‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 330 sur 419 · Éther disiéthylique trinitré (C2Hs)sC1sHs[Az04]s · texte numérisé non relu

Éther disiéthylique trinitré (C2Hs)sC1sHs[Az04]s

On dissout, dans l’acide acétique bouillant le dérivé dinitré, on mélange cette solution refroidie avec son volume d’acide azotique fumant et l’on verse goutte à goutte dans ce liquide bien refroidi deux parties d’acide sulfurique pour une partie d’acide azotique employée. On étend d’eau la liqueur, et l’on fait cristalliser les flocons qui se déposent dans l’alcool bouillant. Ce dérivé est en aiguilles prismatiques fusibles à 100°-'101°. (Ilabermann.)

ÉTHER MONOÉTHYLIQUE (C*H*)G«H«0*.

On le prépare en chauffant l’hydroquinone avec la potasse et l’iodure d’éthyle.

Aiguilles soyeuses, fusibles à 66°, volatiles à 246°-247°, solubles dans l’eau chaude, l’alcool, l’éther. (Wichelhaus.)

Traité en solution éthérée par l’acide azotique, il fournit un dérivé mononitré (C4H*)C»H3[Az04]04 fusibles à 85°. (Weselski et Benedikt.)

ÉTHER DIÉTHYL1QUE (C4H4)2C12H604.

On chauffe l’éther monoéthylique précédent avec de l’iodure d’éthyle et de la potasse.

Il fond à 72°.

On obtient pareillement, en chauffant la trichlorohydroquinon et la têtrachlorohydroquinone avec de la potasse et de l’iodure d’éthyle, les dérivés trichloré (C4H4)2C12H5C1501 et tétrachloré (C4H4)2C“II2Cl4Ol de cet éther.

Le premier fond à 68°, 5 ; le second à 112°. Ce sont des composés peu stable. (Graebe.)

L’éther diéthylique mononïtré (C4H4)sC12H3[Az04]04 se prépare en dissolvant l’éther diéthylique dans 4 à 5 parties d’acide acétique, et en additionnant cette solution de son volume d’acide azotique (D = l,25).

Il forme de longues aiguilles fusibles à 49°.

L’éther diéthylique dinitré (C4H4)2C12H4[AzO4]204 se prépare comme le précédent, mais en employant l’acide nitrique concentré (D = 1,36). Il existe sous deux modifications isomêriques que l’on sépare en mettant à profit leur inégale solubilité dans l’alcool : l’une, très peu soluble dans l’alcool, fond à 176° ; l’autre, beaucoup plus soluble, est fusible à 130°.

L’éther diéthylique trinitré (C4H4)2C12LIs[Az04]304. On l’obtient par le procédé qui sert à préparer l’éther diméthvlique trinitré. Les deux isomères dinitrés donnent le même dérivé trinitré fusible à 135°. (Nietzki.)

ÉTHER MONOSULFURIQUE C12I12(H!02)(S2H208).

On ne le connaît qu’à l’état de sel de potassium G1?H!(Hî0!)(S2HK08).

Celui-ci se prépare comme le dérivé correspondant de la résorcine, mais on

n’a pu isoler dans cette réaction le sel de l’éther disulfurique. Il cristallise en tables rhombiques. (Baumann.)

DIÉTHYLCARBONATE D'HYDROQUINONE /

On l’obtient comme le composé correspondant dérivé de la résorcine.

Il cristallise en longues aiguilles qui fondent à 100° et distillent à 310°. Un ébullition prolongée le décompose.

(Bender — Wallach.)

ÉTHER DIACÉTIQUE C^H^CHUO'f .

On le prépare en chauffant l’hydroquinone avec l’anhydride acétique ou avec le chlorure d’acétvle.

Prismes fusibles à 123°-124°. Une ébullition prolongée avec l’eau le décompose en acide acétique et hydroquinone. (Hesse — Nietzki.)

On prépare de même les deux éthers suivants.

ÉTHER D1PR0PI0NIQUE C12Hs(C6H601)2.

Cristaux foliacés fusibles à 113°.

ÉTHER DIBENZOIQUE C12H2(CuH604) .

Aiguilles soyeuses fusibles à 109°.

§ IY

ÉTHERS DE L’HOMOPYROCATÉCÏÏINE

Syn. : Créosol. — Méthylhomopyrocatéchine,

Formation. — Ce corps existe dans les portions de la créosote qui distillent à 210°-2200; il existe également dans les produits de la distillation sèche de la résine de gaïac. Le corps décrit sous le nom d’hydrure de gaïacyle est un mélange de deux éthers monométhyliques homologues : le gaïacol ou méthylpyrocatéchine, et le créosol ou méthylhomopyrocatéchine.

Sa constitution a été établie par Hlasiwetz.

Préparation. — On dissout dans son volume d’éther la portion de la créosote qui distille à 218°-220°, et on l’additionne d’une solution alcoolique très concentrée de potasse. Il se précipite un sel potassique ayant pour formule (G2H8)C14fl6K20* ; on le recueille et on le décompose par l’acide sulfurique

étendu ou l’acide oxalique. L’huile qui se sépare est lavée à l’eau, séchée par un courant d’hydrogène sec, et rectifiée. (Hlasiwetz et Barth.)

Propriétés. — C’est une huile d’une odeur aromatique; sa densité à 13° est de 1,0894; il bout sans décomposition à 219°-220° lorsqu’on opère à l'abri de l’air dans un gaz inerte. Il est peu soluble dans l’eau, soluble en toutes proportions dans l’alcool, l’éther, etc.

11 colore les persels de fer comme le fait le gaïacol ; il réduit à chaud les sels d’argent à l’état de miroir ; il dissout en abondance le chlorure de calcium fondu, ce qui empêche d’employer ce sel à sa dessiccation. Traité par l’acide iodhydrique gazeux ou fondu avec la potasse, il régénère l’homopyrocatéchine. Traité par le perchlorure de phosphore il paraît donner l’éther méthylique parachloré du métacrésylol.

(Hlasiwetz — Tiemann et Koppe.)

Combinaisons avec les métaux. — Le créosol, en vertu de sa fonction phénolique restée libre, se combine aux métaux alcalins pour former des sortes d’alcoolates.

La combinaison ammoniacale est très instable ; c’est ce qui permet de séparer le créosol du gaïacol, dont la combinaison correspondante est au contraire très stable.

11 se combine au potassium en deux proportions.

1° Le dérivé potassé (GsH2)CuII7K04.(CsH2)CuH804-+-H!0s cristallise en aiguilles solubles dans l’éther et l’alcool ; il se dissout dans l’eau, mais en se décomposant. On le prépare en dissolvant le potassium dans le créosol ou dans la créosote chauffés à 90° ; le produit cristallin qui se forme par refroidissement est purifié par cristallisation dans l’éther chaud.

2° Le dérivé potassé (C2H-)CuiI7KO‘ cristallise en aiguilles feutrées solubles dans l’eau et dans l’alcool. On l’obtient facilement en mélangeant une solution alcoolique concentrée de potasse avec de la créosote ou du créosol qu’on a dissous dans la moitié de leur volume d’éther ; comme il est peu soluble dans l’éther il se précipite.

Les combinaisons avec le sodium n’ont jamais été obtenues cristallisées.

La Combinaison monobarytique (C2lP)CIiH7BaOt + 3H202 s’obtient comme la combinaison monopotassique en dissolvant la baryte caustique dans le créosol ou dans la créosote.

Ces composés, chauffés dans un courant d’hydrogène à 80°-90°, perdent leur eau de cristallisation.

(Hlasiwetz.)

ÉTHER DIMÉTHYLIQUE (CTP)2CuH804 — CuII4(Cs!H02)2.

Syn. : Mélhylcréosol. — Diméthylpyrocatéclnne.

Il existe, comme son homologue inférieur le créosol, dans la créosote de hêtre.

Préparation. — On dissout le dérivé potassique du créosol dans l’alcool

ÉTIIERS.

m éthylique, on chauffe cette dissolution à 100° avec un excès d’iodure de méthyle et l’on distille. L’huile qui se sépare lorsqu’on additionne d’eau le produit distillé est agitée avec de la potasse pour enlever l’excès de créosol potassé, puis enfin rectifiée.

Propriétés. — C’est un liquide incolore, bouillant à 216°; il est insoluble dans l’eau et les alcalis étendus, soluble dans l’alcool et l’éther. Il ne colore pas les persels de fer. Oxydé par le permanganate de potasse, il fournit de l’acide diméthylprotocatéchique fusible à 174°. (Tiemann et Mendelshon.)

ÉTHER MÉTHYLÉTHYLIQUE (C2H5)(.C*Ht)CwH80‘.

Syn. : Éthylcréosol.

On l’obtient eomme le précédent en faisant réagir le créosol potassé sur l’iodure d’éthyle.

C’est un liquide dont les caractères ne sont pas bien nets. (Hlasiwetz.)

ÉHTER MÉTHYLACÉTIQUE — CUH4(C21I402)(C4H404).

Préparation. On chauffe pendant trois heures environ, dans un appareil à reflux, du créosol avec un excès d’anhydride acétique ; on verse le produit de la réaction dans l’eau et l’on rectifie l’huile qui se dépose.

Propriétés. — C’est un liquide huileux, bouillant à 246°-248°. Oxydé par le permanganate de potasse il donne de l’acide vanillique. (Tiemann et Mendelshon.)

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