‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 2)Chapitre 14 sur 35 · CINQUIÈME SOUS-ORDRE. — TÉNUIROSTRES MARCHEURS · texte numérisé non relu

CINQUIÈME SOUS-ORDRE. — TÉNUIROSTRES MARCHEURS

NEUVIÈME TRIBU. — FURNARIDÉS.

La division que nous avons été amené à établir parmi les Ténuirostres, en les envisageant sous le rapport de leurs habitudes, nous met dans la nécessité d'élever les Furnarinés au rang de tribu.

Nous ne contestons pas assurément la justesse de vue qui a déterminé M.-Ch. Bonaparte à les introduire, comme troisième sous-famille, dans la famille des Anabatoïdés, dont leurs caractères zoologiques principaux les rapprochent essentieliement; mais nous pensons que leurs différences d'habitudes d'avec ceux-ci sont assez grandes pour nécessiter, non un plus grand éloignement, mais une séparation plus marquée. Aussi, à part cette séparation, leur assignons-nous absolument le même rang, ou, pour mieux dire, le même ordre dans la série que l’habile ornithologiste. De cette manière, nous arrivons par les Ténuirostres marcheurs aux Ménurinés.

Ce mode de procéder aura pour nous cet avantage de nous donner la facilité d'introduire dans cette tribu le singulier Oiseau si commun et si connu, la Huppe, que jusqu'à présent nous n’eussions pu placer convenablement, et qui va parfaitement avec nos Ténuirostres marcheurs, qui s’y rattachent par les genres Cinclocerthie et Upucerthie.

Nos Furnaridés se composeront donc des deux familles :

1° Furnarinés; 2° Upupinés.

PREMIÈRE FAMILLE. — FURNARINÉS.

Les caractères généraux des Furnarinés sont : un bec de la longueur de la tête, plus haut que large, toujours légèrement incliné, mais d’une manière progressive et insensible de la base à la pointe; les deux mandibules égales et non échancrées.

Les pieds ne sont pas tout à fait ceux d'Oiseaux exclusivement marcheurs pour des Passereaux; ils ont encore le pouce allongé et l'ongle crochu postérieur des Certhüdés; mais le peu de courbure des ongles antérieurs indique que ces Oiseaux se partagent également entre la station sur les branches des halliers et celle sur le sol; il y a évidemment chez eux, dans leur constitution organique, le signe d’une transition marquée entre les habitudes des Ténuirostres grimpeurs et percheurs, et celles des Ténuirostres véritablement marcheurs. C’est ce signe transitionnel qui nous a fait marquer leur place à la fin de ceux-là et à la tête de ceux-ci.

M. G.R. Gray a composé cette famille des sept genres suivants, que nous admettons, à l'exception du genre Géositte, qui, pour nous, ne peut être séparé de la famille des Alandinés :

4° Fournier (Furnarius), Vieillot;

2° Cinclodes, G. R. Gray;

3° Picerthie (Lochmias), Swainson; ï 4° Henicornis, G. R. Gray:

5° Limnorius, Gould;

6° Geositta, Swainson,

7° Cinclocerthia, G. R. Gray.

4e GENRE. — FOURNIER. FURNARIUS. (Vieillot.)

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Bec aussi long que la tête, robuste et fort, aussi épais que large, déprimé à la base, légèrement infléchi jusqu'à la pointe, qui est entière, comprimé, à bords lisses, à arête arrondie. Narines basales, latérales. percées au bord d'un opercule membraneux en partie engagé dans les plumes frontales.

Ailes médiocres, subobtuses, à première rémige la plus courte, les troisième, quatrième eL cinquième les plus longues

Queue longue, presque égale, arrondie sur les côtés.

Tarses de la longueur du doigt médian, écaillés sur le devant; doigts médiocres, les latéraux inégaux, l'externe soudé à sa base; le pouce aussi long, mais plus fort que le médian; ongles rabustes, courbés et aïqus

SR

Fig. 16% — Furnarrus fiqulus. Fig. 465. — Furnarius figulus

La tête et le haut du cou sont recouverts de plumes rudes. parce que leurs tiges dépassent les barbes. La langue est étroite et usée à son bout.

Ce genre renferme sept espèces de l'Amérique méridionale, sur lesquelles quatre nommées par Swainson sont encore douteuses et purement nominales. Nous figurons le Fournier mélanote (Furnarius figulus, Niger), Gray.

L'espèce type de ce genre, que nous décrirons tout à l'heure, a été découverte, par Gommerson, à Buenos-Ayres, et nommée par lui Fournier, du même nom que lui donnent les colons espagnols. Buffon le plaçait entre les Promérops et les Guépiers.

C'est à D'Azara que l’on doit la connaissance des habitudes intéressantes des Oiseaux de ce genre et de leur histoire, ainsi que le reconnait impartialement Sonnini.

Le Fournier, dit D’Azara, porte, à la rivière de la Plata, le nom d'Hornero (Fournier), et au Tucuman celui de Casero (ménagère); ils font tous deux allusion à la forme extérieure du nid, qui ressemble à celle d’un four. On l'appelle au Paraguay, je ne sais pourquoi, Alonzo garcia.

Les habitudes communes de ces Oiseaux sont de n'être ni voyageurs, ni inquiets, ni farouches

de s'approcher des habitations champêtres et des bourgs, comme S'ils se plaisaient dans la société des hommes; de placer en évidence leur grand nid, qu'ils construisent de préférence près des maisons, quelquefois même dans leur intérieur et sur les palissades des cours. Tous deux se tiennent dans les buissons, mais sans que cela les empêche de se montrer dans les lieux découverts. Ils ne pénètrent point dans les grands bois, et ils ne se montrent point sur les terrains élevés. On les trouve toujours par paires, et ils ne vont jamais en familles ni en troupes. Leur vol ne se prolonge pas beaucoup, parce que leurs ailes, un peu courtes, ne sont pas très-fortes.

Fig 166. — Fournier mélanote.

J'ai nourri chez moi un Oiseau adulte de cette espèce pendant plus d'un mois; il était libre, et quoique, faute d'autre nourriture, il mangeât du maïs pilé, il préférait toujours la viande crue. Si le morceau était trop gros pour être avalé, il le pressait contre terre avec son pied, et le tirait avec son bec. Lorsqu'il voulait marcher, il s’appuyait vivement sur un pied, et levait l'autre en même temps avec la même promptitude, et, après l'avoir tenu un peu en l'air, il le posait en avant, et loin, pour lever l’autre. Après avoir répété plusieurs fois ce manège, il se mettait à courir avec rapidité; il s’arrêtait ensuite tout à coup, et il reprenait sa marche lente et grave. Il s’avançait ainsi alternativement à pas majestueux et précipités, d'un air libre et dégagé, la tête haute et le cou élevé. Quand cet Oiseau chante, il avance le corps, allonge le cou et bat des ailes. Son ramage, qui est commun aux deux sexes, et qui se fait entendre toute l'année, est d’un ton élevé, et consiste dans la répétition fréquente de la syllabe chi, d’abord par intervalles, ensuite prononcée assez vivement pour ne plus former qu'un fredon ou une cadence qui s'entend à un demi-mille. Le Fournier que J'avais dans ma maison chassait les Grives et les Habias lorsqu'ils approchaient de sa viande.

Le Fournier bâtit son nid dans un endroit apparent, sur une grosse branche dégarnie de feuilles, sur les fenêtres des maisons, sur les croix, les palissades ou sur les poteaux de plusieurs pieds de haut. Ce nid hémisphérique a la forme d’un four à cuire du pain; il est construit en terre, et quelquefois deux jours suffisent à sa construction. Le mâle et la femelle y travaillent de concert, et y apportent chacun une boulette d'argile, grosse comme une petite noix, qu'ils arrangent et vont chercher alternativement. En dehors, ce nid a 6 pouces et demi (0",18) de diamètre, et 1 pouce (près de 0,03) d'épaisseur. L'ouverture, pratiquée sur le côté, est du double plus haute que large. L'intérieur est partagé en deux parties par une cloison qui commence au bord de l’entrée, et va se terminer cireulairement à la paroi intérieure, en laissant une ouverture pour pénétrer dans une espèce de chambre où sont déposés, sur une couche d'herbes, quatre œufs un peu pointus à un bout,

d'un blane uniforme, et dont les diamètres ont 10 et 9 lignes (0,025 er 0,022; 0,054 et 0",023

selon M. D'Orbigny). Les Hirondelles brunes, les Chapis, les Perruches et d'autres Oiseaux, se ser vent, ainsi que nous l'avons déjà dit, des vieux nids de Fourniers pour y faire leur nichée; mais les maîtres de ces nids en chassent les usurpateurs quand ils en ont besoin, parce qu'ils ne se donnent pas la peine de faire chaque année de nouveaux nids, et les pluies ne les détruisent qu'au bout d’un certain temps. (Voy. dans l'Amér. mérid.)

Spix, le prince Maximilien de Neuwied et M. D'Orbigny, n'ont fait que confirmer l'exactitude de ces détails.

L'entrée de ce nid, dit le dernier de ces voyageurs, étant, comme celle desLimaçons, sur le côte, il est impossible de toucher les œufs sans le rompre; mais les Fourniers sont amis des habitants, et l'on respecte partout leur asile, ce qui ne contribue pas peu à les rendre des plus familiers.

Marcheurs et percheurs, on les voit à terre mener le même genre de vie que les Merlés, y courir, y gratter pour y chercher des Insectes et des graines; perchés, ils sont vifs, gais, aimant autant les murailles que les arbres, et faisant entendre ces gammes chromatiques si particulières, que nous ne retrouvons que chez les Anumbis, dans lesquelles le mâle chante avec force en baissant par demiton, tandis que, le plus souvent, sa femelle répète les mêmes sons à la tierce et bien plus bas. Rien de plus curieux que ce couple uni, défendant l'approche de son nid par ses cris, par ses postures menaçantes; rien de plus comique que ces petites scènes de jalousie entre le mâle et la femelle lorsque le premier la voit s'approcher des autres Oiseaux, ce qui ne les empêche pas de faire bon ménage. (Voyage dans l'Amérique méridionale.)

FOURNIER ROUX FURNARIUS RUFUS (Gmelin, Vieillot

Les côtés et le dessus de la tête, la partie supérieure du cou, du corps et les ailes, sont d'un roux brun, plus foncé sur la tête; une teinte plus claire de la même couleur marque le sourcil, et la partie extérieure de l'aile tire sur le châtain; une bande de roux faible traverse l'aile au-dessus des couvertures; la queue a la couleur du tabac d’Espagne; la gorge, le devant du cou, la poitrine et le ventre, sont d'un beau blanc, et les côtés du corps d'un roux brun; le tarse est noirâtre, et le bec brun en dessous et à la pointe, blanchâtre dans le reste. (D'Azara.)

Longueur totale, de 0,19 à 0®,90.

9me GENRE. — PICERTHIE. (Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.) LOCHMIAS. (Swainson.)

Ce nou est relatif à la conformation particulière de la queue, qui donne à ce genre, subdivision des Certhia de Linné, des rapports avec les Pics et les Picucules

Ac20, je guelte; uu:4, mouche

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Bec grêle, comprimé, assez long, non échancré, sensiblement arqué dans su seconde moitié; mandibule supérieure dépassant un peu l'inférieure.

Narines percées à la base du bec, et exuctement linéaires

Ailes courtes, dépassant de peu l'origine de la queue, obtuses.

Queue de longueur moyenne, arrondie à son extrémité; tiges des pennes caudales grêles, et prolongées au delà de la portion barbulée.

Tarses assez allongés, nus. écussonnés; doigt médian aussi long que le turse

Le type de ce genre, créé origmairement par Swainson, est une espèce déjà indiquée par Lesson sous le nom de Fournier Saint-Hilaire. C’est en effet près des Fouruiers que doivent être placées les Picerthies, très-distinctes d'ailleurs de ces derniers par leurs ailes plus courtes, et établies sur un autre type, par la forme ua peu différente de leur bee, par la disposition singulière de leur queue,

et par leurs narines linéaires. (Isinore Georrroy Sainr-Hicaire, Nouvelles Annales du Muséunr, tom. [, 1832, p. 392.) L'espèce unique que nous figurons habite le Brésil.

Fis 467 — Lochmias Sancti-Hilaru Fig. 468. — Lochmias Sancti-Hilart

Ilest curieux que, dans ses Compléments à Buffon. 1838, Lesson. donnant dans deux sections différentes les caractères des Lochmias de Swainson et des Picerthies d'Isidore Geoffroy Saint- Hilaire, dont il offre son Fournier Saint-Hilaire comme type, n'ait pas reconnu l'identité de caractères des deux genres, tous deux créés sur cette espèce unique. [1 se borne, à son article Lochmias, à dire : Is nous sont inconnus!

Fig 169 — Picerthie de Saint-Hilaire

PICERTHIE DE SAINT-HILAIRE LOCHMIAS NEMATURA. (Lichtenstein )

Le système de coloration de cette espèce, la seule connue, est lui-même assez différent de celui des vrais Fourniers. Elle a en effet le dessus du corps d'un brun roussâtre, la queue noirâtre, et le dessous du corps d'un brun écaillé de blane, surtout à la poitrine et à la gorge, où les plumes, en grande partie blanches, sont bordées et comme encadrées de brun. Enfin, une tache blanche allongée, placée de chaque côté, au-dessus de l'œil, et comparable, par sa disposition, à un sourcil, achève de caractériser spécifiquement la Picerthie d'Isidore Geoffroy Saint Hilaire. (Isinore Gror- FROY SAINT-ÎitaiRE.)

3" GENRE — HÉNICORNIS. HENICORNIS. (G. R. Gray.

Evixos, simple; covte, Oiseau

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Bec aussi long, ou plus long que la tête, presque droit, seulement courbé à la pointe, qui est entière.

Narines petites, basales, oblongues, ouvertes dans un sillon.

Ailes courtes, surobtuses; les première et seconde rémiges presque égales, les quatrième, cinquième et sixième les plus longues.

Queue médiocre, arrondie à son extrémité.

Tarses de la longueur du doigt médian, robustes, recouverts d'écailles; les doigts latéraux inégaux, l'interne le plus court, le pouce plus court que le médian; ongles médiocres, forts et courbes.

Fig. 170. — Henicornis phœnicura Fig. 171 — Henicornis phænicura.

Deux espèces de l'Amérique méridionale. Nous figurons l'espèce Henicornis phœnicura, qui a servi de type à M. Gould pour la création de ce genre, dont il est l'auteur avec le nom originaire d'Eremobius, qui a dù céder, comme ayant eté précédemment employé, à celui de M. Gray.

Fig. 172 — Hénicornis à queue rousse

Ces Oiseaux, d'après M. Darwin, qui a découvert l'espèce typique sur les côtes de la Patagonie, se tiennent dans les endroits couverts; ils courent en tenant la queue relevée; leur eri ressemble un

peu à celui des Fourniers: ils se nourrissent d Insectes et de Coléoptères, qu'ils cherchent à terre et an pied des buissons.

HÉNICORNIS A OUEUE ROUSSE. HENICORNIS PHOENICURA. (Gould, Gray.)

En dessus, d'un brun fuligineux ; les rémiges, d’un brun plus foncé, bordées largement d'un cendré obseur; une tache formant sourcil s'étend de la base du bec, en entourant l'œil, jusqu'au méat auditif; une tache semblable plus fine part du dessous du bee, et, encadrant la partie inférieure de la joue, va rejoindre la première derrière les oreilles; le menton, la gorge, la poitrine et le milieu du ventre, sont blanes; les flancs, le bas du ventre et les couvertures inférieures de la queue, sont d'un fauve blanchätre; la queue est couleur marron obseur, bordée ge noir à sa pointe; bec et pieds HOIrS.

Longueur totale, 0,169,

4e GENRE. — UPUCERTHIE. UPUCERTITIA, (Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.)

Par contraction de Upupa, huppe. et Certhia, Grimperean

CARACTÈRES GÉNERIQUES.

Bec très long (plus long que la tête), assez comprimé, mais peu élevé, arqué, non échancré; mandibule supérieure présentant supérieurement sur toute sw longueur une surface convexe à bords parallèles, étroite, entaillant un peu les plumes du front.

Narines basales, latérales, de forme allongée et irrégulière, non recouvertes par des écailles, mais bornées en arrière par les plumes du front, qui s'avancent un peu sur les côtés du bec.

Ailes courtes, dépassant à peine l'origine de la queue, subobtuses, la première penne étant trèscourte el suivie de quatre pennes sensiblement égales entre elles. et les plus lonques de toutes.

Queue un peu arrondie, les douxe pennes étant garnies de barbules sur toute leur longueur: leurs tiges, qui ne sont pas prolongées, élant d'auleurs assez épaisses et fortes.

T'arses assez courts, nus, couverts de grands écussons; doigts antérieurs assez courts el terminés par des ongles moyens; le médian avec son ongle un peu moins long que le tarse; pouce aussi court que le doigt interne, mais terminé par un ongle comprimé, aigu, arqué, égal en longueur à tout le reste du pouce. (sinore Grorrroy Sair-Hicaine, Nouvelles Annales du Muséum d'Histoire natunelle, AI832; 1-3, p.895.)

Depuis sa création par M. le professeur Isidore Geoffroy Saint-Hilaire sur l'espèce type Upucer- Una dumetoria, Upucerthie des buissons, découverte par M. D'Orbigny, nous ne sachions pas que ce genre ait rien perdu des caractères que nous venons de détailler par l'accession de quatre autres espèces également découvertes par le même voyageur, qui pour elles a lui-même adopté ce nom générique, non plus que par l'accession de cinq espèces plus anciennes qu'y a introduites M. G. R. Gray. Or, nous comprenons peu le motif qui a porté ce méthodiste à substituer, en 1846, à ce nom qui, de son aveu même, avait la proorité, ainsi qu'à celui de Ochethorhynchus, donné à deux espèces du même genre, en 1834. par Meyen; à celui enfin de Cüllurus, donné à une autre par Cabanis en 1844, celui de Cinclodes, créé par lui en 1840, et dont personne que lui ne s'était servi depuis cette époque M. Gray n’a en effet, par exception à ses habitudes pour ses compatriotes, donné aucun motif, et ilne peut avoir en ceci que l'excuse ou le prétexte de l'esprit de nationalité qui porte à tant d'injustices semblables les naturalistes de son pays. Qu'on se hasarde à un pareil procédé avec un homme à peine connu dans la science, il y a un certain manque de procédé; mais déposséder de la sorte un nom haut placé dans Ja science et qui y fera toujours autorité, il x a de plus inconvenance,

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