I. Annalen der Chem, und Pharm ., t. CXCII, p. III
celui-ci aurait pu se former aux dépens d’un éther perbromé comme l’acide trichloracétique se forme aux dépens de 1 éther perchloré, et en vertu du même mécanisme (Kessel).
C»Br100‘ = G*Br8+G*Br*0*.
C4Br405 + H20* = C*HBr30‘ + IIBr .
Dérivés iodés de substitution.
Éther monoiodé, C8H9I0s.
On ne connaît jusqu’à présent que l’éther monoiodé C8H9I0S, que l’on obtient seulement par des méthodes indirectes.
On le prépare en chauffant à 70°-75° l’alcool avec l’iodure d’éthylène (Baumstark), ou bien en faisant réagir l’iodure de phosphore sur la monoèthyline du glycol (Demole) : les produits obtenus par ces deux méthodes sont identiques (Henry).
L’éther monoiodè est liquide ; rectifié sur de l’argent en poudre, il est incolore et possède une odeur alliacée; il est insoluble dans l’eau; il bout à 154°-'1S5°.
Traité par l’éthylate de sodium, il se transforme en diéthyline du glycol C*Hs(C4H602)s et en éthylène monoéthyloxylé C4H3(C*H50!). Le brome et le chlore en chassent l’iode et le changent respectivement en éther monobromé et éther monochloré (Henry).
Composés d’addition.
L’éther forme avec un grand nombre de chlorures, bromures, iodures métalliques des combinaisons cristallines bien définies. On prépare les chlorures par différentes méthodes, mais les bromures et iodures se préparent tous par l’action du brome ou de l’iode sur le métal finement pulvérisé et mis en suspension dans l’éther.
Ces combinaisons sont peu solubles dans l’éther, plus solubles dans l’alcool ; elles se dissocient lentement à l’air, rapidement dans le vide ; elles sont lentement décomposées par l’eau, rapidement par les alcalis ; l’hydrogène sulfuré décompose, en formant du sulfure de mercure, celles dont le métal est précipitable par ce gaz en solution acide.
Elles ont été étudiées par Nicklès, Kullmann, Lewy, Bedson, Williams, Liebermann, Landshoff.
Voici les mieux définies :
3PCl5-2C8Hi002. — Se prépare par union directe des deux composants. Écailles solubles dans l’éther; l’eau les décompose en acides phosphorique et éthylphosphorique, sans mise en liberté d’éther (Liebermann et Landshoff) *.