‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 47 sur 419 · C«H*(H*0*)*4- 5HI = G‘H6(HI) 4- 5H · texte numérisé non relu

C«H*(H*0*)*4- 5HI = G‘H6(HI) 4- 5H

Glycérine. Iodure

d’isopropyle.

G*H*i(H*0*)* 4- 7HI = C8H'(HI) 4- 4H*0S4-3I*.

Érythrite. Iodure

de butyle secondaire.

CTH*(H*0*)64- HUI = Ci3H1*(HI)4- 611*0* -y- 51*.

Mannite. Iodure d’hexyle

secondaire.

Lorsque l’acide iodhydrique est en excès, et que l’on chauffe à 280°, l’éther formé est décomposé avec mise en liberté d’iode et formation d’un carbure forménique correspondant à l’alcool.

CTI*(HI) 4- HI = C*H6 4- I*.

Iodure Hydrure

d’éthyle. d’éthylène.

C8H8(HI) -h HI = C8H10 - 1*.

Iodure Hydrure

de de

butyle. butylène.

Les éthers des autres acides minéraux donnent lieu à la même réaction : celle-ci étant précédée par le dédoublement de l’éther en acide et éther iodhydrique, conformément à la réaction générale exercée par un excès d’hydracide.

Les éthers des acides organiques donnent, consécutivement au même dédoublement, deux carbures forméniques correspondant l’un à l’acide, l’autre à l’alcool générateur.

C41‘(C8H80’*) 4- 8111 = CTI0 4- C‘II)0 4- 2H*0* 4- 4P.

Éther éthyl- Hydrure Hydrure

butyrique. d'éthylène, de butylène.

Nous citerons comme méthode particulière de réduction l’action du suifhydrate d’ammoniaque sur les éthers nitriques.

La nitroquercite, la nitromannite, traitées par le sulfhydrate d’ammoniaque chargé de soufre et dissous dans l’alcool, régénèrent l’alcool correspondant en donnant lieu à un dégagement d’ammoniaque.

Sous la même influence, les éthers des phénols nitrés se transforment en éthers des amido-phénols.

C*H*(C‘*H3[Az0l]0*)4-3AzH*SHS=3AzH3 4- 3S*4- 2H*0* 4- C*H*(CTHs[AzH*]0*). Nitroanisol ou éther Sulfhydrate Amrao- Soufre. "iauT" ^"ÂnîsîdineWéther''

méthyl-phènique d’ammoniaque, niaque. méthylique de l’amtdo-

nitré. phénol.

Oxygène. — L’oxygène libre ou naissant agit sur les éthers comme sur les alcools et dans les mêmes conditions. Sous l’influence d’actions oxydantes

peu énergiques, l’acide est mis en liberté et l’éther donne les produits d’oxydation de l’alcool; quelquefois c’est l’acide qui s’oxyde et qui, se combinant à l’alcool, donne un nouvel éther : tel est le cas de la formation des éthers sulfureux par oxydation des éthers sulfhydriques ou sulfoeyaniques. Sous l’influence d’actions oxydantes énergiques, l'acide peut aussi s’oxyder pour son propre compte, et l’on obtient des produits d’oxydation dérivés de l’acide et de l’alcool.

L’oxydation peut s’effectuer par l’acide chromique, l’acide nitrique, l’acide chlorochromique, le bioxyde de manganèse et l’acide sulfurique, le permanganate de potasse, le chlore humide, les hydrates alcalins, etc.

Chlore. — Le chlore agit sur les éthers d’une façon plus ou moins énergique. En opérant dans des conditions convenables, c’est-à-dire à l’obscurité ou à la lumière diffuse ou directe, à froid ou à chaud, ou sous l’influence combinée des deux agents chaleur et lumière, on peut obtenir une série régulière de composés substitués.

Deux cas sont à considérer :

1° Dans les éthers d’hydracides, l’éther chlorhydrique, par exemple, le chlore déplace l’hydrogène équivalent par équivalent et donne des produits de plus en plus chlorurés, dans lesquels, suivant la loi des substitutions, la somme du chlore et de l’hydrogène demeure constante. En agissant sur les éthers bromhydrique ou iodhydrique, de même que sur les éthers sulfhydriques, le chlore déplace le brome, l’iode ou le soufre, et forme de l’éther chlorhydrique sur lequel il réagit alors, comme nous venons de le dire.

2° L’action du chlore sur les éthers à d’oxacides et notamment sur les éthers d’acides organiques, donne lieu à une réaction beaucoup plus complexe.

La substitution du chlore à l’hydrogène s’effectue bien suivant la loi ordinaire ; mais les éthers qui renferment le carbone sous deux formes subissent la substitution chlorée dans l’un ou l’autre des groupes qui les constituent, quelquefois dans tous les deux : il en résulte toute une série de corps métamères qui se distinguent les uns des autres par l’action qu’exercent sur eux les alcalis en les scindant en corps différents. En un mot, le chlore agit sur eux comme il agirait snr chacune des molécules dont l’union constitue l’éther, en donnant des composés de deux sortes, dérivés l’un de l’alcool, l’autre de l’acide; et même pour les termes de substitution un peu avancés, le type chimique disparaît, l’édifice primitif est détruit ; on observe, par exemple, que l’éther éthylformique et l’éther mélhylacétique, qui ont la même formule brute, mais une constitution différente, donnent comme produit ultime de chloruration un composé identique ayant pour formule C6C160\

Le brome donne lieu à des produits de substitution formés d’une manière analogue, mais son action est moins générale et surtout moins connue.

Mélaux. — I. Les éthers d’hydracides sont attaqués par un certain nombre de métaux : deux sortes de réactions peuvent se produire.

1° L’élément halogène est éliminé à l’état de combinaison avec le métal, et le radical alcoolique ainsi isolé se soude à lui-même pour former un carbure condensé :

Éther méthyliodhydrique.

Zns = 2ZnI — C*I1S.

Ilydrure.

d’éthylène.

2 §p[ + Zn2

Éther éthyliodhydrique.

2ZnI

Hydrure de butylène.

2 C6H3I Na2 = 2NaI + C12H)0.

Éther allyl- Diallyle.

iodhydrique.

Si les deux molécules d’éther sont différentes, au lieu d’être identiques, la même réaction se produit entre les deux résidus alcooliques qui se soudent ensemble :

Éther mé- Ether butylthyl-iodhy- iodhydrique.

drique.

Zn2 = 2ZnI 4- C10H12.

^Ilydrure”' d'amvlène ou de méthylbutylène.

CTFf + C8H9I 4- Zn2 = 2ZnI 4- C12IIU.

Éther éthyl- Éther butyl- Hydrure

iodhydrique. iodhydrique. d’hexylène

ou d'éthylbutylène.

Ces carbures peuvent être envisagés comme provenant de la substitution, soit d’un carbure forménique à une molécule d’hydrogène II2 dans un autre carbure forménique, soit d’un radical alcoolique à un atome d’hydrogène d’un carbure saturé; ou bien encore comme résultant de la soudure de deux radicaux alcooliques.

C8H'° — C‘H° + C4IIG — II2 = C41I‘(C*I1«) = C*HS(C4H5) .

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