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Le pouce avec son ongle égale la longueur du doigt médian.
Habite le Chili, où l'a découvert et d'où l'a rapporté, au nombre de quatre exemplaires, M. Cl. Gay.
Sue GENRE. — ANUMBI. ANUMBIUS. (D'Orbigny.)
CARACTERES GÉNÉRIQUES
Bec long, mince, comprimé sur les côtés, à arête arquée jusqu'à la pointe, qui est aiguë.
Narines basales, latérales, en partie closes par une membrane.
Ailes médiocres, subobtuses, à première rémige courte, la seconde presque égale aux troisième el quatrième, qui sont les plus longues.
Queue longue et large, l'extrémité de chaque rectrice taillée obliquement en pointe.
Tarses de la longueur du doigt médian, recouverts de squammelles; doigts longs et muünces, les deux latéraux presque égaux entre eux, le pouce de la longueur du médian et robuste; ongles assez longs, comprimés, arqués el aigus.
EN K Q DCR NC Ÿ ro «) \\ Fig 161. — Anumbius acuticaudatus Fig. 162 — Anumbius acuticaudatus. Le D
Cinq espèces de l'Amérique tropicale. Nous figurons l'Anumbi acuticaude.
Ce sont des Oiseaux qui ont la tête aplatie en dessus, comprimée et rétrécie sur les côtés, et les plumes qui la couvrent très-serrées; la langue étroite, longue et usée à sa pointe.
Ils placent leur nid sur quelques petites branches épineuses, flexibles et de la grosseur du doigt: le poids des matières qui y sont employées le fait abaisser et le rend vertical vers sa pointe. C'est un amas de petits rameaux épineux, étendus sur la branche qui sert de support; ils sont assez grands et assez gros pour que leur emploi paraisse au-dessus des forces d’un aussi faible ouvrier. Le tout est toujours balancé par les vents, et on l'aperçoit de fort loin, non-seulement parce qu'il est extraordinairement grand, mais aussi parce que l'Oiseau l'établit de préférence sur les chemins et les sentiers, de sorte qu'un homme à cheval le touche presque avec sa tête. Dans son contour il y à des entrées ou des trous, et dans chacun quelques débris de végétaux, qui, en apparence, servent de lit pour les œufs et les petits, mais ceux-ci sont dans un endroit plus caché, et il faut chercher quelque temps pour trouver, à travers des rameaux entrelacés, le vrai nid où reposent les fruits des amours des Anumbis. Quelques-uns croient que ces Oiseaux pratiquent à leur nid plusieurs ouvertures et des apparences de nids pour tromper les curieux et mettre à l'abri leur progéniture, mais il n'y a nul doute que ces Oiseaux ne travaillent un nid si volumineux que pour que leurs petits S'y promènent. En effet, dès qu'ils ont leurs premières plumes, ils ne cessent de sautiller en avant, en arrière et de côté, ainsi que je lai observé dans un assez grand nombre de ces Oiseaux que je nourvissais chez moi avec de la viande crue. Or, cet exercice exige un nid spacieux avec différentes ouvertures simulées dans lesquelles les petits puissent se cacher lorsaue leurs père et mère les avertis-
sent du danger. Ceux-ci travaillent en commun à la construction du nid, et, quand l'un des deux couve, l'autre reste à l'entrée.
Ils se nourrissent d’Insectes et peut-être de petites graines.
Une autre espèce (l'Anumbi acuticaude ou anthoïde) construit jusqu'à six de ces nids sur le même arbre, et quelquefois ces nids sont appuyés l'un contre l'autre; une couverture assez grande est en haut de ces nids. (D'Azara, n° 290.)
On les trouve toujours par paires au sein des bois de mimoses ou à la lisière des halliers; là toute l'année ils se perchent non loin de leur énorme nid, leur demeure habituelle, et ne s'en éloignent que pour chercher leur nourriture et y revenir ensuite, défendant avec courage l’approche de cette demeure contre les autres Oiseaux, qu'ils attaquent alors sans réserve et sans s'inquiéter de leur grosseur. On ne peut plus familiers, les Anumbis vivent souvent tout près des maisons champêtres, et même on aurait lieu de croire qu'ils préfèrent ce voisinage; néanmoins on en trouve quelquefois près des eaux, en des lieux sauvages.
Perchés, leur posture est menaçante et animée; c’est alors que le mâle commence une gamme chromatique des plus sonores et baissant d’un demi-ton, chant dont la femelle répète les dernières syllabes. Lorsqu'ils volent, ce n'est que pour aller d’un buisson à l'autre et par saccades se poser sur le point le plus élevé. Souvent on les voit à terre marcher d’un pas grave et chercher les petits Insectes, les Vers et les Mollusques terrestres dont ils se nourrissent. (D'Orgicxy, Voyage dans l'Amérique méridionale.)
Leurs œufs sont blancs, un peu plus pointus à un bout qu'à l'autre.
ANUMBI A COU STRIÉ. ANUMBRIUS STRIATICOLLIS. (D'Orbigny et de La Fresnaye.)
Dessus de la tête roux vif, chaque plume eflilée, ferme et luisante sur son mäieu; dessus du corps et les deux rectrices supérieures d’un brun roussâtre uniforme; gorge bleu roussâtre, devenant roux clair sur la poitrine, et passant au roux-brun sur le ventre et les flancs. Chaque plume de la poitrine est marquée sur le milieu et en long d'une teinte plus claire et brillante, ce qui rend cette partie comme striée; ailes brunes, bordées en dedans et en dehors de roux clair; rectrices inférieures roussâtres.
Bec jaunätre, la mandibule supérieure brune; yeux jaunes; pieds rosés
Longueur totale : 0,085. (D'OrBrGNy.)
De Montevideo, Maldonado et Buenos-Avyres.
Fig. 165. — Anumbic acuticaude.