Laurent, Rev. scient., t. XIX, p
QUINONS,
Dichlorodianilidoquinon.
( Équiv. . . . C s# H“Cl»Az*0*.
formules j Atom c i8 H'*Cl ! Az‘0* = (AzH.C 8 H 5 ) ! C e Cl*0«.
Pour préparer ce composé, il suffit de faire bouillir le chloranile avec de l’aniline, en présence de l’alcool. (Hesse, Hofmann, Knapp et Schultz.)
Il est en lamelles d’un brun noir, sublimables sans décomposition, à peine solubles dans l’eau bouillante, se dissolvant assez bien à chaud dans la benzine et l'acide acétique.
L’acide sulfurique le dissout avec une coloration d’un bleu violacé ; mais, à 100°, il y a formation d’un acide sulfoné, insoluble dans l’eau.
Il est très soluble dans la potasse ; bouilli avec une dissolution concentrée, il dégage de l’aniline et il se forme un sel acalin, dont l’acide est insoluble dans l’eau.
Les corps réducteurs le transforment en dichlorodianilidohydroquinon.
Suivant Schmitt et Andresen, le dichlorodianilidoquinon prend naissance lorsqu’on traite par l’aniline une solution alcoolique de trichloroquinon-chlorimide ; le mélange se colore fortement et laisse déposer des feuillets jaunes, que l’on purifie par des lavages à l’alcool et par des cristallisations dans la benzine. Ainsi préparé, ce corps est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool et dans l’éther ; il se dissout dans l’acide sulfurique avec une coloration bleu foncé.
Dichloroquinon-diorthoxy élhylanilide.
Formules i ft( > uiv -C“IPC1’(K
( Atom. . . . G îî H so Cl s O s = C 8 Gl i O ! [AzH.C fl H‘O.C*H s ] î .
Schmitt et Andresen ont obtenu ce corps en remplaçant dans la préparation précédente, l’aniline par l’o-amidophénétol ; on opère d’ailleurs exactement de la même manière.
11 cristallise en prismes d’un brun foncé, brillants, fondant vers 200° pour donner une huile brune. 11 se comporte comme le précédent vis-à-vis des dissolvants.
OXYQUINON.
Formules j ? uiv ’
( Atom.
C 1J H‘0 8 =C 12 H s 0‘(H , 0 ! ) C»H‘0 3 =C e H ! O s (OH).
Ce
a été donné par Malin au corps qui se forme dans l’attaque de l’acide
rufigallique par la potasse. Cet acide devrait perdre de jl’acide carbonique pour engendrer du quinon :
C**1I*0 8 — C*O k = C ,! IPO*.
Suivant Malin, il se dégage seulement de l’oxyde de carbone :
C u H 4 0 8 — (?O s = C'EM)".
A 6 p. d’acide rufigallique on ajoute 15 p. de potasse caustique additionne d’un peu d'eau, puis on chauffe jusqu'à ce qu’il se produise un abondant dégagement d’hydrogène. On étend d'eau, on sursature par l’acide sulfurique et on agite avec de l'éther, véhicule qui abandonne à l’évaporation des cristaux que l’on purifie par cristallisation dans l'eau.
On obtient ainsi un corps cristallisé, soluble dans l'alcool et dans l’éther, à réaction acide, réduisant les sels d’argent et les solutions alcalines de cuivre.
Comme les corps réducteurs ne peuvent le transformer en quinon, on doit conserver quelques doutes sur sa véritable nature.
En oxydant l’o-anisidine, Miilhauser a obtenu un corps qu’il a appelé métoxy quinon, répondant à la formule d’un éther méthylique de l'oxyquinon, C 2 H 8 (C 12 H*0®) • en atomes, ’
Cir'0.C 6 H'0\
Pour préparer ce corps, on ajoute à 500 grammes d’eau 80 grammes d’acide sulfurique, 14 grammes d’anisidine, puis, après refroidissement, 35 grammes de dichromate de potassium ; l’oxydation terminée, on épuisse la masse noire par l'éther, véhicule qui abandonne des cristaux foncés, qu’on ne peut guère avoir suffisamment purs que par sublimation.
Le métoxyquinon est alors en aiguilles jaunes, fusibles à 158°, et doué d’une odeur piquante rappelant celle du quinon.
L’étude de ce corps est à reprendre.
ACIDE TANiNOMÉLANIQUE.
Formule, j J®!;
Lorsqu’on fait bouillir l'acide gallolannique avec un excès de potasse, au contact de l’air, le liquide se colore en brun et contient alors de l’acide tannomélaniq ue (Büchner). On sursature le produit par l’acide acétique, on l’évapore au bain-marie et on épuise le résidu par l’alcool pour en extraire l’acétate de potassium, ainsi q ll0 l'acide galliquc non transformé. On reprend ce qui reste par l'eau, on ajoute de l'acide acétique et on précipite par un excès d’acétate de plomb. Il se précipite un sel plombique, d’un brun noir, qui paraît répondre à la formule
5C“H 3 Pb0« + 2(PbH0‘).
Si l’on admet que l’acide correspondant au sel plombique renferme C ls H*0 6 , on trouve que l’acide tannomélanique dérive de l’acide gallique par fixation de deux équivalents d’oxygène, avec élimination d’une molécule d’eau et d’une molécule d’acide carbonique :
En oxydant une solution alcoolique d’aldéhyde salicylique, il se forme un acide noir, acide mélanique, dont l’analyse conduit à la formule. C 1! H 4 0* (Piria.)
D10XYQU1N0K.
Formules ) ^ u *' - ( Atom.
C 8 H*O 4 =(OH) ! .C‘H ! 0 s .
Ce corps n’est pas connu à l’état de liberté, mais on a décrit plusieurs de ses dérivés, notamment les corps ci-dessous.
Éther diméthylique.
Équiv. . . .
Atom. . . .
cw- S GM1! ( C ‘ W >
t il u ( CSHJ C 8 I1 8 0 4 = (CH r, 0) , .C li H ! 0 ! .
Corps obtenu par Ilofmann en soumettant à l’oxydation lctlier diméthylique du propylpyrogallol ou l’acétate de l’éther diméthylique du pyrogallol. (Ilofmann.)
Il cristallise en aiguilles jaunes et donne par réduction un composé ayant pour formule, C l8 H 10 O 8 , cristallisant en aiguilles rouges.
Le dérivé dibromé, C 16 H e Br s 0 8 , en atomes
C 8 H 6 Br î O t = (CII r> 0) , .C°Br î 0 3 , cristallise en aiguilles rouges, fusibles à 175°. (Hofmann.)
Dichlorodioxyquinon.
Formules
Équiv.
Atom.
Ci'H'CW+H'O 1 .