‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 195 sur 419 · Bruylants, Deut. Chem. Gesell., t. XI, p · texte numérisé non relu

Bruylants, Deut. Chem. Gesell., t. XI, p

l’odeur du chlorhydrate de tèrébenthène son isomère ; comme lui, il se combine au bichlorhydrate de tèrébenthène en le liquéfiant. Il fond à 132°. (Kachler.) D’après Riban, il fond à 145° dans une atmosphère de gaz chlorhydrique, puis se sublime et présente alors la composition théorique; le point de fusion donné par Kachler serait celui d’un corps partiellement dissocié par la chaleur et renfermant une certaine portion de eamphène qui abaisse le point de fusion. Suivant son mode de préparation, il est doué ou non de pouvoir rotatoire, la chaleur et les acides énergiques détruisant cette propriété. Il est très soluble dans l’alcool, plus encore dans l’éther.

Chauffé à 100°, en vase clos, pendant plusieurs jours, avec 50 fois son poids d’eau, il se décompose totalement en acide chlorhydrique et en bornéo-camphène C20H16, accompagné d’une petite quantité de bornéol. (Riban.)

Distillé sur de la chaux vive, il fournit du bornéène liquide C20H16 et un peu de eamphène. (Cachler.)

Traité en solution alcoolique par l’amalgame de sodium, il donne du camphène; ce corps prend aussi naissance en même temps que l’hydrocamphène C20H1S quand on fait réagir le sodium sur une solution bouillante d’éther campholchlorhydrique dans le benzol. (Kachler et Spitzer.)

ÉTHER CAMPHOLBROMHYDRIQUE

Form.

Éq. : (C20Hl6)HBr.

Af. : C10H17.Br.

On le prépare, comme l’éther campholchlorhydrique, avec le bornéol et l’acide bromhydrique. (Kachler.)

Il fond à 74°-75°. Ses autres propriétés sont analogues à celles de l’éther campholchlorhydrique.

ACIDE CAMPHOLCARBONIQUE

Form.

Éq. : (C20H16)C2H206.

At. : C10H17.CH05.

Syn. ; Acide bornéolcarbonique.

On ne le connaît qu’à l’état de sel de sodium (C20H16)C2HNa06.

Préparation du sel de sodium. — Le campholcarbonate ou bornéolcarbonate de sodium sert d’intermédiaire pour la préparation du bornéol pur. Pour l’obtenir, on fait passer un courant d’acide carbonique sec dans le mélange de camphre et de bornéol sodés dissous dans le toluène, mélange obtenu, comme on l’a vu plus haut, par l’action du sodium sur le camphre. Il se forme un camphocarbonate ou camphorocarbonate de sodium et un campholcarbonate

ou bornêolcarbonale de sodium, par fixation directe d’acide carbonique sur le camphre et sur le bornéol sodés.

Après avoir sursaturé la solution par l’acide carbonique, on l’étend de son volume d’eau ; on agite vivement, puis, après séparation du toluène, on décante la solution aqueuse qui renferme le mélange de campbolcarbonate et de camphocarbonate alcalins et on l’acidule par l’acide acétique : le campholcarbonate de sodium, qui est très instable, se décompose suivant l’équation

(C20H16)C2HNaO6 -+- C*H*0* = C204 + CilI3NaOi 4- C^IPO2,

tandis que le camphocarbonate de sodium, beaucoup plus stable, reste dans les eaux mères d’où on peut le précipiter en les acidulant légèrement par l’acide chlorhydrique. (Baubigny.)

Pour isoler le bornéolcarbonate de sodium, on dissout 5 grammes de bornéol dans 20 grammes de toluène, on fait dissoudre dans ce liquide, par petits fragments, 1 gramme de sodium, et, dans cette solution portée à 130°, on fait passer un courant d’acide carbonique ; le sel se sépare par refroidissement. (Gachler et Spitzer.)

Propriétés. — C’est un sel cristallin, très soluble dans l’eau; cette solution se décompose spontanément au bout de très peu de temps en acide carbonique et bornéol ; additionnée d’un acide, même faible, la décomposition est immédiate. On ne peut pas extraire l’acide de ce sel .

ÉTHER CAMPHOLCARBONIQUE NEUTRE

J Éq. : (C!0H16)2C2H2O6 ! At. : C10H17.C05

Préparation. — Haller l’a rencontré dans les résidus de la préparation du bornéol cyané. Après avoir fait passer un courant de cyanogène dans une solution de bornéol sodé faite dans le toluène, chassé le toluène par distillation, et épuisé la masse visqueuse par de l’eau bouillante qui dissout le bornéol cyané, on obtient un résidu qu’on traite par l’alcool bouillant ; celui-ci laisse déposer par refroidissement l’éther carbonique du bornéol que l’on purifie par une deuxième cristallisation semblable.

Propriétés. — • Il cristallise en paillettes blanches, très-légères, ayant la forme de tables hexagonales, solubles dans l’alcool bouillant, le chloroforme, la benzine, l’éther, l’acide acétique cristallisable. 11 fond à 215° et se sublime sans décomposition. Son pouvoir rotatoire varie avec celui du bornéol qui a servi à le préparer. Par ébullition avec la potasse alcoolique il se dédouble en acide carbonique et bornéol. Chauffé à 100° avec l’acide azotique étendu, il s’oxyde avec formation de camphre ordinaire. (Haller.)

ÉTHER CAMPHOLFORMIQUE

Form.

Éq. : (C20H16)C2H204.

Ai. : G10H17.CH02.

On le rencontre à l’état naturel dans l’essence de valériane. Il est liquide et bout à 225°-230°. (Bruylants.)

ÉTHER CAMPHOLACÉTIQUE

l Éq. : (C2«H16)C4H40'.

( At. : C10H17.C2H30

Préparation. — 1. On fait réagir l’éther campholchlorhydrique sur l’acétate d’argent à la température de 70°. (Kachler et Spitzer.)

2. Sur le mélange de camphre et de bornéol sodés résultant de l’action du sodium sur le camphre (voir plus haut), on verse peu à peu de l’acide acétique anhydre ; la réaction est très énergique ; on la régularise en refroidissant le vase où elle s’opère, et quand elle est calmée, on l’achève en chauffant quelques instants à 100°. On traite la masse pâteuse par l’eau qui dissout l’acétate de sodium et on distille le liquide qui se sépare en recueillant ce qui passe à 215°-230° ; cette portion est soumise à de nouveaux fractionnements pour enlever le camphre (il ne se forme pas de camphre acétique) et le bornéol, car on ne peut recourir dans ce cas à l’action du sodium. (Baubigny.)

3. On chauffe, en vase clos, à 150° pendant huit à dix heures, 3 parties de bornéol et 2 parties d’acide acétique anhydre. Le contenu des tubes est précipité par l’eau, l’éther acétique séparé est lavé à l’eau, desséché sur du chlorure de calcium fondu et rectifié. (De Montgolfier.)

Propriétés. — C’est un liquide insoluble dans l’eau, mais qui finit au bout d’un temps assez considérable par se prendre en une masse de cristaux ; ceux-ci fondent à -f- 24°. (Montgolfier.) Ge corps bout à 221° (Kachler et Spitzer), à 226° corr., (Baubigny), à 227° (Montgolfier). Chauffé à 125°-130° avec la chaux sodée, il régénère le bornéol et l’acide acétique. Son pouvoir rotatoire varie dans des limites très étendues avec le bornéol qui a servi à le préparer. 11 paraît même se former, suivant les conditions de préparation, des isomères optiquement différents. (Montgolfier.)

ÉTHER CAMPHOLISOVALÉR1QUE

Form.

Éq. : (C2°H16)C10H100‘.

At. : C10H17.C3H902.

Il existe à l’état naturel dans l’essence de valériane. (Bruylants.) C’est un liquide bouillant à 255°-260°.

ÉTHER CAMPHOLSTÉARIQUE

Form. |

Éq. : (C20H,6)C36H360*.

At. : C10H17.C18H3302.

Préparation. — On chauffe l’acide stéarique et le camphol pendant huit ou dix heures, en tubes scellés, à 200°. Le contenu des tubes est traité par un peu de chaux éteinte et d’éther (il faut opérer avec célérité) ; la solution éthérée est évaporée au bain-marie, et le résidu exposé pendant plusieurs jours dans une étuve chauffée à 150° jusqu’à disparition complète d’odeur, de façon à volatiliser tout le boméol en excès. (Berthelot.)

Propriétés. — C’est un liquide qui finit par se prendre, au bout d’un temps plus ou moins long, en une masse cristalline peu soluble dans l’alcool froid, très soluble dans l’alcool chaud et dans l’éther. Il est très peu stable.

ÉTHER CAMPHOLBENZOIQUE

l Éq. : (C20Hl6)C14H°04.

| At. : C10H17. C7H502

Préparation. — On chauffe l’acide benzoïque avec le camphol en tubes scellés, pendant huit ou dix heures, à 300°. Le contenu des tubes est broyé avec une solution de carbonate de potasse, de façon qu’il ne rougisse plus la teinture alcoolique de tournesol, et ensuite épuisé avec de l’éther. La solution éthérée est décolorée au moyen du noir animal, filtrée et privée par évaporation de l’excès de bornéol, comme on l’a fait pour l’éther campholstéarique. (Berthelot.)

Propriétés. — C’est un liquide huileux sans propriétés bien nettes; il est peu stable.

TU

ÉTHERS DES ALCOOLS C2nH2n-402

Cette série ne renferme aucun alcool connu.

§ IY

ÉTHERS DES ALCOOLS C2nH2,1-602

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