DÉRIVÉS DU CAMPHRE
IODHYDRATE DE CAMPHRE.
Formules
Équiv.
Atom.
En étudiant l’action de l’iode sur le camphre, Kékulé et Fleischer ont signalé une combinaison de camphre et d’acide iodhydrique, que l’on peut isoler par distillation sous forme d’une bouillie cristalline, déliquescente.
KITRATE DE CAMPHRE.
l Atom.
2C !0 Il i(, 0 s .Az*0 ,0
2C‘°H 16 O.Az , 0 5
Suivant Kaehler, lorsque l’on oxyde le camphre par l’acide nitrique, d’une densité de 1,57, il se forme non seulement de l’acide camphorique et d’autres acides plus oxygénés, mais encore une combinaison liquide de camphre et d’acide azotique. Lorsque l’on munit la cornue d’un récipient, on trouve au-dessus
CAMPHRES.
du produit distillé un liquide dont le poids est environ le quart du camphre sur lequel on opère.
Ce liquide, qu'on ne peut laver ou distiller sans décomposition, est privé des vapeurs acides qu’il renferme par son courant d’acide carbonique sec ; il perd alors sa couleur jaune verdâtre et devient parfaitement incolore. Son odeur est camphrée, sa saveur acide, sa consistance huileuse.
Lorsqu’on le chauffe, il ne distille que partiellement, la plus grande partie se décomposant en camphre et en vapeurs nitreuses; l’eau le dédouble en précipitant une bouillie cristalline de camphre ; l’alcool et l’éther le dissolvent sans altération. Les métaux, les oxydes métalliques, l'ammoniaque, l’aniline, le phénol, le décomposent en mettant du camphre en liberté et en enlevant l’acide nitrique. On peut l’agiter à froid avec une lessive alcaline ou une solution de carbonate de potasse sans qu’il éprouve d’altération.
L’azotate de camphre est dissous par l'acide chlorhydrique, qui prend une coloration jaune; en chauffant, il se dégage du chlore.
L’acide azotique fumant le dissout à chaud, pour l’oxyder ensuite.
L’acide sulfurique fumant le dissout également, avec une coloration brune et dégagement de vapeurs nitreuses. L'addition d'eau à ce soluté en sépare un produit huileux, épais, brun, doué d'une odeur aromatique, qui rappelle celle de la menthe.
L’azotate de camphre est évidemment une combinaison analogue à celle qui résulte de l’union de l’acide azotique avec l’essence de cannelle, combinaison qui a été signalée par Dumas et Péligot.