II. ÉTHERS DES GLYCOLS NON SATURÉS
ÉTHERS DU GLYCOL CROTONYLÉNIQUE
En faisant bouillir l’érythrite pendant 6 heures avec 2 à 3 fois son poids d’acide formique (D = 1,185), puis distillant à 190°-200° pour chasser l’excès d’acide formique, on obtient un résidu qui se prend par refroidissement en une masse radiée dont la composition se rapproche de celle de la diformine de rérythriteC8H2(ÏI202)2(G2H!04)2. C’est en réalité un mélange de plusieurs formines dont une seule a été isolée, c’est la tétraformine C6H2(C2H204)4 , fusible à 150°. Celle-ci, soumise à une température de 210°-220°, se décompose en un grand nombre de produits qui sont : l’oxyde de carbone, l'acide carbonique, l’érythrite C8H‘°08, un de ses anhydrides l’érythrane CsH80°, un isomère de l’aldéhyde crotonique C8II602, le crotonylène C8H6, et la monoformine C8H4(R202)(C2H204) d’un nouveau gly col, le crotonylène -glycol C8H804 = C8H4(H202)2.
Ce glycol fournit :
Une monoformine. — C8H4(H202)(C2H204) bouillant vers 192°-193°, dont
nous avons indiqué plus haut la préparation et qui donne par saponification le erotonylène-glycol.
Une diacétine CsH*(CHD04)* obtenue au moyen du erotonylène-glycol et de l'acide acétique anhydre, et qui bout à 202°-203°. (Henninger.)