‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e sectionChapitre 85 sur 273 · SASG DE LA VEINE PORTE ET DES VEINES SUS-HÉPATIQUES · texte numérisé non relu

SASG DE LA VEINE PORTE ET DES VEINES SUS-HÉPATIQUES

plus OU moins de glucose que celui des veines sus-hépatiques. Ceux qui admettent que le foie produit constamment du sucre soit aux dépens de son glycogène (Claude Bernard, Chauveau, Otto, Dastre, etc.), soit aux dépens d’autres matériaux (Seegen) soutiennent aussi que le sang des veines sus-hépatiques est constamment plus riche en glucose que le sang de la veine porte (en dehors des heures de digestion, bien entendu). C’est ce que tendent à établir les analyses comparatives de Cl. Bernard, Bleile (1), Otto (2), Seegen (3). Voici les chiffres moyens que Seegen a déduit de ses nombreuses observations :

Glucose.

Sang du cœur et des artères . 0,10-0,13 p. 100

Sang de la veine porte . 0,119 —

Sang des veines sus-hépatiques . 0,23 —

Au contraire, Pavy (4), von Mering(5), Abeles (6) et d’autres observateurs soutiennent qu’on ne peut saisir, sur ce point, entre les deux sangs aucune différence constante, que le sang des veines sus-hépatiques peut, à la vérité, être à un moment donné plus riche en sucre que celui de la veine porte, mais que ce fait est accidentel et doit être rapporté le plus souvent à l’intervention opératoire. Quant au fond même de la question, if ne saurait être discuté ici. (Voy. dans Y Encyclopédie chimique : Garnier, Chimie des liquides et tissus de l'organisme, p. 687.)

Pendant la digestion et principalement après un repas riche en hydrate de carbone, le sang de la veine porte peut devenir très riche en glucose. 11 peut même contenir d’autres hydrates de carbone (7).

En ce qui concerne les graisses, Heidenhain (8) n’a trouvé aucune différence entre le sang de la porte et celui de la carotide. On sait d’ailleurs que la voie d’absorption de la graisse se trouve du côté des chylifères et du canal thoracique. Le sang de la veine porte ne contient que des traces de peptone. D’après Wassermann (9), Neumeister (tO), il en serait même complètement exempt, môme chez un animal en pleine digestion. — Le sang des veines sus-hépatiques con-

t. XVII, p. 137, 1887. D’après Krüger la richesse en matériaux fixes et en hémoglobine du sang de la veine porte et de celui des veines sus-hépatiques est en général différent, mais sans que Ton puisse, toutefois, poser une règle quelconque sur ce point (Krüger, Zeitschr. f. Biol., t. XXVI, p. 452, 1890). — Sur la technique relative aux prises de sang dans la veine porte et les veines sus-hépatiques. (Voy. von Mering, Du Bois Reymond’s Arch., 1877, p. 407.)

(1) Bleile, Du Bois Reymond' s Arch., 1877, p. 73.

(2) Otto, Maly’s Jahresb., t. XVII, p. 438. — Otto a trouvé aussi le sang des veines sushépatique plus riche en substances réductrices non fermentescibles que celui de la veine porte et des autres vaisseaux.

(3) Seegen, Biolog. Centralbl., 1884, p. 747.

(4) Pavy, Proc. Roy. Soc., t. IX, p. 300.

(5) Von Mering, Du Bois Reymond’s Arch., 1877, p. 412,

(6) Abeles, iViener med. Jahrb., 1873.

(7) Von Mering, loc. cit. — Otto, loc. cil.

(8) Heidenhain, Pflüger's Arch., t. XLI, Supplementheft, p. 93, 1888

(9) TVassermann, Thèse de la Faculté de médecine, Paris, 1885, p. 34.

(10) Neumeister, Maly’s Jahresb., t. XIX, p. 274, 1889.

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tiendrait, d’après Gréhant et Quinquaud (1), plus d’wrée que les autres vaisseaux.

Notons encore que sur le cadavre on trouve rarement le sang des veines sushépatiques coagulé, tandis que dans les autres gros troncs veineux ce phénomène fait rarement défaut.

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