Acides non saturés
L’éthérification des acides non saturés suit une marche entièrement analogue. La limite suit les mêmes lois et est représentée par des données numériques presque égales et comprises entre 69 et 74 ; il en est de même de la vitesse initiale absolue, mais la différence entre les acides primaires et secondaires,
secondaires et tertiaires est plus accentuée, ainsi que
le fait voir
le tableau
suivant :
Vitesse initiale
absolue.
Limite.
[ Acide hydrosorbique C12H1004. . .
Acides primaires ) — phénylacétique C16HsO'1 . . .
( — phénylpropionique CI8H1004 .
Acides secondaires) Acide crotoni5ue ^ .
/ — cinnamique C18H804 .
I Acide éthylerotonique C12H10O4 . .
1 — sorbique C12H804 .
Acides tertiaires | — benzoïque Gl4H604 .
j — paratoluylique C16H804 . . .
( — Cuminique C20H1204 .
L’éthérification des acides aromatiques est gouvernée par les mêmes lois que
celle des acides des autres séries.
ACIDES POLYBASIQUES
Les acides polybasiques (succinique, pyrotartrique normal, pyrotartrique ordinaire) présentent des vitesses initiales et des limites presque identiques avec celles des acides monobasiques saturés possédant le même nombre d’atomes de carbone qu’eux. Si on les compare entre eux, on voit que l’isomérie p’exerce pas son influence sur la limite, mais seulement sur la vitesse initiale, celle-ci étant plus grande chez les acides primaires que chez les acides secondaires, et chez ceux-ci que chez les acides tertiaires, où elle est fort petite.