‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 226 sur 419 · ÉTHER MONOCHLORHYDRIQUE. C8H6(II!02)(HC · texte numérisé non relu

ÉTHER MONOCHLORHYDRIQUE. C8H6(II!02)(HC

Préparation. — On fait réagir l’acide hypochloreux sur le diéthylidène provenant de l’action de la potasse alcoolique sur l'iodure butylique secondaire. Le produit brut de la réaction est traité par l’acide sulfureux pour détruire l’excès d’acide hypochloreux, et distillé pour séparer le mercure qui aurait pu entrer en dissolution (en agitant le chlore avec l’oxyde jaune de mercure dans la préparation de l’acide hypochloreux) : il faut avoir soin de séparer préalablement une huile insoluble dans l’eau qui est un chlorure de butylène. La monochlorhydrine distille avec de l’eau; on l’en sépare par des rectifications. On peut aussi précipiter le mercure par le carbonate de potasse, neutraliser l’excès de celui-ci par de l’acide nitrique, et extraire la monochlorhydrine par l’éther que l’on chasse ensuite par distillation.

Propriétés. — L’action de l’amalgame de sodium donne naissance à l’alcool butylique secondaire. (Lieben.)

ÉTHER DICHLORHYDRIQUE. C8H6(HC1)*.

C’est le bromure de diéthylidène C8H8C12 bouillant à 158°. (Voir Carbures d'hydrogène, p. 275.)

ÉTHER DIACÉTIQUE. C8H6(C4H404)2.

On le prépare comme le glycol diacétique au moyen du bromure de butylène ordinaire.

Il bout vers 200°. (Wurtz).

III. ÉTHERS DE L’ISOBUTYLGLYCOL PRIMAIRE TERTIAIRE ÉTHER MONOCHLORHYDRIQUE. C8H6(H202)(HC1).

Il prend naissance, comme le composé correspondant du butylglycol bisecon-

daire, par fixation d’acide hypochloreux sur l’isobulylène obtenu au moyen de la potasse alcoolique et de l’iodure d’isobutyle.

Il bout à 128°-130°; il fournit à l’oxydation par l’acide azotique un acide chloroisobutyrique bouillant à 190° environ avec décomposition partielle- (Henry.)

ÉTHER DIBROMHYDRIQUE. CsH6(HBr)2.

C’est le bromure d’isobutylène bouillant à 148°-149°. (Voir Carbures d’hydrogène, p. 275.)

§ IY

ÉTHERS DES AMYLGLYCOLS

On ne connaît que ceux de l’amylglycol découvert par Wurtz et dérivé de l’amylène ordinaire ou triméthyléthylène.

ÉTHER MONOCHLORHYDRIQUE. C10H8(H202)(HC1).

Formation. — 1 . Il se forme par l’action de l’acide chlorhydrique sur l’amylglycol correspondant, mais sa séparation est très difficile. (Bauer.)

2. On peut l’obtenir en agitant fréquemment, pendant plusieurs semaines, de l’amylène avec de l’eau oxygénée en solution chlorhydrique et aussi concentrée que possible. On l’extrait de ce mélange au moyen de l’éther. (Carius.)

Ciofpo + 2H02 + HCl = Ci0H8(H202)(IICl) H- H202

Préparation. — A une solution d’acide hypochloreux renfermant 1 à 2 p. 100 de cet acide avec un peu d’oxyde de mercure pour empêcher le dégagement de chlore, on ajoute peu à peu de l’amylène pris en quantité équivalente ; on agite fréquemment le mélange; la combinaison est terminée quand l’odeur d’acide hypochloreux a disparu. On filtre, on précipite par l’hydrogène sulfuré le mercure dissous, on neutralise par le carbonate de soude et on enlève le glycol monoehlorhydrique en épuisant le liquide au moyen de l’éther. Celui-ci est chassé par distillation et le résidu, déshydraté par exposition dans le vide sec, est rectifié. (Carius.)

Propriétés. — C’est un liquide peu mobile, incolore, assez soluble dans l’eau. Il bout à 155° environ. Traité par la potasse, il donne l’oxyde d’amylène C10H1002.

ÉTHER DINITRIQUE. C10H8(AzOsHO)2.

On le prépare comme le propylglycol dinitrique. (Henry.)

ÉTHER CHLORHYDRONITRIQUE. C10H8(HCl)(AzOs,II°) .

On le prépare comme le propylglycol chlorhydronitrique. (Henry.)

Les deux corps précédents ne peuvent être distillés sans décomposition.

ÉTHER DIACÉTIQUE. C1°I18(C‘H404)S.

Préparation. — On fait réagir peu à peu le bromure d’amylène sur l’acétate d’argent délayé dans l’acide acétique cristallisable; cette réaction s’effectue à la température ordinaire en dégageant une quantité de chaleur considérable. On distille en recueillant tout ce qui passe au-dessus de 200°.

Propriétés . — Il se décompose facilement au contact des alcalis en amylglycol et acide acétique. On l’obtient presque toujours mélangé de l’éther monoacétique, ainsi que l’indiquent les analyses des produits bouillant à 200°. (Wurtz.)

ÉTHER ACÉTOCHLORHYDRIQUE. C10H8(HG1)(C4H104).

On fait réagir directement l’acétate de chlore sur l’amylène, comme on l’a fait pour l’élhylglycol chlorhydroacétique de Scliiitzemberger et Lippmann.

En soumettant le produit brut de la réaction à la distillation fractionnée dans le vide (à la pression de 4mm), on sépare trois liquides qui offrent une composition se rapprochant des formules C10ll8(lICl)(ClR4O4) — C10H8(HC1)(C4H3C104) — C10H8(IIC1)(C4H'3C1204), et qui bouillent sous cette pression ; le premier à 85°, le deuxième à 102°, le troisième à 140°. (Prudhomme.)

ÉTHER DIBENZ0IQUE. Ci0H8(CuH804)!.

On le prépare comme le propylglycol dibenzoïque.

Il forme de grandes lames incolores, brillantes, solubles dans l’alcool et l’éther, et fusibles à 125°. (Mayer.)

ÉTHERS DES HEXYLGLYCOLS

On n’a préparé jusqu’à présent que trois liexylglycols, savoir : L’hexylglycol dérivé du bromure d’hexylène normal. (Wurtz.) Le dihydrate de diallyle. (Wurtz.)

La pinacone.

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