‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 56 sur 419 · C1*H8)2H8S2] + 5[C2H2(HI · texte numérisé non relu

C1*H8)2H8S2] + 5[C2H2(HI

Sulfure de benzyle'. IodmTTdeméthyle. Iodui’e de benzyle.

C2H3 i SH -h C2I13 [ S2I

Iodure de trimé- Iodure de diméthyl-

thylsulfine. benzylsulfine.

En présence d’alcool méthylique, la formation du bromure de diméthylbenzylsulfine se complique de celle d’alcool benzylique et d’éther méthylbenzylique :

2[C14H«(HBrj] 4- 2 [(C2H2)2H2S2] + 3C2H402 =

2[(C*H3)3S2Br] -+- C2H2(C14H802) + C“H802 4* H202

Bromure de Éther méthyl- Alcool

triméthylsulfine. benzylique. benzylique.

Le bromure d’acétyle donne avec l’éther méthylsulfhydrique du bromure de triméthylsulfine et de l’éther thioacétique :

2[(C2H2)2H2S2] + C4H3Br02 = (C2H3)3S2Br + C2I12(C4H4S2Q9) ■

Éther méthyl- Bromure Bromure de Éther

sulfhydrique. d’acétyle. triméthylsulfine. méthylthioacétique.

Le bromure de cyanogène donne du bromure de triméthylsulfine et du sulfocyanate de méthyle :

2[(C2H2)2H2S2] + G2 A z Br = (C2H3)3S2Br 4- C2H2(C2H2AzS2) .

Les iodures des radicaux diatomiques tels que l’iodure de méthylène ou celui d’éthylène donnent encore de l’iodure dé triméthylsulfine et un sulfure du radical :

Iodure de méthylène.

Sulfure de méthylène.

Iodui-e

d’éthylène.

Sulfure

d’éthylène.

ÉTHER MÉTHYLÉTHYLSULFHYDRIQUE

Form.

[ Éq. : (C2H2)(C‘H4)H2S2 l At. : GH3.C2H3.S.

Svn. : Sulfure d'éthyle et de méthyle.

PRÉPARATION

On chauffe en tubes scellés 5 150°, en ayant bien soin de ne pas dépasser cette température de l’éther triéthyldisulfophosphorique mélangé avec le double de son volume d'alcool méthylique. Au bout de quelques heures la réaction est terminée ; le tube renferme un liquide élhéré brunâtre et une masse vitreuse presque incolore et soluble dans l’eau.

On distille la couche éthérée qui est presque toujours souillée de produits secondaires résultant principalement de la décomposition de l’acide diélhyl-

disulfophosphorique. La réaction qui lui donne naissance peut se représenter ainsi :

(G4H*)5PH50*S* 4- CW = (C*H*)2PÎP06S2 + C3H2 | H2§2

Éther triéthyldisulfo- Alcool Acide diéthyl- ^ ^ ^

phosphorique. méthylique. sulfophosphoiique. Éther méthyléthyl-

sulfhydrique.

(Carius) .

PROPRIÉTÉS

Le liquide distillé bout à 58°, 8 — 59°, a (corr.) sous la pression de 757 millimètres (Carius), à 65°-66° (Krüger). La densité à 20° est de 0,837. La densité de vapeur est de 2,609 (théorie = 2,626).

Il donne par oxydation ménagée l’oxysulfure (C2Hs)(C*H4)H2S2Os. Oxydé par l’acide azotique fumant ou le permanganate de potasse, il donne le corps (G*fl*) (G*H*)SsH30* : petits cristaux fusibles à 56° solubles dans l’eau et l’alcool, très solubles dans la benzine et le chloroforme, peu solubles dans l’éther (Beckmann).

Il forme, avec le bichlorure de mercure, la combinaison (C2H2)(C4H4)IT2S2.(HgCl2) (Carius), et avec le biiodure de mercure le corps (C2H2)(G*Hi)H2S2.HgI, cristaux jaunes pulvérulents (Linnemann).

ÉTHER MÉTHYL SÉLÉNHYDRIQUE NEUTRE.

Form.

Éq. : (C2H2)2H2Se2 At. : (CH3)2.Se.

Syn. : Séléniare de méthyle.

On distille du mélhylsulfale de potassium avec du séléniure de sodium ou avec du pentaséléniure de phosphore et de la soude. Le liquide distillé est rectifié (Loring et Jackson).

PROPRIÉTÉS

C’est un liquide incolore, très mobile, très réfringent, d’une odeur repoussante. Il bout à 58°,2 ; il brûle avec une flamme bleue; il est plus dense que l’eau; celle-ci le décompose peu à peu surtout à chaud; il est soluble dans l’alcool et l’éther.

Il donne avec le bichlorure de platine un précipité qui a pour formule (C2H2)2H2Se2PtCl2, qui se dépose de sa solution alcoolique en cristaux jaunes.

Il se dissout dans l’acide azotique en donnant l’azotate de diméthylsélénine (C2Il2)2II2Se202.Az0sH0. Ce sel cristallise en longs prismes incolores fusibles à 90°, 5, volatils au-dessous de 100°, solubles dans l'eau et dans l’alcool, insolubles dans l’éther. Les acides chlorhydrique, bromhydrique, iodliydrique déterminent dans la solution aqueuse concentrée de ce sel des précipités ayant pour for-

m ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

mule (C2H2)2H2Se2Cl2 — (C2H2)2H2Se2Br2 — (GaH*)*H2SesIs. Le premier seul a été obtenu à l’état de pureté ; il cristallise de sa solution alcoolique chaude en cristaux foliacés fusibles à 59°, 5 ; les deux autres sont beaucoup plus instables ; le bromure fond à 82°, mais en se décomposant (Loring et Jackson).

L’éther méthylsèlénhydrique forme avec les iodures des radicaux alcooliques des combinaisons analogues à celles que forme l’éther méthylsulfhydrique ; Caliours a préparé l’iodure de triméthylsélénine. (Voir Radicaux organométalliqxies.)

ÉTHER MÉTHYLTELLURHYDRIQUE NEUTRE.

Form.

Éq. : (C2II2)2H2Te2 At. : (CH5).Te.

PRÉPARATION

On distille du tellurure de potassium avec du méthylsulfate de baryum (Wôhler et Déan).

PROPRIÉTÉS

C’est un liquide huileux d’une odeur fétide. Il bout à 82°.

L’acide azotique l’oxyde et donne l’azotate de dimétliyltellurine (C2H2)2 H2Te202.Az03H0. L’acide chlorhydrique forme dans la solution concentrée de ce sel un précipité cristallin de chlorure de diméthyltellurine (C2Hs)2lI2Te2CP fusible à 97°, 5 (Wôhler et Déan). L’oxyde d’argent humide met en liberté la base (C2H2)2H2Te202, susceptible de se combiner de nouveau aux acides.

Il forme avec les acides de véritables sels ; avec le brome et l’iode, des composés d’addition : les premiers se préparent en unissant directement les deux composants (Heeren), les seconds en chauffant à 80° pendant 48 heures le tellure en poudre avec l’iodure ou le bromure de méthyle (Demarçay).

On a exposé, au chapitre des Radicaux organométalliques, comment la tétratomicité du soufre, du sélénium et du tellure, ainsi que le caractère incomplet des éthers sulfhydriques, sélénhydriques et tellurliydriques, conduisent à envisager ceux-ci comme des radicaux ; la question est longuement développée à ce point de vue dans ce chapitre.

ÉTHER MÉTHYLAZOTEUX

Form.

Svn. : Azolite de méthyle.

( Éq. : C2IP(Az05H0) ( At. : IPAzOC2

FORMATION

Il se forme dans l'action de l’acide nitrique sur la brucine (Gerhardt — Liebi<

— Laurent— Rosengarten), et dans la réaction de l’azotite d’argent sur l’iodure de méthyle en même temps que son isomère le nitrométhane.

PRÉPARATION

On chauffe un mélange d’acide azotique (D = 1,3) et d’alcool méthylique à parties égales, avec du cuivre ou de l’acide arsénieux qui réduisent l’acide azotique à l’état d’acide azoteux. On fait passer les gaz qui se dégagent : d’abord dans un récipient refroidi par de l’eau à la température ordinaire, puis dans une série de flacons renfermant de la potasse en solution étendue, du sulfate ferreux, du chlorure de calcium fondu, pour absorber l’acide entraîné, le bioxyde d’azote et l’humidité ; les gaz sont recueillis sur le mercure ou condensés dans un récipient refroidi par un mélange de glace et de sel (Strecker).

PROPRIÉTÉS

C’est un liquide jaunâtre, bouillant vers — 12°. Il a été peu étudié.

Isomère de l'éther méthylnitreux. — Lorsqu’on fait réagir le nitrite d’argent sur l’iodure de méthyle, on n’obtient que fort peu de nitrite de méthyle; le produit principal de la réaction est son isomère, le nitrométhane ou formène nitré C!H3(Az04) (Meyer). (Voir Encyclopédie chimique, Carbures d’hydrogène ; Formène nitré, p. 161).

ÉTHER MÉTHYLAZOTIQUE

Form.

Éq. : C2ll!(Az05,H0).

At. : CH5 A O3.

Syn. : Azotate de méthyle.

Il a été découvert par Dumas et Péligot en 1835.

PRÉPARATION

L’action directe de l’acide azotique sur l’alcool méthylique ne fournit que des traces d’éther méthylazotique : il se forme presque uniquement des vapeurs nitreuses et de l’acide formique avec de l’éther méthylformique ; on est obligé d’avoir recours à des procédés indirects.

1. On introduit dans une vaste cornue tabulée 50 gr. d’azotate de potassium pulvérisé, et on verse peu à peu par la tubulure un mélange récemment préparé de 100 gr. d’acide sulfurique et de 50 gr. d’alcool méthylique. La réaction s’établit d’elle-même et la chaleur développée par l’action chimique suffit pour faire distiller presque la totalité de l’éther. Les vapeurs qui se dégagent passent dans une solution saturée de chlorure de sodium bien refroidie, et de là dans un récipient également refroidi : on réunit les liqueurs distillées, on sépare la couche huileuse plus dense que l’eau, on la rectifie à plusieurs

ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE, reprises sur un mélange d’oxyde de plomb et de chlorure de calcium fondu. Enfin on soumet le liquide à la distillation fractionnée en recueillant ce qui passe â 66° (Dumas et Péligot)’.

2. On verse lentement un mélange d’acide sulfurique et d’alcool méthylique, fait dans les mêmes proportions que pour l’acide méthylsulfurique, dans un autre mélange de 2 p. d’acide sulfurique et de 1 p. d’acide azotique fumant, en ayant soin de bien refroidir et d’agiter constamment. Le liquide se trouble et au bout d’une heure environ l’éther vient nager à la surface ; on le lave et on le rectifie comme ci-dessus (Ghamponi).

3. Il est préférable d’employer le procédé suivant, calqué sur le procédé employé pour l’éther éthylazotique :

On distille au tiers un mélange formé de 200cc d’alcool méthylique, 40 gr. d’azotate d’urée,' et 150" d’acide azotique concentré (D = 1,31); on verse sur le résidu 170“ d’alcool méthylique et 130" d’acide azotique, et on distille une deuxième fois; enfin on ajoute au résidu 150" d’alcool méthylique, 110" d’acide azotique et 10 gr. d’azotate d’urée, et on distille une troisième fois. Les produits de la distillation sont réunis et rectifiés (Carey Lea).

PROPRIÉTÉS

C’est un liquide incolore, d’une odeur éthérée; sa densité est de 1,182 à 22°; il bout à 66°. Il brûle avec une flamme jaune ; il détone par le choc ; sa vapeur surchauffée vers 150° détone avec violence; les produits de la détonation sont constitués par de l’acide azoteux, de l’acide carbonique et de l’eau (Dumas et Péligot); étendu de deux fois son poids d’acétone ou d’alcool méthylique, il perd ses propriétés détonantes ; en le faisant absorber par diverses substances solides et pulvérulentes telles que le kieselguhr, le tripoli, on a obtenu des dynamites analogues à celles qu’on obtient avec la nitroglycérine (Charles Girard).

La potasse solide le décompose très facilement, surtout si elle est en solution dans l’alcool méthylique ; il se forme de l’azotate de potassium et de l’éther méthylique (Berthelot) :

2[C2H2(Az05.HO)] -+- 2KH02 = 2KO.Az05 -+- C2H2(C2H402) + H202 C2H‘02 + C2H2(Az03.H0) + KHO2 = KO.AzO3 + C2H2(C2H402) + II202.

Chauffé avec l’amylate de sodium, il donne l’éther mélhylamylique. Il distille sans altération sur le sodium (Chapman et Smith). Chauffé avec l’ammoniaque, il donne du nitrate de méthylamine (Juncadella) .

ÉTHER MÉTHYLSULFUREUX ACIDE

Ce corps n’est pas connu jusqu’à présent; on n’a préparé que l’éther neutre.

ACIDE MÉTHYLSULFUREUX ISOMÉRIQUE

Form.

( Éq. : C2II-(SïH206).

i At. : CH5.SH0s.

Syn. : Acide métliylsulfonique.

PRÉPARATION

1 . Il a été préparé pour la première fois par Kolbe en hydrogénant, soit au moyen de l’amalgame de sodium, soit au moyen de l’hydrogène naissant dégagé par un couple zinc-cuivre, l’acide trichlorométhylsulfüreux (dérivé lui- même du chlorure triméthylsulfureux ou sulfite de perchlorure de carbone de Berzélius) (Kolbe) :

C2C12(S!HC108) 4- 3H2 = 3HCI + C2H2(S2H208)

Acide trichlorométhyl- Acide méthylsulfureux.

sulfureux.

Il est plus facile de l’isoler en employant les méthodes suivantes.

2. On oxyde soit les éthers sulfhydrique ou sulfocyanique, soit le bisulfure de méthyle, en les chauffant légèrement avec de l’acide azotique étendu (D = 1,23). On évapore au bain-marie pour chasser l’acide en excès; on étend d’eau et on neutralise par le carbonate de plomb. On filtre, on chasse le plomb par l’hydrogène sulfuré ; on filtre de nouveau et on évapore (Musspratt).

3. On chauffe à 140° environ, en vase clos, une solution concentrée de sulfite de sodium avec de l’éther méthyliodhydrique.

Le contenu des tubes est évaporé et traité par l’alcool bouillant ; celui-ci abandonne par refroidissement des cristaux qu’on purifie par plusieurs cristallisations semblables dans l’alcool bouillant. On obtient ainsi des cristaux qui possèdent une formule assez compliquée, 4[C2H2(S2Na08)] -+- Nal. On dissout ce sel dans l’eau, on enlève l’iodure alcalin en y versant une solution d’azotate de plomb ; on chasse l’excès de plomb par l’hydrogène sulfuré ; on évapore à siccité et on reprend par l’alcool bouillant qui, par refroidissement, laisse déposer le sel de potasse C2H2(S2HK06), avec lequel on peut reproduire, en l’unissant à l’iodure de potassium, la combinaison primitive.

Le sel de potasse décomposé par une quantité équivalente d’acide sulfurique fournit l’acide libre identique avec celui décrit par Kolbe et Musspratt. (Collmann.)

L’acide méthylsulfureux est instable, ses propriétés sont peu connues ; c’est un liquide incolore visqueux, il se décompose à partir de 130°.

Il forme des sels très bien cristallisés ; on les prépare soit par double décomposition au moyen du sel de potasse, soit par l’action de l’acide libre sur un oxyde ou un carbonate.

lie

On connaît :

Le sel de potassium C2H*(S2HK06), très soluble dans l’eau et l’alcool bouillant, insoluble dans l’eau, cristallisé en aiguilles soyeuses.

Le sel d’ammonium C2H2(S2HAzH406), longs cristaux déliquescents.

Le sel de baryum C2H2(S2HBa06) 4- 3H202.

Le sel de plomb C2H2(S2HPbOe) -+- H202, prismes rliomboïdaux anhydres audessus de 100°, inaltérables à l’air.

Le sel de cuivre C2H2(S2HCu08) 4- 5H202, tables rhombiques, très solubles dans l’eau.

Le sel d’argent C2H2(S2HAgOe), lentement décomposé par la lumière. (Kolbe, Collmann.)

Lorsqu’on verse 1 partie d’acide méthylsulfureux sur un peu plus de 2 parties de perchlorure de phosphore, il se dégage de l’acide chlorhydrique et il se forme un corps CsHa(S2HC104) qu’on a appelé chlorure méthylsulfureux parce que, sous l’influence de la potasse, il se dédouble en acide chlorhydrique et acide méthylsulfureux. G’est un liquide mobile incolore, d’une odeur suffocante, plus dense que l’eau, bouillant à 150°-153°. L’eau et les alcalis le décomposent, comme on l’a vu plus haut, en acide chlorhydrique et acide mèthylsulfureux.

ÉTHER MÉTHYLSULFUREUX NEUTRE

J Éq. : (C2H2)2(S2H20e).

1 At. : (CH3)2S03

Syn. : Sulfite neutre de méthyle.

PRÉPARATION

1. On fait tomber petit à petit de l’alcool méthylique employé en excès sur du sous-chlorure de soufre; la réaction est très violente, il se dégage de l’acide sulfureux, de l’acide chlorhydrique et de l’éther méthylchlorhydrique ; il reste dans le récipient de l’éther méthylsulfureux neutre mélangé d’une petite quantité d’éther acide et de mercaptan méthylique ; on soumet ce mélange à des distillations fractionnées à 120°-125° (Carius) :

3G2H*02 4- 2S*C1.= (G2H2)2S2H206-f- (C2H2)HC1 -h H2S2 4 HCl.

2. On fait agir le chlorure de thionyle sur l’alcool méthylique absolu ; il se forme de l’éther neutre et il se dégage de l’acide chlorhydrique (Carius) :

SC1202 4- 2C2H402 = 2HG1 4- (C2H2)2S2H208.

PROPRIÉTÉS

G’est un liquide incolore, mobile, d'une odeur agréable ; sa densité est de 1,045 à 16°; sa densité de vapeur est de 3,655. Il bout à 121°-122° (Würtz), à

125" (Carius). Il se transforme à l'air humide en acide sulfureux et alcool méthylique.

Mis en solution alcoolique, il donne avec la potasse du méthylsulfile de potasse ; avec l’ammoniaque il fournit du sulfite d’ammonium et du bisulfite de métliylamine, cette dernière réaction s’effectue à 120°-140° en tubes scellés :

JjJJ J S2Hs08 •+• 4AzH3 = S!(AzH4)206 + S* J^za|h J O6

Éther méthylsulfureux Sulfite d’ammonium. Sulfite de méthylamine.

neutre.

Le perchlorure de phosphore donne naissance à du chlorure de thionyle et à du chlorure de méthyle. (Carius.)

ÉTHER MÉTHYLÉTHYLSULFUREUX

Form I É(I- : (C’H2)(C4H4)S2H208.

* | At. : CH3.C2H5.S20e.

Syn. : Sulfite neutre de méthyle et d’éthyle.

PRÉPARATION. — PROPRIÉTÉS

On fait réagir le chlorure éthylsulfureux sur l’alcool méthylique sodé : C4H4(S2HC104) + C2H3Na02 = (C2H2)(C4H4)(S2H206) H- NaCI.

C’est un liquide incolore, d’une odeur agréable ; sa densité à 18° est égale 1,0675, sa densité de vapeur à 4,5045.

Il bout à 140°-142. Il s’altère lentement à l’air humide. (Carius.)

ÉTHER MÉTHYLSULFURIQUE ACIDE

Form.

Éq. : C2H2(S2H208).

At. : CH3.S04H.

Syn. : Acides méthylsülf urique, sulfométhylique ; — sulfate acide de méthyle. Il a été obtenu pour la première fois par Dumas et Péligot.

PRÉPARATION

1. On décompose le sulfométhylate de baryum dissous dans l’eau par une quantité équivalente d’acide sulfurique ajoutée petit à petit de façon à saturer exactement ; on filtre et on évapore à froid dqns le vide au-dessus d’un vase

renfermant de l’acide Sulfurique. Quand la solution a acquis la consistance sirupeuse, elle cristallise spontanément en aiguilles blanches. (Dumas et Péligot.)

2. On fait tomber goutte à goutte 28 p. d’alcool méthylique dans 100 p. de chlorure de sulfuryle refroidi à 0°; la réaction est très vive et accompagnée d’un grand dégagement d’acide chlorhydrique; elle s’effectue suivant l’équation

S!06HC1 C2H402 = HCl + C2H2(S2fls08).

Le produit brut est constitué par de l’acide méthylsulfurique souillé de 10 pour 100 environ d’impuretés ; on le sépare au moyen de l’éther sec qui le dissout. (Claesson.)

PROPRIÉTÉS

D’après Dumas et Péligot, il serait cristallisé en aiguilles blanches très-solubles dans l’eau, moins solubles dans l’alcool.

D’après Claesson, l’acide de Dumas et Péligot serait un hydrate du véritable acide méthylsulfurique; celui-ci serait un liquide oléagineux légèrement coloré, ne se solidifiant pas à — 30°. Il se dissout dans l’eau avec un grand dégagement de chaleur; il est miscible à l’éther,, l’eaü l’enlève à cette solution. Une chaleur de 100° ne l’altère pas; chauffé au delà même dans le vide à 130°-140°, il se décompose régulièrement et presque théoriquement en acide sulfurique et éther méthylsulfurique neutre,

2[C2H2(S2H?08)J = S2H208-+- (C2H2)2SsH208.

On recueille à la distillation un liquide incolore bouillant à 187°-188°, d’une densité égale à 1,327 à 18°, identique avec l’éther sulfurique neutre préparé par Dumas et Péligot. A une chaleur plus élevée il se détruit complètement avec formation d’acide sulfureux et carbonique, etc.

Les méthylsulfates sont bien cristallisés et bien définis ; ils sont tous solubles dans l’eau ; ceux des métaux alcalins, soumis à la distillation sèche, donnent de l’éther méthylsulfurique neutre en assez grande quantité, mais celui-ci est accompagné d’eau, d’acide sulfureux et de carbures d’hydrogène : il reste un sulfate alcalin comme résidu.

Le sel de potassium C2fI2(SHK08) -f- HO cristallise en tables rhomboïdales déliquescentes ; il se prépare par double décomposition entre le sel de baryum et le sulfate de potassium.

Le sel de baryum C2H2(S2IIBa08)-f-H202 cristallise en lames carrées, incolores, efflorescentes. On le prépare en versant peu à peu 2 p. d’acide sulfurique concentré dans 1 p. d’alcool méthylique, la chaleur qui se dégage est suffisante pour produire la combinaison; on étend le mélange de 4 à 3 volumes d’eau, on le sature par du carbonate de baryte en léger excès, on filtre, on évapore d’abord au bain-marie, puis dans le vide sec. Il est très soluble dans l’eau, il sert à préparer l’acide méthylsulfurique et les autres méthylsulfates par double décomposition.

Le sel de calcium C2H2(S2HCa08) est anhydre; il cristallise en octaèdres très déliquescents, il se prépare comme celui de baryum.

Le sel de plomb C2H2(S2IlPb08) cristallise en prismes anhydres, il se prépare comme celui de baryum.

Le sel d’uranyle C2H2(S2H(U202)08) + HO est en cristaux déliquescents; on l’obtient par double décomposition entre le méthylsulfate de baryum et le sulfate d’uranyle.

(Dumas et Péligot.)

ÉTHER MÉTHYLSULFURIQUE NEUTRE

Form.

1 Éq. : (C2H2)2(S2H208).

( Al. : (CHs)2S0*.

Syn : Sulfate neutre de méthyle.

11 se produit dans la distillation sèche des sulfométhylates alcalins et alcalino-terreux.

PRÉPARATION

1. On mélange 1 partie d’alcool méthylique avec 10 parties d’acide sulfurique concentré ; on distille en ayant soin de maintenir une ébullition lente, mais continue, afin d’éviter les boursouflements du liquide. Le produit de la distillation se partage en deux couches : c’est l’inférieure qu’on recueille ; on la lave avee de l’eau pour enlever l’acide sulfureux, l’acide sulfurique entraîné et l’alcool en excès ; on l’agite avec du chlorure de calcium fondu pour enlever l’eau et l’alcool qu’elle retient, puis on la rectifie à plusieurs reprises sur de la baryte caustique en poudre, afin d’enlever les dernières traces d’acides; enfin on l’expose dans le vide sec. (Dumas et Péligot.)

2. D’après Marja Mazurowska et Behrend, l’éther méthylsulfurique neutre se formerait dans l’action du chlorure de sulfuryle sur l’alcool méthylique. D’après le premier auteur, cette formation s’opérerait directement avec dégagement d’eau et d’acide chlorhydrique, en versant peu à peu 2 molécules d’alcool méthylique dans 1 molécule de chlorure de sulfuryle, chauffant le produit brut au bain-marie pour chasser l’excès d’eau et d’acide chlorhydrique, et séchant dans le vide. D’après Behrend, il se formerait d’abord du chlorure méthylsulfurique C2H2(S206HC1), qui, sous l’influence d’une légère chaleur et d’un excès d’alcool méthylique, se transformerait en éther neutre ou sulfate diméthylique. Claesson a combattu vivement ces résultats et s’est attaché à démontrer, comme on l’a vu plus haut, qu’il se formait dans ces conditions de l’acide mèthylsulfurique et que ces auteurs n’avaient entre les mains que des produits impurs ou des mélanges.

PROPRIÉTÉS

C’est un liquide incolore, d’une consistance huileuse, d’une odeur alliacée, d’une densité égale à 1,324 à 22°. 11 bout à 188° sous la pression de 761mm. Lorsqu’il est bien sec, il est assez stable et peut supporter sans se décomposer une température de 200°. L’eau froide le décompose lentement, l’eau bouil-

lante et des alcalis très rapidement en alcool méthylique et acide sulfomèthylique.

Il possède la propriété importante de se prêter facilement aux doubles décompositions éthérées. Ainsi, chauffé avec le chlorure de sodium fondu, il donne le chlorure de méthyle ; avec le fluorure de potassium, le fluorure de méthyle ; avec le benzoate et le formiatede sodium, le benzoate etleformiate de méthyle; avec le cyanure de mercure, le cyanure de méthyle ; avec les divers sulfures alcalins, les éthers sulfhydriques ou le mercaptan méthylique.

Soumis à un courant de gaz ammoniac sec, il s’échauffe et se convertit en une masse cristalline constituée par un mélange de sulfate de méthyle non attaqué et de sulfamate de méthyle ; ce dernier s’obtient sans mélange en traitant le sulfate neutre de méthyle par l’ammoniaque liquide ; on agite les deux corps; l’action est des plus vives et doit être opérée sur de petites quantités à la fois, moins de 8 grammes de matière, sous peine de s’exposer à de violentes projections. Après la réaction, il reste un liquide entièrement miscible à l’eau, que l’on évapore dans le vide sec. Il se cristallise dans ces conditions en grandes lames cristallines transparentes et volumineuses très déliquescentes. Dumas et Péligot lui assignent la composition suivante :

(Dumas et Péligot).

D’après Claesson il se formerait, si l’ammoniaque est en excès, du méthylsulfate de méthylamine, et si l’éther est en excès, du méthylsufate de tétraméthylammonium ainsi que du métliylsulfate d’ammoniaque (Claesson et Lundwal).

ÉTHER MÉTHYLÉTHYLSULFURIQUE

Form.

j Éq. : (C2H2J(C4H4)S2H!08.

( At. : GH3.C2H5.S04.

Syn.: Sulfate neutre de méthyle et d'éthyle.

PRÉPARATION. - PROPRIÉTÉS

On a vu plus haut que le chlorure méthylsulfurique, traité par un excès d’alcool méthylique, donne le sulfate neutre de méthyle; d’après Behrend, en le traitant par l’alcool éthylique on obtiendrait l’éther méthyléthylsulfurique neutre,

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