‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 2)Chapitre 16 sur 35 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

\àle de Célébes

1e GENRE. — MÉGALOPHONE. MEGALOPHONUS. (G. R. Gray.)

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Bec médiocre, plus court que la tête, mince, comprimé, à sommet recourbé jusqu'à la pointe.

Narines basales, latérales, recouvertes par une membrane.

Ailes courtes, subaiguës, à penne bâtarde courte, la seconde rémige égale à la troisième, toutes deux les plus longues.

Queue médiocre.

Tarses plus longs que le doigt médian; doigts courts et minces; ongles antérieurs très-courts, celui du pouce le plus long, effilé et très-aiqu.

Fig 190, — Megaluphonus apiatus Fig. 191. — Megalophonus apiatus.

Douze espèces, toutes de l'Afrique méridionale. Nous figurons le Mégalophone pyrrhonote.

Fig. 199. — Mégalophone pyrrhonote

Mêmes habitudes, à peu de chose près, que dans le genre Alouette.

Voici ce que dit Le Vaillant au sujet d'une espèce de Mégalophone (Brachonyx [Megalophonus] apiatus, Vieillot), que ce voyageur a nommée lui-même Alouette bateleuse.

De toutes les Alouettes du cap de Bonne-Espérance, c’est celle qui se rapproche le plus par son habitude de s'élever dans l'air de notre Alouette vulgaire d'Europe. Cependant, par la manière avec laquelle cette Alouette africaine opère son ascension, elle diffère à quelques égards de l'espèce eu-

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ropéenne, dont elle se distingue bien plus encore par son riche plumage agréablement bigarré. L’Alouette bateleuse ne s'élève pas à plus de quinze à vingt pieds de terre, et, pendant tout le temps qu'elle monte perpendiculairement, elle produit un bruit particulier par le mouvement précipité avec lequel elle frappe l'air de ses ailes, bruit qu’on entend de très-loin et qui lui a fait donner dans le pays Le nom de clapert-liwerk, que j'ai traduit par celui d'Alouette bateleuse. Arrivée au plus haut point où elle s’est élevée, et qui parait subordonné à l'impuissance de prolonger plus longtemps ce singulier battement d'ailes, elle entonne un cri pi-ouit, dont elle traîne la dernière syllabe pendant tout le temps qu’elle met à descendre, ce qu’elle fait en fermant entièrement les ailes et en décrivant une ligne oblique jusqu'à terre, où elle se repose une demi-minute tout au plus pour recommencer le même manège pendant quelquefois deux heures de suite sans interruption. C'est principalement dès l'aube du jour, et le soir au couclier du soleil et même une grande partie de la nuit, qu'on entend cet Oiseau dans tout le Swart-Land, les plaines arides du Piquet-Berg et le Karow, enfin dans tous les pays secs et sablonneux de l'Afrique, à l'une et l'autre côte, et même dans l'intérieur des terres. Mais il faut observer ici que ce manége de l'Alouette bateleuse n'a lieu que pendant la saison des amours, comme chez nous notre Alouette ne s'élève en chantant qu’au printemps seulement, et rarement durant le reste de l’année.

L’Alouette bateleuse ne se perche point; vivant toujours à terre, elle y cherche les Insectes et les graines propres à sa nourriture; c’est aussi dans une petite fosse que la femelle dépose quatre, cinq et quelquefois six œufs d'un gris vert, que le mâle couve à son tour et tout aussi bien que celle-ci. (Histoire des Oiseaux d'Afrique.)

MEGALOPHONE À GOUTTELETTES. MEGALOPHONUS GUTTATUS. (De La Fresnaye, Gray.)

En dessus de couleur ferrugineuse, chaque plume noire dans son milieu et terminée par une petite tache ou blanche ou d'un blane roussâtre; sourcils et une tache suboculaire blanchâtres; rémiges noires frangées d’un brun ferrugineux; queue noire, chaque rectrice latérale bordée entièrement d'un blanc roussâtre, les deux médianes d'un brun ferrugineux, noires dans leur milieu.

Longueur : 0,18 environ.

Habite l'Afrique australe, vers la rivière des Éléphants. 2m GENRE. — ALOUETTE. ALAUDA. (Linné.) CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.

Bec médiocre, conique, à arête supérieure légèrement convexe et mclinée vers la pointe, et comprimé sur les côtés.

Fig. 195. — Alauda arvensis. Fig. 194. — Alauda arvensis.

Narines basales, latérales, ovalaires, cachées par les petites plumes du front.

Ailes allongées, subaiguës, à rémige bätarde courte, la troisième généralement la plus longue.

Queue médiocre, légèrement échancrée.

Tarses de ta longueur du doigt médian; doigts médiocres et divisés, les deux latéraux presque égaux; ongles antérieurs très-courts; celui du pouce au contraire plus long que ce doïgt lui-même, très-mince, très-aiqu et presque droit.

Dix espèces de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Nous figurons quelques espèces européennes dont nous donnons aussi la description.

Le nom latin Alauda, donné à l’Alouette commune, dit Guéneau De Monthbeïllard, est, selon les auteurs latins les plus instruits, d’origine gauloise. Le nom celtique est Alaud, d'où nous avons formé Aloue, puis Alcuette.

L’Alouette est le musicien des champs; son joli ramage est l'hymne d’allégresse qui devance le printemps et accompagne le premier sourire de l'aurore; on l'entend dès les beaux jours qui succèdent aux jours froids et sombres de l'hiver, et ses accents sont les premiers qui frappent l'oreille du cultivateur vigilant. Le chant matinal de l'Alouette était, chez les Grecs, le signal auquel le moissonneur devait commencer son travail, et il le suspendait durant la portion de la Journée où les feux du midi d'été imposent silence à l'Oiseau. L'Alouette se tait en effet au milieu du jour; mais, quand le soleil s’abaisse vers l'horizon, elle remplit de nouveau les airs de ses modulations variées et soz nores; elle se tait encore lorsque le ciel est couvert et le temps pluvieux; du reste, elle chante pendant toute la belle saison. De même que dans presque toutes les espèces d'Oiseaux, le ramage est un attribut particulier au mâle de celle-ci; il est du petit nombre des Oiseaux qui chantent en volant; on le voit s'élever presque perpendiculairement et par reprises, et décrire en s’élevant une courbe en forme de vis ou de limaçon; il monte souvent fort haut, toujours chantant et forçant sa voix à mesure qu'il s'éloigne de la terre, de sorte qu'on l'entend aisément, lors même qu'on peut à peine le distinguer à la vue; il se soutient longtemps en l'air et il descend lentement jusqu'à dix ou douze pieds au-dessus du sol, puis il s'y précipite comme un trait; sa voix s’affaiblit à mesure qu’il en approche, et il est muet aussitôt qu'il s’y pose. Du haut des airs ce mâle amoureux cherche à découvrir une femelle qui réponde à ses désirs; celle-ci reste à terre et regarde attentivement le mäle suspendu en l'air, voltige avec légèreté vers la place où il va se poser, et lui donne le doux prix de ses chansons d'amour. Ce ne sont pas néanmoins les expressions de la constance; le mâle aussi bien que la femelle, animés des mêmes feux, pressés des mêmes désirs, ne forment que des unions passagères. Ce n'est point sans doute parmi les Alouettes qu'il faut chercher des modèles de fidélité; mais, comme la nature leur a généralement imprimé ce caractère de légèreté dont tous les individus, sans exception, suivent l'impérieuse impulsion, aucun n’en est tourmenté, aucun ne peut s'en plaindre sans cesser d’être Alouette, en sorte que chez ce peuple volage, mais aimable et peut-être heureux, il n'existe pas, à vrai dire, d'inconstance ni d’infidélité.

La femelle fécondée fait promptement son nid; elle le cache avec soin entre deux mottes de terre; il est plat, peu concave et presque sans consistance; de l'herbe, de petites racines sèches et du crin, le composent. Les œufs, au nombre de quatre ou cinq, ont des taches brunes sur un fond grisâtre; la femelle ne les couve que pendant quatorze ou quinze jours, et au bout de moins de temps les petits sont en état de se passer de ses soins. Après leur avoir donné la becquée pendant quelques jours, elle les instruit à chercher eux-mêmes leur nourriture et les fait sortir du nid avant qu'ils soient totalement couverts de plumes; aussi l'oiseleur est-il souvent trompé en ne trouvant plus dans le nid les jeunes que quelques jours auparavant il avait vus récemment éelos et presque entièrement nus. (Soxnini, Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle.)

Les petits se tiennent un peu séparés les uns des autres, car la mère ne les rassemble pas toujours sous ses ailes, mais elle voltige souvent au-dessus de la couvée, la suivant de l'œil avec une sollicitude vraiment maternelle, dirigeant tous ses mouvements, pourvoyant à tous ses besoins, veillant à tous ses dangers.

L'instinct qui porte les Alouettes femelles à élever et soigner ainsi une couvée se déclare quelquefois de très-bonne heure, et même avant celui qui les dispose à devenir mères, et qui, dans l’ordre de la nature, devrait, ce sembie, précéder. On m'avait apporté, dans le mois de mai, une jeune Alouette qui ne mangeait pas encore seule; je la fis élever, et elle était à peine sevrée lorsqu'on

m'apporta d'un autre endroit une couvée de trois ou quatre petits de la même espèce; elle se prit d’une affection singulière pour ces nouveaux venus, qui n'étaient pas beaucoup plus jeunes qu'elle; elle les soignait nuit et jour, les réchauffait sous ses ailes, leur enfonçait la nourriture dans la gorge avec le bec; rien n'était capable de la détourner de ces intéressantes fonctions; si on l'arrachait de dessus ses petits, elle revolait à eux dès qu’elle était libre, sans jamais songer à prendre sa volée, comme elle l'aurait pu cent fois. Son affection ne faisant que croître, elle en oublia à la lettre le boire et le manger; elle ne vivait plus que de la becquée qu'on lui donnait en même temps qu'à ses petits adoptifs, et elle mourut enfin consumée par cette espèce de passion maternelle; aucun de £es petits ne lui survécut, ils moururent tous les uns après les autres, tant ses soins leur étaient devenus nécessaires, tant ces mêmes soins étaient non-seulement affectionnés, mais bien entendus. (Guéxaup DE MoxrpeiLLARD.)

La nourriture la plus ordinaire des jeunes Alouettes sont les Vers, les Chenilles, les œufs de Fourmis et même des Sauterelles, ce qui leur a attiré, et à juste titre, beaucoup de considération dans les pays qui sont exposés aux ravages de ces Insectes destructeurs; lorsqu'elles sont adultes, elles vivent principalement de graines, d'herbe, en un mot de matières végétales.

Fig. 195. — Alouette à doigts courts. .

I faut, diton, prendre en octobre ou novembre celles que l'on veut conserver pour le chant, préférant les mâles autant qu'il est possible, et leur liant les ailes lorsqu'elles sont farouches, de peur qu'en s'élançant trop vivement elles ne se cassent la tête contre le plafond de leur cage. On les apprivoise assez facilement; elles deviennent même familières jusqu'à venir manger sur la table et se poser sur la main; mais elles ne peuvent se tenir sur le doigt, à cause de la conformation de l'ongle postérieur, trop long et trop droit pour pouvoir l’embrasser; c’est sans doute par la même raison qu'elles ne se perchent pas sur les arbres. D'après cela on juge bien qu'il ne faut point de bàtons en travers dans la cage où on les tient. On doit la compter parmi les Oiseaux pulvérateurs: aussi ceux qui la tiennent en cage ont-ils grand soin d'y mettre dans un coin une couche assez épaisse de sablon où elle puisse se poudrer à son aise et trouver du soulagement contre la vermine qui la tourmente; ils y ajoutent du gazon frais souvent renouvelé, et ils ont l'attention que la cage Soil un peu spacieuse.

En Flandre, on nourrit les jeunes avee de la graine de pavot mouillée, et, lorsqu'elles mangent seules, avec de la mie de pain aussi humectée; mais, dès qu'elles commencent à faire entendre leur ramage, il faut leur donner du cœur de Mouton ou du Veau bouilli, haché avec des œufs durs; on y ajoute Le blé, l'épeautre et Favoine mondés, le millet, la graine de lin, de pavots et de chènevis écra

sés, tout cela détrempé dans du lait; mais Frisch avertit que, lorsqu'on ne leur donne que du chènevis écrasé pour toute nourriture, leur plumage est sujet à devenir noir. On prétend aussi que fa graine de moutarde leur est contraire; à cela près, il paraît qu'on peut les nourrir avec toute sorte de graine et même avec tout ce qui se sert sur nos tables, et en faire des Oiseaux domestiques. Si l'on en croit Frisch, elles ont l'instinct particulier de goûter la nourriture avec la langue avant de manger. Au reste, elles sont susceptibles d'apprendre à chanter et d’orner leur ramage naturel de tous les agréments que notre mélodie artificielle peut y ajouter. On a vu de jeunes mâles qui, ayant été sifflés avec une turlutaine, avaient retenu en fort peu de temps des airs entiers, et qui les répétaient plus agréablement qu'aucune Linotte ou Serin n'aurait su faire.

M Barrington met l’Alouette commune (Alauda arvensis) au nombre des Alouettes qui chantent le mieux, et l'on s’est fait une étude de l’élever en volière pour jouir de son ramage en toute saison, et, par elle, du ramage de tout autre Oiseau, qu’elle prend fort vite pour peu qu’elle ait été à portée de l'entendre quelque temps, et cela même après que son chant propre est fixé; aussi M. Daines- Barrington l'appelle-t-il Oiseau moqueur imitateur; mais elle imite avec cette pureté d'organe, cette flexibilité de gosier qui se prête à tous les accents et qui les embellit. Si l'on veut que son ramage, acquis au naturel, soit vraiment pur, il faut que ses oreilles ne soient frappées que d'une seule espèce de chant, surtout dans le temps de la jeunesse, sans quoi ce ne serait plus qu'un composé bizarre et mal assorti de tous les ramages qu'elle aurait entendus.

Celles qui restent dans l'état sauvage habitent pendant l'été les terres les plus sèches; l'hiver elles descendent dans la plaine, se réunissent par troupes nombreuses et deviennent alors très-grasses, parce que, dans cette saison, étant presque toujours à terre, elles mangent pour ainsi dire continuellement. Au contraire, elles sont fort maigres en été, temps où elles sont presque toujours deux à deux, volant sans cesse, chantant beaucoup, mangeant peu et ne se posant à terre que pour faire l'amour. Dans les plus grands froids, et surtout lorsqu'il v a beaucoup de neige, elles se réfugient de toutes parts aux bords des fontaines qui ne gèlent point; c'est alors qu’on leur trouve de l'herbe dans le gésier; quelquefois même elles sont réduites à chercher leur nourriture dans le fumier de cheval qui tombe le long des grands chemins; et, malgré cela, elles sont encore plus grasses que dans aucun temps de l'été. ({dem.)

Ces réunions nombreuses sont des dispositions à un départ prochain pour une partie des Giseaux qui les composent.

La plupart des naturalistes ont nié mal à propos que les Alouettes fussent des Oiseaux de passage, attribuant à des coups de vent survenus pendant leur ascension aérienne Ja rencontre qu'on en fait en mer dans leur traversée de la Méditerranée, où elles s'abattent quelquefois sur les vaisseaux. L'ile de Malte et d’autres iles orientales de la même mer leur servent de points de repos, et elles terminent leur voyage sur les côtes de la Syrie et de l'Égypte, d’où elles se répandent jusqu'en Nubie et sur les bords de la mer Rouge, en Abyssinie. À mon propre témoignage je puis joindre celui de Thévenot, qui à vu arriver en Égypte les Alouettes dont le passage dure de septembre à la fin de l'année; celui du chevalier Desmazis, cité par Guéneau De Montbeillard, témoin oculaire du passage des Alouettes à l'ile de Malte; celui de M. Lottinger, mon compatriote, et ornithologiste trèszèlé, qui a observé qu'en Lorraine il y a un passage considérable d'Alouettes se terminant précisément à l’époque où elles arrivent à Malte; qu'alors on n'en voit que très-peu et que les passagères entraînent avec elles plusieurs de celles qui sont nées dans le pays; enfin le témoignage des chasseurs qui savent observer.

Mais, si l'émigration des Alouettes ne peut être révoquée en doute, il est aussi vrai de dire qu’elle n'est que partielle, et qu'une grande quantité d’entre elles restent dans les pays qui les ont vues naître. Ce n’est pas, au reste, la seule espèce d'Üiseaux qui se partage ainsi en sédentaires et en voyageurs. Quel motif détermine cette séparation de la famille? quelle cause produit des effets si divers dans les mêmes animaux”? Nous l'ignorons, et c'est un objet digne des recherches des observateurs à grandes vues, de ceux qui étudient la nature dans son véritable et immense domaine, etne se renferment pas dans les cabinets avec les lambeaux inanimés de ses productions.

Quoique très fécondes, les Alouettes sont moins nombreuses de nos jours qu'elles ne l'étaient autrefois. L'on a observé, et c'est une remarque que j'ai été à portée de faire moi-même, que la quantité des Alouettes a sensiblement diminué depuis quarante à cinquante ans (1816). Plusieurs causes

concourent à cette diminution. Les grands froids, et surtout les neiges abondantes dont la terre reste longtemps couverte, font périr une prodigieuse quantité d’Alouettes; on les a vues, dans ces moments de disette extrême, se réunir en bandes, s'approcher des villages, se réfugier jusque dans les maisons, et, maigres et exténuées, ne plus avoir la force de fuir et se laisser tuer à coups de perches. Les Oiseaux de proie en détruisent aussi beaucoup en été; mais l'homme est ici comme en tout le plus vorace, le plus acharné, ajoutons le plus imprévoyant des destructeurs. (Sonxixr.)

ALOUETTE CALANDRELLE. ALAUDA BRACHYDACTYLA.

Parties supérieures d’un cendré roussâtre, tacheté de brun; parties inférieures d’un blanc plus ou moins nuancé de roux à la poitrine et sur les flancs, avec quelques taches confluentes brunes au bas et de chaque côté du cou; lorums et sourcils d'un blanc sale; région auriculaire variée de brun et de roussâtre; rémiges brunes bordées de roux clair; rectrices également brunes et bordées avec les deux plus externes, en grande partie lavées de blanc et de fauve; bec brun; pieds rougeätres; iris brun clair.

Longueur totale : 0,14.

Elle habite la Provence, la Champagne, les Pyrénées, le long de la Méditerranée et presque tout le midi de l'Europe; est très-répandue depuis le Pruth jusqu'à la mer Caspienne, et a été prise dans les environs de Paris. (DeGLann.) ;

ALOUETTE DU DÉSERT. ALAUDA DESERTORUM. (Lichtenstein)

Parties supérieures d'un roux isabelle, sans taches, plus intense au croupion et aux sus-caudales; parties inférieures d'un isabelle plus clair, avec quelques mèches plus foncées sur les côtés de la poitrine et à la gorge, qui est blanchâtre; pennes alaires et caudales brunes, lisérées de roux isabelle: bec blanchâtre; pieds d’un brun elair.

Longueur totale : 0,155.

On trouve cette espèce dans le sud de l'Europe, en Grèce, dans le midi de l'Espagne, en Portugal et dans le nord de l'Afrique. (Decrann.)

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