CHLORHYDRATE DE CAMPHRE
Le gaz chlorhydrique est absorbé par le camphre. Th. de Saussure, qui a signalé ce fait pour la première fois, a considéré le composé qui en résulte comme une combinaison à volumes égaux de gaz et de vapeurs de camphre.
Bineau a démontré que les quantités d’acide qui s’unissent à 100 p. de camphre varient suivant la pression et la température, comme l’indique le tableau suivant :
Température.
Pression.
Gaz chlorhydrique.
Ainsi, on ne peut admettre que la combinaison résulte de l’union de volumes égaux des deux composants : le rapport de 25,6 d'acide à 100 de camphre, qui répond à cette supposition, pourrait cependant se réaliser, mais seulement dans des
conditions particulières de température et de pression. D’ailleurs, l’absorption n’a plus lieu, d’après Bineau, au-dessous des pressions suivantes :
0,220 à la température de 12°
SULFITE DE CAMPHRE.
Les mêmes faits s'observent avec l’acide sulfureux.
Le camphre absorbe rapidement ce gaz pour former un liquide incolore, plus dense que l’eau, dégageant du gaz sulfureux à la température ordinaire en laissant du camphre inaltéré; la composition de ce liquide varie du reste avec la température et la pression. »
L’hypoazotide s’unit au camphre de la même manière; il en résulte un liquide faiblement jaunâtre qui dégage à l’air des vapeurs rutilantes, et que l'eau décompose immédiatement avec dépôt de camphre.
Le bioxyde d’azote est sans action, mais si l’on fait intervenir l'oxygène de l’air, la composition précédente prend naissance (Bineau).
Enfin, si l’acide sulfureux s'ajoute à l’hypoazotide, on voit se former un composé blanc, crisallin, très déliquescent, qui se dépose peu à peu, mais qui se décompose avec la plus grande facilité en dégageant des vapeurs rutilantes. Au contact de l’eau, ce corps abandonne du bioxyde d'azote, laisse déposer du camphre, tandis que le liquide contient de l’acide sulfurique et de 1 acide azoiiqu c (Bineau).
CAMPHRE FI.UOBORÉ.
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En faisant passer du fluorure de bore sur du camphre pulvérisé et chauffé Landolph a obtenu une combinaison cristalline qui résulte de l’union de ces deux corps.
Le camphre fluoboré est peu stable. En tubes scellés, vers 200°, il dégage de l’oxyde de carbone, de l’éthylène, du propylène, etc.; il se forme une notable quantité d’acide borique.
Le liquide qui prend naissance daus cette décomposition peut être séparé en deux parties par la distillation : la portion qui bout entre 160 et 200° contient du cymène; celle qui passe vers 500° paraît être constituée par des carbures polymérisés.
Le fluorure de bore se comporte d’une manière analogue avec certains aldéhydes.
CAMPHRES.
C'est ainsi qu’il se combine directement avec l’essence d’amandes amères pour former une substance cristallisée. (Landolph.)