‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 48 sur 419 · C10H12 : ■ C2H‘ 4- C!H10 — II2 = C2H2(C8II10) = C2H5(C8H · texte numérisé non relu

C10H12 : ■ C2H‘ 4- C!H10 — II2 = C2H2(C8II10) = C2H5(C8H

Ces réactions s’effectuent tantôt à l’aide du sodium à la température ordinaire, tantôt en chauffant les éthers avec de la poudre de zinc en vase clos à 150°.

l°ôis. Dans certains cas, la réaction du zinc sur les éthers à hydracide a lieu dans un autre sens. Il y a mise en liberté non plus; d’un carbure unique, mais de deux carbures correspondant à l’éther ou aux éthers employés : l’un est saturé, l’autre ne l’est pas.

2 C4W 4- Zn2 = 2ZnI+C4H14-C*Hli.

Éther Éthy- Hydrure

Ethyl- lène. d’éthy-

iodliydrique. lène.

2“ L’élément métallique se substitue à l’élément halogène et il se forme un radical organo-mètallique :

2C4H5I + 2 Z a2 = 2ZnI 4- (C4Hs)2Zn2.

Éther éthyl- Zinc-éthyle,

iodhydrique

2C4H3I 4- 2Sn2 = 2SnI 4-

Éther éthyliodhydrique.

(C4H5)2Sn2

Stannéthyle.

Ces réactions s’opèrent en chauffant l’éther iodhydrique soit avec le zinc pur, ou mieux allié au sodium, à la température de 100°, soit avec l’étain en poudre, pendant vingt heures, à 170°.

II. Les éthers des oxacides, et principalement les éthers des acides organiques de la série grasse, sont attaqués par le sodium ; il se forme dans des conditions spéciales des dérivés sodés particuliers chez lesquels s’est opérée une fusion plus intense entre le carbone de l’alcool et celui de l’acide. Ces dérivés sont des éthers d’acides-acétones ; ils sont remarquables parce qu’ils ont conduit à des synthèses très importantes. Nous en citerons deux exemples empruntés l’un à l’éther acétique et l’autre à l’éther malonique.

Lorsqu’on traite l’éther éthylacétique par le sodium *, il se forme de l’alcool sodé et de l’éthyl-diacétate de sodium ou éther acétylacétique sodé, sans qu’il se dégage d’hydrogène :

3 C4H4(C4H404) 4- 2Na2 = C4H4(C4H2Na[C4H302]0‘) 4- 3C4H3Na02

Éther éthyl-acétique. Sodium. Éther acétyl-acétique sodé. Étylate de

sodium.

En enlevant le sodium par l’acide acétique, on obtient l’éther acétylacétique Cl2H1006=C‘H*(C*H3|C4H302]04)... Le sodium a donc servi d’intermédiaire pour introduire dans la molécule de l’acide acétique un groupe acétyle C'dFO2, en remplacement d’un atome d’hydrogène.

Cet éther acétylacétique, traité par le sodium, donne un dérivé sodé dans lequel on peut remplacer le sodium par un radical alcoolique ou autre ; ce nouveau dérivé, à son tour, traité par le sodium, donne un nouveau dérivé sodé dans lequel on peut une seconde fois remplacer le sodium par un radical d’alcool ou autre; de sorte que finalement, par l’intermédiaire de Na ou de Na2, on a opéré une ou deux substitutions avec des radicaux identiques ou différents. Citons quelques exemples :

C4H4(C4H2Na[C4Hs02]04) 4- C4H3C102 = C4H4(C4H2[C4H302l20t)

Éther acétyl-acétique Chlorure Éther diacétyl-acétique.

sodé. d’acétyle.

C4H4(C4H2Na[C4H302 104 4- C2H3I = C4H4(C4H2[C3H3] [C4H302]04)

Éther acétyl-acétique sodé. Iodure Éther acétyl-métyl-acétique.

de métyle.

4r NaCl

Chlorure de sodium.

Iodure de sodium.

C4H4(C4HNa[C2H3][C4H302]04) 4- C4H3I = C4H4(C4H[C2H3][C4H6][C4H302]04) 4-JNM^

"Éther acétyhméthyl-acétique" Iodure Éther acétyl-méthyl-éthyl-acétique. Iodure sodé. d’éthyle. de sodium.

Cette réaction a été généralisée et étendue aux éthers acétiques des autres alcools monoatomiques de la série grasse; le phénomène se passe dans le

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