I. Deutsche chem. Gesell., t. YIII, p
Une température de 300° dédouble en sesquichlorure de carbone et aldéhyde perchloré : G8Cl10O2=GtGl84-Ë*Cl*Os.
L’acide sulfurique l’attaque vers 240°; les vapeurs qui se dégagent, étant condensées dans l’eau, produisent une dissolution qui renferme les acides chlorhydrique, sulfurique et trichloracétique :
C8ci‘°02 -4- S2H208 -t- 3H202 = 4HC1 -+- S!H208 + 2C4HCl30* .
L’acide trichloracétique provient de la décomposition par l’eau de l’aldéhyde chloré formée très probablement dans cette réaction comme dans la décomposition par voie ignée :
G‘CI'02 + H!02 = C4HC130* + HCl .
Le monosulfure de potassium en solution alcoolique lui enlève 4 équivalents de chlore et le transforme en un composé ayant pour formule C8C1602, que Malaguti a appelé chloroxéthose 1 :
C8Cl1002-t-4KS = C8C1602+ 4S + 4KC1.
Le soufre mis en liberté rend sa purification difficile. Voici les proportions qu’il faut employer pour en avoir le moins possible.
On chauffe ensemble 50 p. de monosulfure de potassium, 46 p. d’éther perchloré et 200 p. d’alcool à 95°; la réaction terminée, on décante le liquide et on l’étend d’eau; il se dépose une huile q.ui renferme de l’éther perchloré dont on ne pourrait la débarrasser ; aussi faut-il lui faire subir une nouvelle opération semblable à la première, mais en employant moitié moins de sulfure et d’alcool ; on la fait bouillir successivement avec de la lessive de potasse, de l’acide nitrique, de l’eau, pour enlever les produits sulfurés, et enfin on la sèche dans le vide et on la distille.
Le chloroxéthose est une huile incolore, limpide ; il possède une saveur sucrée, une odeur de reine-des-prés, une densité de 4,654 à 24°; il bout à 210°. Il s’altère à l’air libre ; les alcalis, l’acide azotique ordinaire ne l’attaquent pas ; l’acide azotique fumant le détruit à chaud.
Exposé au soleil dans une atmosphère de chlore, il régénère l’éther perchl'orè ou chlorure de chloroxéthose :
C8Cl602-t- 2Gl2=C8Gl602-2Gla = C8G11002.
En remplaçant l'atmosphère de chlore par une atmosphère de brome, on obtient le bromure de chloroxélhose ou éther perchlorobromé G8Cl°Br40s :
C8C16Q2 -4 2Br2 = C8Cl60!,2Br2 = C8Cl6Br402.
Ge composé est incolore, inodore, il cristallise comme l’éther perchloré, avee lequel il est isomorphe ; sa densité est de 2,5 à 48° ; il fond à 96°.
La chaleur le décompose à 180° en brome et chloroxéthose (Malaguti).
1- Le chlorure de carbone C4C14 portait le nom de chloréthose; à l’époque où l’on écrivait les formules de l’élher C4H30, celle du chloréthose devenait C4C130 par substitution de O à Cl, d’où
Dérivés broutés de substitution.
On connaît un fort petit nombre de dérivés bromes, et encore l’existence de certains d’entre eux est-elle fort incertaine.
Éther monobromé, C8H3Br02.
Il résulte de l’action du brome employé en excès sur l’éther monoiodé.
C’est un liquide limpide, incolore, à odeur piquante; il ne s’altère pas à la lumière; sa densité à 0° est de 1,37. Il bout à 127°-4 28°, sous la pression de 755mm. Il est insoluble dans l’eau et inaltérable par elle (Henry).
Éther bïbromé, C8H8Br202.
Il se forme par fixation de Br2 sur l’éther éthylvinylique C8H802.
C’est un liquide très inslable. Il donne, avec l’alcoolate de sodium, l’acétal monobromé (Wislicenus) *.
Éther tétrabromé, C8H6Br402.
On fait réagir le brome sur l’oxychlorure d’éthylidène à 100°, à la pression ordinaire :
2(C4H4C10) 4- 2Br2 = 2(C4H3ClBrO) 4- 2HBr.
2(C4H3ClBrO) 4- 2HBr=(CsH6Br402) 4- 2HC1.
Liquide sirupeux, fumant à l’air, décomposable par l’ébullition (?) (Kessel).
Éther octobromé, C8H2Br802.
On chauffe en tubes scellés, pendant trois jours, 1 partie d’oxychlorure d’éthylidène avec 16 parties de brome, d'abord à 100°, puis de 150° à 190°, enfin de 190° à 210°, en ayant soin d’ouvrir de temps en temps les tubes. On enlève l’acide bromhydrique au moyen d’un courant d’acide carbonique sec, enfin on distille.
La portion qui passe de 130° à 190° est soumise à plusieurs rectifications dans le vide. On finit par obtenir un liquide sirupeux, ayant la composition d’un éther octobromé C8H2Br802 ; ce corps est insoluble dans l’eau, mais se décompose lentement en sa présence ; à la pression ordinaire, on ne peut le distiller sans décomposition ; mais sous une pression de 450-470mm, il passe inaltéré vers 130° (Kessel).
Éther per brome', C8Br1002.
Il n’a pas été isolé. Cependant, si l’on continue la distillation du produit brut de la réaction indiquée ci-dessus, on recueille : l°de 190° à 240° un corps qui n’est autre que l’hydrure d’éthylène tétrabromé, identique avec celui que Bourgoing et Reboul ont obtenu en faisant réagir le brome et l’eau sur l’acide pyrotartrique ; 2° de 240° à 280° un produit qu’on ne peut distiller à point fixe, même dans le vide, mais qui donne avec l’eau de l’acide tribromacétique;