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ÉTHERS FORMÉS PAR LES AC1BES ORGANIQUES

Les éthers monacides prennent naissance lorsqu’on chauffe aux environs de 200°, l’acide organique avec un excès de glycérine ; les éthers diacides, quand on intervertit les proportions, c’est-à-dire lorsqu’on emploie un excès d’acide; enfin les éthers triacides ou saturés, lorsqu’on chauffe l’éther monacide ou diacide avec un excès d’acide. En réalité, les éthers diacides et triacides s’accompagnent généralement dans les réactions qui leur donnent naissance et leur séparation, comme nous l’avons déjà dit plus haut, est fort délicate. Pour les purifier, on sature l’acide non combiné par un alcali et on agite aussitôt avec de l’éther qui dissout le glycéride et l'abandonne par évaporation ; celte manipulation est particulièrement délicate avec les éthers de la deuxième catégorie qui sont très aisément décomposables.

Les formines se préparent par un procédé indirect.

Les glyeèrides renfermant à la fois des acides minéraux et des acides organiques s’obtiennent en faisant réagir un chlorure acide sur la glycérine ou sur l’épichlorhydrine.

Les éthers triacides ou saturés constituent les corps gras du règne végétal et du régne animal. Leur représentation par voie synthétique a fixé la constitution et l’atomicité de la glycérine.

Les éthers formés par les acides gras les plus pauvres en carbone sont liquides et peuvent être distillés sans décomposition. Ceux que forment les acides les plus élevés dans la série sont cristallisés ; ils fondent à des températures basses, mais ils se décomposent à la distillation en donnant naissance à de l’acroléine provenant de la régénération de la glycérine en l’absence d’eau, et à des produits qui varient suivant la nature de l’acide combiné à la glycérine.

Les glyeèrides à acides organiques jouissent des propriétés chimiques générales des éthers : la saponification des corps gras naturels par l'eau surchauffée, par les alcalis, par les acides, ne sont qu’un cas particulier d’une propriété commune aux éthers en général.

MONOFORMINE CW((ffl*p*)(B*0*)*.

Lorsqu’on chauffe de la glycérine avec de l’acide oxalique, il s’opère un phénomène de réduction dont nous avons déjà exposé en détail le mécanisme à propos de l’action de l’acide oxalique sur les alcools *. Dans le cas particulier qui nous occupe, l’acide formique qui a pris naissance aux dépens de l’acide oxalique se combine à la glycérine pour former une monoformine, laquelle, sous l’influence de l’eau se dédouble entre 100° et 180° en acide formique qui distille et en glycérine. Avant que la température ait atteint 190°, on arrête la réaction ; on épuise le produit refroidi par l'éther, on chasse celui-ci par évaporation et on distille le résidu dans le vide à 165°. Cette réaction peut s’écrire de la façon suivante :

C6H2(H202)3 -+- CW = C!0‘ -F- C6H2(C2Hs04)(W)2 + H!02.

La monoformine est un liquide incolore, qui, distillé dans le vide passe à 165°, et qui, distillé sous la pression ordinaire, se décompose en acide carbonique, eau et alcool allylique.

(Tollens et Ilenninger.)

DIFORMINE C6H2(CW}s(H202).

Lorsque, dans l’opération précédente, on élève la température au delà de 190°, l’acide formique lui-même se décompose : il se dégage de l’acide carbonique et l’hydrogène se fixant sur la glycérine donne de l’alcool allylique.

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