‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 11 sur 419 · Ann. de phys. et de chim., [2], LV, p · texte numérisé non relu

Ann. de phys. et de chim., [2], LV, p

3. On écrivait alors l’aeide acétique, C4fl303, HO (on l’appelait acide acétique monohydraté),

et les acétates, C4H303, MO.

Éther chlorhydrique . C4H50,H0+HCl=GlHaCl+2H0

Chlorure de potassium . KO,HO -+- HCl = KC1 -f- 2110.

( 4 vol. hydrogène bicarhoné.

' | 2 vol. vapeur d’eau.

^ 1 vol. vapeur d’éther.

- — * ’ ^ i vol. vapeur d’eau.

, , ( 1 vol. vapeur d’éther.

1 vol. vap. d ether acétique, j { ^ vapeur d.acidc.

1 vol. vapeur d’éther.

1 vol. vapeur d’alcool.

Un volume de vapeur d’acide remplace un égal volume de vapeur d’eau.

Jusqu’alors on ne connaissait que l’alcool éthylique. Cependant Chevreul1, au cours de ses recherches sur la saponification des corps gras, avait découvert dans le blanc de baleine, combiné à un acide gras, un corps nouveau, l’éthal, que sa formule et le rôle qu’il joue vis-à-vis des acides gras lui avaient fait assimiler à un alcool. Cette assimilation fut confirmée par Dumas et Péligot2, qui reproduisirent avec lui divers composés nouveaux et notamment des éthers semblables à ceux de l’alcool ordinaire.

En même temps3, ces deux savants découvraient dans les produits de la distillation du bois un corps analogue à l’alcool, non seulement comme l’éthal par ses propriétés chimiques, mais encore par ses propriétés physiques. Ils formèrent avec lui des éthers et de plus un aldéhyde, un acide et un carbure correspondant terme pour terme à ceux de l’alcool ordinaire.

La découverte de l’alcool amylique4 faite par Cahours dans les résidus de la fermentation vineuse, et l’étude de ses dérivés, carbure, éther simple, éthers composés, aldéhyde, acide, etc., donna à la théorie des éthers une confirmation éclatante.

Enfin, quelques années plus tard, la découverte des alcools polyatomiques vint couronner cette œuvre, et lui donner une extension immense. Berthelot opéra la synthèse des corps gras naturels, démontra qu’ils sont les éthers de la glycérine, et que ce nouvel alcool, possédant trois fois l’atomicité de l’alcool ordinaire, peut former trois sortes d’éthers, soit avec les acides minéraux ou organiques, soit avec les alcools.

Peu de temps après, Würtz découvrait les alcools diatomiques ou glycols, traits d’union entre les deux classes d’alcools alors connues.

A dater de cette époque les travaux sur les éthers se multiplient : la voie est toute tracée et les raisons d’analogie font découvrir non seulement des alcools tétratomiques, pentatomiques et hexatomiques avec tous leurs dérivés, mais encore dans chaque classe d’alcool, particulièrement dans les alcools mono et diatomiques, plusieurs séries de corps homologues dont les dérivés se correspondent terme à terme.

1. Recherches sur les corps gras d’origine animale , p. 171 (1825).

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