PARTIES OU
Globules. . . .
Matières solides Eau .
SANG CONTIENNENT | HOMME j CHIEN CHEVAL
Plasma .
Matières solides.
Eau .
En ce qui concerne les rapports en volume, on peut dire que les globules forment environ la moitié du volume du sang total. C’est du moins le résultat auquel on arrive chez l’homme en soumettant le sang à l’action de la force centrifuge : les globules se déposent et on constate qu’au bout d’un certain temps de rotation, la hauteur qu’ils occupent dans le vase cylindrique employée reste constante. En se servant d’un appareil spécial (hématocinte), imaginé par lledin (1), J. Daland a trouvé chez 53 jeunes hommes, que le volume des globules varie de 44-66 pour 100 volumes de sang (en moyenne 31,6 p. 100). En combinant ces déterminations avec la numération des globules, Daland a trouvé que chaque unité du nombre qui représente le volume des globules (en centièmes du volume
(1) Le sang est dilué avec le liquide de Müller qu’emploient les histologistes, puis introduit dans un petit cylindre de 35 millimètres de long et de 1 millimètre carré de section. 11 est soumis ensuite à l’action d’une petite machine eentrifuge k main pouvant faire 8.000 tours à la minute. Au bout de 5-7 minutes les globules occupent une hauteur constante (S. Hedin, JTafy's Jahresb.. t. XIX, p. 121, 1889, et t. XX, p. 113, 1890). Daland et Gartner ont perfectionné l’appareil de Hedin. Gartner se sert comme machine d'une « toupie centrifuge », qui peut également servir à recueillir des dépèts urinaires, etc. (Daland, Fortschritte d. Med., n" 21 et 22, 1891, et Maly’s Jahresb., t. XXI, p. 80, 1891. — Gartner, Berl. klin. Woehenschr., 1892, n” 36 ; Maly’s Jahresb., t. XXII, p. 123, 1893). Ces appareils peuvent être employés aussi pour déterminer le volume occupé par les globules blancs. Ajoutons que M. et L. Blcibtrcn ont imaginé dans le .même but une méthode d’un principe tout différent qui consiste à diluer le sang (défibriné) de quantités variables de la dissolution physiologique de sel marin et à attendre que. les globules se soient déposés. Los liquides sus-jacents sont décantés et comparés au point de vue de leur densité ou de leur teneur on azote (d’après Kjeldahl). On a ainsi un moyen de calculer le volume des éléments figurés déposés. O. Lange, H. Wendelstadt et L. Blcibtreu se sont servis de cette méthode, à laquelle Hamburger adresse d’autre part des critiques graves (M. et L. Blcibtreu, P/lüger's Arch., t. XLI, p. 151, 1891. — O. Lange, ibid, t. XLII, p. 427. — Wendelstadt et L. Bleibtreu, ibid, p. 323. — Hamburger, Centralbl. f. Physiol., 1893, p. 161. Voy. aussi le récent travail de Biernacki, qui rejette absolument l’emploi de l’hématocrite. Le lecteur trouvera là toute la bibliographie relative à cette discussion non encore close i Bicrnacki, Zeitschr. f. physiol. Chem., t. XIX, p. 179, 1894).
194 ENXYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.
du sang total) correspond environ à 100.000 globules par millimètre cube de sang et que l’hématocrite peut donc remplacer, pour les recherches cliniques, la numération des globules.
Lorsque le sang se coagule spontanément, le caillot (fibrine, globules et sérum interstitiel) représente à peu près la moitié du poids total du sang, et le sérum exprimé l’autre moitié. Mais il est clair que ces rapports varient selon la marche de la coagulation, la consistance du caillot, la rapidité d’expression du sérum par le caillot en voie de contraction. Ainsi A. Gautier (1) donne comme limites pour 1.000*' de sang humain :
Caillot :
475 à 560”' contenant Sérum :
Nous donnons ci-après un tableau complet de la composition du sang humain d’après G. .Schmidt (2), en faisant observer que la méthode employée par cet auteur pour la détermination des globules devait donner des résultats trop élevés.
(1) A. Gautier, Chimie appliquée à la Physiologie, ete., Paris, 1874, t. I, p. 504.
(2) Emprunté à Bunge, Chimie biolog., trad. par Jaquet, Paris, 1891, p. 222.
t globules humides . 350 à 360*'.
( sérum interstitiel . 125 à 200»'.