‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 3)Chapitre 22 sur 81 · MACAQUE TOQUE. MACACUS RADIATUS. (Desniarest · texte numérisé non relu

MACAQUE TOQUE. MACACUS RADIATUS. (Desniarest

C.vRACTÈRES SPÉCIFIQUES. — Pelage d'un brun verdâlre sur le corps et la tète; dessous du corps et de la queue, et partie interne des membres, blancs; membres grisâtres sur leur face externe; queue brunâtre ou noirâtre en dessus.

Habite l'Inde, et principalement la côte de Malabar.

Le macaque toque a été décrit, par Ruffon, sous le nom de bonnet chinois, qui a été donné aune autre espèce par Geoffroy Saintllilaire.

Cet animal est surtout remarquable, dit Frédéric Cuvier, par la singulière forme de sa tète et de son museau. Sous ce rapport, il diffère extrêmement de toutes les autres espèces de macaques, qui

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Fig. 103 — To\iue mâle.

ont généralement un museau lourd et épais, tandis que ce toque l'a mince et étroit, ce qui semble donner plus d'aplatissement à son froni, dont la nudité et les rides sont, pour lui, des caractères exclusifs. Une autre partie de son organisation le caractérise encore : c'est la forme du gland. Chez le macaque, le magot et le rhésus, cet organe est simplement piriforme ; chez le toque, il se compose de trois parties distinctes : l'antérieure, qui est en forme de poire, et la postérieure, formée de deux bourrelets épais; de sorte que, dans l'érection, la coupe longitudinale de ce gland présenterait la ligure d'une feuille à trois lobes, les deux latéraux arrondis, et le moyen allongé. Pour tout ce qui concerne les autres organes essentiels, ce toque ressemblait aux macaques que nous avons déjà décrits; il en avait les dents, les sens, les membres, et il les employait aux mêmes usages qu'eux.

Son pelage, composé de poils soyeux seulement, était d'un gris verdàtre, parce que lei poils, tous gris à leur moitié inférieure, avaient leur aulre moitié divisée par anneaux noirs et jaune sale; le dessous du corps, la face interne des membres, et le dessous de la queue, étaient blanchâtres; le dessus de la queue avait la couleur du dos; les poils divergents du dessus de la tète n'étaient pas fort longs, et leur divergence est un des caractères constants de cette espèce : tous les individus que j'ai vus avaient cette calotte de poils; ainsi, les conjectures de Daubenton, et celles de Buffon même, pour assimiler cette disposition de poils de la tête à un accident semblable à celui qui produit l'aigrette des jeunes macaques, paraissent tout à fait dénuées de fondement. La peau des mains était violûtre; celle de la face du corps, et de toutes les autres parties nues, était d'une couleur livide;

quelques poils rares garnissaient le front, rouvert, comme nous l'avons déjà dit, d'un assez grand nombre de rides, et quelques mouslaclies, très-eourtes. s'apercevaient sur la lèvre supérieure; les joues étaient creuses, et l'oreille avait un pli qui en rabaissait la pointe : mais c'est sans doute un simple accident, car tous les autres individus que j'ai observés avaient cette pointe relevée et tout à fait semblable à celle des macaques dont nous avons déjà donné les figures.

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