se trouvent dans Joum. of. PhysioL, t. III, p. 380; t. IV, p. 29 et 222- ■ t. V, p. 98; t. VI, p. 361; t. VII, p. 118 et 291; t. VIH, p. 15 et 20; t. IX, p. 79.’

(2) Welker, Zeitschr. f. rat. Med. (3), t. IV, p. 145, 1858.

(3) Gscheidlen, PhysioL Mélhod., p. 335.

(4) Pour de plus amples détails, voir Beaunis, PhysioL humaine, 2" éd., Paris, 1881 t I

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