C 4 H*(II*0*) (H*0*) — H* = C*H*(H
Mais ce nouveau dérivé est encore un alcool monoatomique, une seule fonction alcoolique ayant été modifiée. C’est donc à la fois un alcool et un aldéhyde, par conséquent un aldéhyde-alcool. En effet, ce corps se combine en général avec les acides en formant des éthers doués de caractères aldéhydiques.
S’agit-il d’un alcool-phénol, comme l’alcool salicylique,
ce corps peut être modifié de la même manière dans sa fonction alcoolique, c’est-àdire perdre une molécule d’hydrogène pour engendrer un aldéhyde-phénol, l’aldéhyde salicylique,
À leur tour, les aldéhydes-alcools, ainsi que les aldéhydes-phénols, en tant qu’alcools et phénols, sont susceptibles d’engendrer des éthers en se combinant aux acides ou aux alcools. Tel est le cas de Vanisal ou aldéhyde méthylparoxybenzoïque, qui est un aldéhyde-éther.
La fonction acide peut s’allier à la fonction aldéhydique. Par exemple, le glycol forme l’acide glycolique,
mais ces dérivés trouvent plutôt leur place parmi les acides organiques.
Lorsqu'il s’agit d’un alcool ou d’un phénol polyatomique, on conçoit que la molécule puisse être modifiée de deux ou trois manières différentes, de telle sorte que le corps qui en résulte est doué d'une triple fonction. Ainsi l'aldéhyde méthylprotocatécliique ou vanilline est à la fois un aldéhyde, un éther méthylique et un phénol :
C ,6 I1 8 0* = G u H’(0*-) (C’IPO’XIPO*).
Aux acides aldéhydiques se rattachent des dérivés analogues, dont les fonctions sont très complexes. Par exemple, l’acide aldéhydovanillique est tout à la fois acide, phénol, éther phénolique et aldéhyde.
Les exemples qui précèdent suffisent pour démontrer combien les corps aldéhydiques à fonction mixte sont nombreux et multipliés. On ne signalera ici que les plus importants et les mieux connus, et leur classification sera fondée sur leurs fonctions chimiques, définies comme il vient d’être dit. On laissera de côté les aldéhydes acides et les aldéhydes à fonction mixte, comme les glucoses, qui trouvent naturellement leur place dans d’autres séries organiques.
Les aldéhydes mixtes de la formule C ïn ll Sn ~ 8 0 4 résultent de l'oxydation par l’acide chromique des alcools-phénols de la formule C Sn fI Sn6 0‘. C’est ainsi que la saligénine ou alcool salicylique engendre l’aldéhyde salicylique ;
C u H'0* -f-O s — IPO’-hC'WO*.
On les obtient encore synthétiquement en faisant réagir le chloroforme sur une dissolution alcaline phénolique :
CW + CniCl 5 -+- ANallO 4 = C“Il*Na0‘ -f 5NaCl -h 51P0 3 .
Ces aldéhydes-phénols possèdent les caractères généraux des aldéhydes : ils se combinent aux bisulfites alcalins, à l’ammoniaque et aux bases organiques, à la manière des aldéhydes proprement dits ; l’amalgame de sodium les transforme en alcools correspondants, tandis que les agents oxydants fournissent des acides de la formule
(]SnJJ2n-8QH, etc.
11 existe pour ces aldéhydes des isoméries de position, ortho, meta et para.
En général, les orlho-aldéhydes se différencient des para-aldéhydes par une plus grande solubilité dans l’eau et par une moindre solubilité dans l’alcool. Ils passent aisément à la distillation, alors que les dérivés para se font remarquer par leur fixité. Ils donnent avec les bisulfites des combinaisons fort peu solubles, surtout en présence d’un excès d’ammoniaque, tandis que les para-aldéhydes engendrent avec le bisulfite de sodium des composés très solubles, se dissolvant dans l'ammoniaque sans coloration.
Tous ces aldéhydes-phénols se combinent aux bases, à la manière du phénol luimème, pour former des sels alcalins qui présentent une assez grande stabilité. Leurs sels alcalins font la double décomposition avec les anhydrides et les iodures
ALDÉHYDES A FONCTION MIXTE, alcooliques. Tandis que les dérivés acides sont facilement saponifiables par les alcalis, les dérivés alcooliques sont d’une grande stabilité ; car ils ne perdent leur radical alcoolique que lorsqu’on les chauffe fortement avec les acides.
Ces nouveaux dérivés sont parfois très intéressants et conduisent à des synthèses remarquables; par exemple, ceux qui résultent de l’action du chlorure ou de l’anhydride acétique. Les aldéhydes-phénols sont susceptibles de donner naissance à trois catégories de dérivés acétiques :
1" Un corps dérivant de la fonction aldéhyde seule, ayant pour formule :
C“H**(H»0*)0».CW.
11 joue encore le rôle d’un phénol diatomique.
2° Celui qui résulte de l’éthérification du phénol, dont la formule rationnelle est la suivante :
C*-II ! ' c (C‘H‘0‘)(0»).
Ce composé est un aldéhyde-acide.
3“ Enfin un troisième composé dans lequel les deux fonctions ont pris part à la réaction cl qui se comportera comme un éther :
Les corps de la deuxième espèce sont seuls susceptibles d’engendrer des coiimarines.
On vient de voir que les aldéhydes à 4 équivalents d'oxygène peuvent être engendrés à l’aide des phénols monoatomiques, du chloroforme et d’une lessive de soude : en prenant pour point de départ les phénols diatomiques, C 2n lI Su-6 0\ on obtient semblablement dos dérivés à 6 équivalents d’oxygène :
C <l H 9 0* -+- C*HG1* H- 3NaHO s = 3NaCl -4- 2H*0* -!- C U H*0 8 .
Ces nouveaux dérivés sont transformés par oxydation dans leurs acides correspondants; ils réduisent les solutions des métaux précieux, se combinent avec les sulfites alcalins, donnent avec le perehlorure de fer des colorations caractéristiques, etc., etc.
Voici l’énumération des principaux aldéhydes à fonction mixte :
Aldéhydes-alcools.
Aldéhyde glycolique.C‘I1‘0‘
Aldol.C 8 H 8 0‘
Furfurol.C l0 ll v 0‘.
Aldéhydes-phénols.
Orlho-oxybenzaldéhyde.C“H 6 0*
Méta-oxybenzaldéhyde.C H H 6 0 4
Para-oxybenzaldéhyde.C“H*0‘
Aldéhydes.C ,B iI 8 O t
Aldéhydes. .... G u H°0 8
Aldéhydes.C ,6 I1 8 0 8
Aldéhydes.C 2l, Il Sn - 10 0 8
Aldéhydes-éthers.
Aldéhyde anisique.C 16 I1 8 0‘
Aldéhyde pipéronyhque.C l0 U 6 O®
Aldéhyde mélhylprotocatéohiquc.G 18 I1 8 0 6