On fait agir sur l’alcool éthylique
a. L’acide sulfurique monohydraté, l’acide orthophosphoriqne, l’anhydride arsénique à une température de 140°-445°. (Boullay).
b. Les acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique à 200-240° (Kuhlmann) ; la réaction se complique de la formation des éthers des hydracides correspondants.
c. Les perchlorures d’antimoine, d’étain, de fer, de mercure (Kuhlmann), de bismuth (Schéele); les protochlorures de fer (Dœbereiner), de manganèse, de cobalt, de nickel, de cadmium, d’étain, de cuivre; le bromure de mercure; les iodures de cadmium et de mercure ; le bromure et l’iodure d’éthyle ; les chlorhydrates de morphine et de cinchonine à des températures voisines de 240° (A. Reynoso) ; les chlorures de calcium et de strontium, le chlorure et l’iodure d’ammonium à 560° (Berthelot). Ces formations se compliquent, suivant les proportions des corps réagissants, de celle d’éther chlorhydrique ; le chlorure et l’iodure d’ammonium donnent en outre naissance aux alcalis éthyliques.
d. Les sulfates de la série magnésienne, les sulfates d’aluminium, d’uranyle, les divers aluns, à des températures comprises entre 240° et 300° (Alvaro Reynoso) ; le sulfate neutre d’éthyle à 400° (Erlenmeyer). Ces réactions constituent un véritable cycle réversible de doubles décompositions qui s’effectuent entre les corps mis en présence. Ainsi, les acides sulfurique, phosphorique, arsénique réagissant sur l’alcool molécule à molécule donnent naissance à de l’eau et à un éther acide ; une nouvelle molécule d’alcool réagit à son tour sur celui-ci,