ÉTHER DE L'ACIDE BUTYRIQUE NORMAL
Il bout à 178°, 6 sous la pression de 760mm (Schumann). Densité à 0° = 0,882.
On le prépare comme le suivant.
ÉTHER DE L’ACIDE ISOBUTYRIQUE
Préparation. — On mélange 528 grammes d’alcool isoamylique et 756 grammes d’isobutyrate de potassium sec, on ajoute peu à peu et en refroidissant 588 grammes d’acide sulfurique; on sépare l’éther par affusion d’eau, on le dessèche et on le soumet à la distillation fractionnée. (Pierre et Puchot.)
Propriétés. — Il possède une odeur de pomme de reinette. Il bout à 170°, 3 sous la pression de 760mm (Pierre et Puchot) ; à 168° (Schumann). Densité à 0° = 0,8769, à 15°=0,852. Indice de réfraction = 1,402.
ÉTHER ISOAMYLISOVALÉRIQUE
Form.
Éq. : (C10H10)Ci0H100*.
At. : C5HU. C5H1002.
Syn. : lsovalérate d'isoamyle.
Préparation. — 1. On chauffe au bain-marie 3 parties d’isovalérate de
sodium sec avec un mélange de 2 parties d’alcool amylique et de 2 parties d’acide sulfurique : on précipite l’éther formé par affusion d’eau, on le déshydrate et on le rectifie. (Piesse.)
2. On mélange 540 grammes d’alcool amylique avec 850 grammes d’acide sulfurique étendu de son volume d’eau ; dans ce liquide, refroidi par de la glace et du sel, on ajoute 250 grammes d’eau et on projette peu à peu 675 grammes de bichromate de potasse pulvérisé. Il se forme simultanément de l’aldéhyde et de l’acide valérique avec de l’éther amylvalérique. Le produit brut étant refroidi, on sépare la couche huileuse surnageante et on isole l’éther amylvalérique par des distillations fractionnées, après avoir enlevé l’acide valérique en l’agitant avec une liqueur alcaline. (Pierre et Puchot.)
Sous l’influence de la chaleur, l’aldéhyde valérique se polymérise et son point d’ébullition s’élève constamment; il est donc très difficile d’appliquer efficacement la distillation fractionnée à un pareil mélange ; il vaut mieux l’agiter d’abord avec une solution alcaline pour enlever l’acide valérique, puis avec une solution saturée de bisulfite de sodium qui forme avec le valéral une combinaison cristallisée ; la partie liquide, séparée du valéral-sulfite de sodium, est alors lavée à l’eau, séchée sur du chlorure de calcium fondu, et enfin rectifiée. (E. L.)
Propriétés. — Cet éther possède une odeur de fruits rappelant celle de la menthe. 11 bout sous la pression normale à 187°-188° (Kopp), à 190° (Pierre et Puchot). Densité à 0° = 0,874; à 10°= 0,866 à 20°= 0,858 ; à50° = 0,833; à 100° = 0,787. (Pierre et Puchot.)
ÉTHER ISOAMYLCAPROIQUE
Form.
Éq. : (C“HM)C**HM0*.
At. : C»Hu.C*II“0*.
Syn. : Caproale d’isoamyle.
C’est un produit accessoire de la préparation de l’acide caproïque (isobutylacétique) par le cyanure d’amyle. On neutralise l’acide caproïque brut par du carbonate de sodium et on ajoute de l’eau ; le caproate alcalin reste en solution et l’élher amylcaproïque vient surnager ; on le déshydrate sur du chlorure de calcium fondu et on le rectifie. (Brazier et Gossleth.)
Il est moins dense que l’eau ; il bout à 211°.
ÉTIIER ISOAMYLCAPRIQUE
Form.
Êq. : (C10Hi0)CS0H!0O4.
At. : C5Hli.C10fl1002.
Syn. : Éther amyldécylique. Caprate d'isoamyle.
Cet éther existe en abondance dans l’eau-de-vie de marc ; on le retire des
queues de distillation de ces eaux-de-vie dont il forme la plus grande partie.
11 est plus léger que l’eau. Il bout vers 275°-290° en se décomposant partiellement. (Grimm.)
Les éthers suivants se préparent comme les éthers correspondants de la série éthylique, c’est-à-dire en faisant passer un courant d’acide chlorhydrique dans la solution de l’acide dans l’alcool isoamylique. Pour les purifier, on agite la couche éthéro-alcoolique qui se sépare avec un peu de chaux éteinte et d’éther ordinaire afin d’enlever l’acide en excès; la solution est ensuite exposée à une température de 100° pour expulser l'éther et l’alcool isoamylique ; enfin le résidu est mis à cristalliser dans l’alcool éthylique bouillant. On obtient ainsi les éthers suivants :
ÉTHER ISOAMYLMARGARIQUE OU PALMITIQUE1 (G10Hi0)GS2H3î04. — Substance molle, non cristallisée, fusible à -+- 13°, 5 (Duffy), à +9° (Berthelot), soluble seulement dans l’alcool bouillant et dans l’éther.
ÉTHER ISOAMYLSTÉARIQUE (C10I110)C56H3604. — Masse molle, semi-visqueuse, fusible à 25°, soluble seulement dans l’alcool et l’éther bouillants. (Duffy.)
ÉTHER ISOAMYLARACHIQUE (C10H10)C40H4004. — Il cristallise sous forme d’ écailles fusibles à 44°, 8 — 45°. (Caldwell.)
ÉTHER ISOAMYLMÉLISSIQUE (C10Hl0)C60fI6004. — Il cristallise en aiguilles blanches, brillantes, solubles dans l’alcool bouillant, l’éther, le chloroforme, la benzine, et fusibles à 69°. (Pieverling.)
ÉTHERS AMYLBENZOIQUES
j Éq. : (G10H10)CltH604.
I At. : C'H^CW
ÉTHER IS0AMYLBENZ0IQUE (de l'alcool amylique de fermentation).
Formation. — On chauffe en vase clos l’éther éthylbenzoïque soit avec l’alcool isoamylique à 220°-240°, soit avec l’éther amylacétique à 300° (Friedel et Crafts). Il se forme dans le premier cas de l’alcool éthylique et de l’éther amylbenzoïque, et dans le second de l’éther amylbenzoïque et de l’éther éthylacétique.
Préparation. — On distille un mélange à parties égales d’alcool amylique et d’acide sulfurique avec un excès de benzoate de potassium; on agite le
t. Voir la note relative à l’acide margarique : Éther ithylmargarique.
produit distillé avec une solution alcaline et on le déshydrate avec du chlorure de calcium fondu. (Riecker.)
Propriétés. — C’est un liquide huileux, bouillant à 260°, 7 sous la pression de 745m“ (Kopp), à 261° sous la pression de 760mm. (Troost.)
Densité à 0° = 1,0059 ; à 19°, 4 = 0,9925°. (Kopp.) Densité de vapeur = 6,69. (Théorie =6,65). (Troost.)
ÉTHER AMYLBENZOIQUE TERTIAIRE (de l'éthyldiméthylcarbinol).
Préparation. — On décompose le benzoate d’argent délayé dans l’éther par une quantité équivalente d’iodure d’amyle tertiaire, en ayant soin de maintenir la température à 0°. On filtre le liquide éthéré, on chasse l’éther par distillation et on rectifie aux environs de 240° ; on agite ensuite le produit distillé d’abord avec une liqueur alcaline, puis avec du chlorure de calcium fondu, sans rectifier de nouveau. (Würtz.)
Propriétés. — C’est un liquide incolore, très mobile, bouillant vers 240°. Densité à 0° = 1,007. (Würtz.)
ÉTHER AIYIYLTHI0BENZ0IQUE
Cet éther (C10H10)C14H6S5Oa se prépare comme l’éther éthylthiobenzoïque au moyen du chlorure de benzoïle et du mercaptan amylique :
CUH5C103 -f- (C10Hi0)II2S2 = (C10HI0)Cl4H6S2O2 + HCl.
C’est un liquide oléagineux, insoluble dans l’eau, bouillant à 271°, mais avec décomposition partielle. (Tüttscheff.)
ÉTHER ISOAMYLCYANIQUE
Form.
I Éq. : C'°H‘°(C2HAz02).
j At. : C3H“.CAzO.
Syn. : Isocyanate d'amyle de Cloëz.
On le prépare comme ses homologues inférieurs éthyliques et méthylique. Mais, dans ce cas particulier, les produits secondaires de la réaction sont très abondants et rendent sa purification difficile. (Cloëz.)
Il a été peu étudié. Il bout aux environs de 200°, avec décomposition partielle. (Hoffmann et Olshausen.)
ÉTHER ISOAMYLSULFOCYANIQUE
Form.
Éq. : C10H10(C2HAzS!).
At. : OII“.CAzS.
Préparation. — On le prépare comme l’éther éthylsulfocyanique : soit en distillant du sulfocyanate et de l’isoamylsulfate de potassium ou de calcium (Ossian Henry) ; soit en chauffant à 100°-150° de l’iodure d’isoamyle additionné d’alcool isoamylique avec un sulfocyanate alcalin. (Schlagdenhaufen.) Propriétés. — Il bout vers 200°. Densité à 20° = 0,905.
ÉTHER ISOAMYLOXALIQOE ACIDE
l Éq. : (C*»H10)C*Hs08 I At. : CTBPMMIÔ*
Syn. : Acide isoarmjloxaliqne.
Préparation. — Un mélange de 2 molécules d'acide oxalique sec et de 1 molécule d’alcool isoamylique est abandonné à lui-même pendant quelques jours, puis porté pendant une demi-heure environ à 100°. 11 se forme deux couches; la couche inférieure est une solution aqueuse saturée d’acide oxalique et renfermant un peu d’acide amyloxalique ; la couche supérieure est un mélange d’acide amyloxalique et d’éther amyloxalique. On la laisse refroidir afin de laisser déposer l’acide oxalique qu’elle peut tenir en dissolution, puis on la sature à chaud par du carbonate de calcium, l’amyloxalate de chaux cristallisé par refroidissement. On le dissout dans l’eau, on le traite par une quantité calculée d’acide sulfurique et on évapore la liqueur filtrée dans le vidé sec. (Balard.)
Propriétés. — C’est un liquide huileux, très-instable, que l’eau bouillante décompose très rapidement.
Il forme des sels qui cristallisent en lames nacrées, grasses au toucher; ils sont très-peu stables et leurs solutions doivent être évaporées dans le vide. Le sel de chaux dont on vient de voir la préparation a pour formule; (G10H10) C4HCa08 -f-H-O2 ; il sert à préparer les autres par double décomposition.. Le sel d’argent a pour formule (C10Hi0)C4HAg08 ; la lumière le décompose. (Balard*.):
ÉTHER ISOAMYLOXALIQUE NEUTRE
r Éq. : (C10H10)2C*H208.
| At. : (C'H^W
Syn. : Oxalate d'isoamyle.
Il prend naissance dans les équilibres qui s’établissent entre l’éther diéthyloxalique et l’alcool isoamylique, à la suite du déplacement partiel de l’alcool éthylique par l’alcool amylique, lorsqu’on chauffe ces deux corps à la température de 220°-250° en vases clos (Friedel et Grafts). (V. Généralités et Éther éthyloxalique.)
Préparation. — La liqueur huileuse provenant de l’opération précédente et dont on a retiré l’amyloxalate de chaux est soumise à la distillation fractionnée à la température de 260°-265°(Balard). Lorsqu’on ne l’a pas ainsi préalablement séparée de l’acide amyloxalique, elle fournitentre 155° et 165° un liquide renfermant une graûde quantité d’éther amylformique provenant de la décomposition de l’acide amyloxalique, puis le thermomètre monte rapidement à 260°-265° et il distille presque exclusivement de l’éther amyloxalique neutre. (Cahours et Demarçay.)
Propriétés. — C’est un liquide bouillant à 265° ; sa densité est de 0,968 à 11°. L’eau le dédouble facilement en acide oxalique et alcool amylique. L’ammoniaque aqueuse le décompose en alcool amylique et oxamide ; l’ammoniaque alcoolique ou le gaz ammoniac sec en alcool amylique et oxamate d’amyle. (Balard.)
Dérivés de l’éther amyloxalique.
Cet éther, traité par le zinc-méthyle (ou mieux par l’iodure de méthyle en présence de zinc), fournit l’éther méthylique de l’acide diméthoxalique C8H8(C411![CSHS]206), lequel représente de l’acide oxalique dans lequel O8 est remplacé par (C8H5)8.
De même, la réaction du zinc-éthyle donne naissance à l’éther éthylique de l’acide diéthoxalique ClîH12Oe=CtHî[G*Hsj806, qui représente de l’acide oxalique dans lequel O2 est remplacé par (C4HS)8 ; et celle du zinc-amyle (ou, ce qui revient au même, celle de l’iodure d'amyle en présence du zinc), donne naissance à l’éther amylique de l’acide diamyloxalique C24H2406 = C41P[C10H11]806. (Franckland et Duppa.)
ÉTHER MÉTHYLAMYLOXALIQUE
On soumet à la distillation sèche un mélange d’amyloxalate et de méthylsulfate de potassium :
(C10H10)C‘HK08 + (C2H2)S2HK08 = (CsH*)(G10H10)C4H208 H- S2K208.
(Chancel.)
Élher métliylamyloxa-
ÉTHER ÉTHYLAMYLOXALIQUE
On prépare ce corps comme le précédent avec l’étliyloxalate et l’amylsulfate de potassium :
(C4H4)C4HK08 -f- (G10H10)S2HK08 = (C4H4)(C10H10)C4H208 + S2K208
Éther éthylamyloxa-
(Chancel.)
ÉTIIER ISOAMYLSUCCINIQUE
Form.
Éq. : (G10H10)C8H808.
At. : (G5H11)sG4H404.
Syn. : Succinate d’isoamyle.
On le prépare comme l’éther éthylsuceinique.
Il bout à 290° (corr.) sous la pression de 728mm. Densité à 13° = 0,9612. (Guareschi Del-Zanna1.)
ÉTHER ISOAMYLSÉBACIQUE
l Éq. : (GloH10)2G20R18O8.
I At. : (G5H11)2G10H16O4
On le prépare en chauffant avec de l’acide sulfurique un mélange d’alcool isoamylique et d’acide sébacique.
Il bout à 366°. Sa densité à 18° est égale à 0,951. (Neison.)
ÉTHER ISOAMYLTÉRÉPHTALIQUE
Form.
Éq. : (C10H10)2C16H608.
At. : (C5H11)2G8H404.
Syn. : Éther isoamylparaphtaliqu
On le prépare comme l’éther éthylique, en faisant réagir sur l’alcool iso-
1. Guareschi Del-Zanna, Berichte der deut. Chem. Gesell., XII, p. 1699.
amvlique le chlorure de paraphtalyle, ou sur l'iodure isoamylique le paraplitalate d’argent.
Ses propriétés sont peu connues. 11 cristallise dans l’alcool en houppes nacrées, fusibles à la température du corps. (Warren de la Rue et H. Muller.)
§ VI