HURLEUR DISCOLOR. STENTOR DlSCOLOIt. (Spix
9. HURLEUR A QUEUE JAUISE ET NOHiE. STEXTOIl FLAYICAUDÀTUS. (UumbolJl.)
10. HURLEUR ARABATE. STEXTOIi sm.iMIXEUS. (Geoffroy Saiiil-Hilaire.)
Eig. 1Ô7.
Hurleur aululc. (Vl'Iius du Jlusouui )
Atèlc j laru ccicailr'ce (l'uniulle).
-2-"' GENRE. - ATÈLE. ATELES. (Geoffroy Saiiil-llilaire.)
ATcXr,;, inipjrl'ait.
CARACTÈRES CÉ.NÉRIQUES.
Mains antéricincs n'mjanl que quatre iloiçils appanntx.
Membres aiilérieurs tris-lonrjs et Irts-çjrêtes.
Qitcne iris-tonqiie, caHense iiiférietirement dmis sa partie terminale et fortement prenante.
Les atèles se dislinguenl par l'étal rudimentaire du pouce des mains antérieures, caractère que nous avons déjà trouvé dans quelques singes de l'ancien continent (genre colobe), et par la facilité qu'ils ont de saisir les corps avec l'extrémité calleuse de leur queue. Enfin ils sont remarquables par les proportions de leurs membres antérieurs, et la coloration rouge-brun de cuivre de leur face.
Liés de la manière la plus intime, soit avec les burleurs, qui les précèdent, soit avec les lagotriches, qui vont les suivre, ils en diffèrent, dit Lesson, d'une manière bien remarquable, en ce qu'ils manquent du caractère essentiel, non-seulement de la famille des singes, mais même de l'ordre des quadrumanes. Les atèles n'ont point de pouces aux mains antérieures, ou, si les pouces existent, ils sont si rudimentaires, qu'ils restent cachés sous la peau; de \\ leur nom d'alèles ou sinijes imparfaits. Déjà les hurleurs ont, aux mains antérieures, des pouces courts, peu libres dans leurs mouvements, peu opposables aux autres doigts, et par conséquent d'un usage borné dans la préhension. Chez les atèles, l'emploi de ces pouces devient tout à fait nul, aussi bien lorsque leur extrémité parait à l'extérieur que lorsqu'ils sont complètement cacl es sous les téguments.
Il semble que, dans ces deux groupes de sapajous, quelques-unes des fonctions qu'exerce ordinairement la main aient été dévolues au prolongement caudal, et que l'extrême développement de ce dernier organe soit lié nécessairement à l'atrophie plus ou moins complète des pouces.
Chez les hurleurs, les membres sont proportionnés au corps, et les pouces ne font que s'atrophier; chez les atèles, les membres, et plus spécialement les mains, sont d'une excessive longueur, et les pouces avortent presque coraplélemenl. Et il est si vrai que ces deux conditions organiques sont liées l'une à l'autre, que, chez les lagolriches, dont l'organisation répète presque en tout point celle des atèles, nous verrons en même temps les pouces reparaître et les mains se raccourcir. Au reste, si les membres ont une longueur considérable chez les atèles, ils sont aussi excessivement grêles, d'où résultent pour eux des habitudes et des allures très-remarquables; leur marche ressemble à celle des orangs, qui ont aussi des membres longs et grêles. Comme ces derniers, ils sont obligés, lorsqu'ils veulent marcher a quatre pieds, de fermer le poing et de poser sur la face dorsale des doigts. Dans quelques cas, les atèles, ce qui est aussi une habitude commune aux orangs. ont uu autre mode de progression un peu plus rapide : après s'être accroupis, ils soulèvent leur corps à l'aide de leurs membres antérieurs, et les projettent en avant, comme font les gens qui se servent de béquilles, ou bien encore comme le font les culs-de-jatte.
Les vertèbres caudales, et particulièrement les premières, sont hérissées de nombreuses et fortes apophyses servant de points d'insertion a des muscles puissants, tandis que les os des membres sont i;rêles et sans aspérités. L'os hyoïde des atèles peut être comparé, en petit, à celui des hurleurs; seulement, le corps de cet os forme une lame étendue de haut en bas et recourbée d'avant en arrière. Au reste, cette ressemblance anatomique, assez éloignée, n'entraîne point une ressemblance dans la voix. Celle des aléles. aussi bien que celle des genres suivants, est ordinairement une sorte de siftlement doux et tlùté qui rappelle le gazouillement des oiseaux.
Les atèles sont généralement doux, craintifs, mélancoliques, paresseux, et très-lents dans leurs mouvements. Ou les croirait presque toujours malades et souffrants; cependant, lorsqu'il en est besoin, ils savent déployer beaucoup d'agilité, et franchissent, par le saut, d'as.sez grandes distances. Ils ^ivent, en troupes, sur les branches élevées des arbres, et se nourrissent principalement de fruits. • In a.ssure qu'ils mandent aussi des racines, des insectes, des mullus(pies el de petits poissons, et
inèiiio qu'ils vont pècht'r Jcs liuilres pondant la niari'C basse et lmi biisent les coquilles entre deux pierres.
Dampier, auquel nous empiunluns ee l'ail, et d'Aeosta, rapportent encore quelques autres eirconslances propres à nous donner une haute idée de l'intelligence et de l'adresse de ces animaux Ils afllrmenl que, lorsque des atèles veulent traverser une petite rivière ou passer, sans descendre à terre, sur un arbre trop éloigné pour qu'ils y puissent arriver par un saut, ils forment une chaîne, dont le premier anneau, qui est toujours la queue recoquillée de l'un d'eux, est lixé sur une branche d'arbre prolongée au-dessus des eaux. L'atèle qui forme le premier anneau saisit, avec une dv ses mains, l'atèle qui forme le deuxième; celui-ci fait de même à l'égard d'un troisième, et ainsi de suite. La chaîne, quand le ilernier anneau quitte le sol, est raccourcie par un plissement des membres que tous exécutent. Enfin mise en mouvement, et balancée sur son point d'attache, elle est lancée à propos vers un arbre de la rive opposée. I^eur queue, outre sa fonction la plus habituelle, celle d'assurer la station en s'accrochant à quelque branche d'arbre, est employée par eux à des usages très-variés. Ils s'en servent pour aller saisir au loin divers objets sans mouvoir leur corps, et souvent même sans mouvoir leurs yeux; sans doute parce que la callosité jouit d'un toucher assez délicat pour rendre inutile, dans quelques occasions, le secours de la vue. Quelquefois ils s'enveloppent dans leur queue pour se garantir du froid, auquel ils sont très-sensibles; ou bien ils l'enroulent autour du corps d'un autre individu.
INous n'avons jamais vu aucune espèce se servir de sa queue pour porter sa nourriture ù la bouche, quoi qu'en disent quelques voyageurs. Leurs mains, que l'absence de pouces, leur étroitesse et leur extrême longueur rendent d'une forme désagréable, mais qui sont loin d'être sans adres.se, remplissent constamment celle fonction. (Lesson.)
Les disproportions des parties chez les atèles, leurs membres effilés, l'excessive longueur de leur queue, les ont fiit appeler, par les voyageurs, sinfics-aruijitiéci. Leur main, dépourvue de pouce, paraît sans paume et termine d'une manière désagréable un bras dcjù trop long et trop nuiigre; et, ce qui ajoute A cette mauvaise grfice, est la gêne où les jette, pendant le repos, la nécessité de pourvoir au placement de leur longue queue, qu'ils traînent après eux et que son volume rend en effet liè.s-exigeantc. Car, ou ils semblent l'oublier, l'ayant à leur suite, ordinairement recoquillée vers l'exlréniilé; ou bien ils en ])lacent la portion préhensible à l'entour de quelque branche; ou, enfin, ils la ramènent en manière de ceinture autour de leur corps.
Mais les atèles sont-ils en volonté d'agir? leur queue est presque leur unique instrument de préhension; c'est le plus puissant, celui, par conséquent, dont ils préfèrent l'emploi. Ses trente vertèbres, enrichies de fortes et larges aspérités, offrent aux muscles des points d'attache multipliés et solides; son quart terminal est nu et calleux en dessous. Cette portion s'enroule, et s'emploie spécialement à saisir : c'est une main à l'extrémité d'un long levier, d'une adresse parfaite, d'une puissance éprouvée. Enlacée en spirale autour d'une branche, elle suffit pour contre-balancer l'adion de la iiesanteur, quand l'animal s'est confié à sa force de préhension, et qu'il demeure suspendu aux arbres sans autre soutien que la queue.
Les femelles ne se distinguent point facilement des mâles à la simple vue; un prolongement extraordinaire du clitoris, à la base duquel s'ouvre néanmoins le nuvat urinaire, a tout à fait Tap- ]>arence de l'organe sexuel mâle.
Les atèles sont couverts de longs poils secs et roides; ceux de la tête rayonnent d'un point central, et sont ordinairement disposés en une sorte de chevelure rabattue par devant.
Ces singes vivent en troupe sur les arb'res; s'ils craignent quelque surprise, ils s'y tiennent suspendus par la queue; car, alors, ils ont mieux l'œil au guet, et sont plus dispos puni' échapper et fuir.
Le Muséum de Paris en a possédé plusieurs vivants, entre autres deux femelles, qui vivaient dans une parfaite intelligence; sensibles au froid, elles s'embrassaient corps à corps, et se servaient de leur queue comme d'une excellente fourrure, en s'en enveloppant le corps. En cet état, elles paraissaient un seul être surmonté de deux têles, mais, ce qui donnait surtout du piquant à ce spectacle, c'est (pie ('liaque tête, impressionnée diversement, s'agitait, se mouvait à part. Ces deux singes se quittaient rarement ; ou l'un d'eux s'appuyait négligemment sur l'autre, ou lui sautait sur le dos et lui rendait le service de le débarrasser de la vermine. Ils prenaient leur nourriture en commun, et.
AU"-lc coniln
PI. 2ô.
QlIAimUMANES. lt)I
dans ces niomenls dV'prcuvc pour laniitii', le sentinienl de raniour de soi ne prévalait jamais, ou, du moins, n'excitait point entre eux de sérieux débats; mais quand l'un avait négligé un fruit ou une racine, l'autre s'en accommodait d'abord et le négligeait bientôt à sou tour: manège ((u ils répétaient assez souvent plusieurs fois de suite. (("iI'.ofi'hoy Saint-Hii.aiue )
On rapporte que les aléles ne font qu'un seul petit par portée. Ils ont pour ennemis les petites espèces de chats et les serpents, qui les poursuivent sur leurs arbres. En capliviiè, ces singes se tiennent des journées entières presque sans mouvement et perchés sur les bâtons de leur cage. Desmoulins.)
Ce genre, répandu dans une grande partie de l'Amérique du Sud, comprend quelques espèces, toutes très-voisines les unes des autres et se ressemblant même, pour la plupart, par les couleurs de leur pelage, mais il en est qui ont un rudiment de pouce aux membres antérieurs.
Les atéles semblent être pour l'Amérique ce que les semnopilhèques sont pour l'Asie méridionale : ils ont la lenteur, la gravité, la pruilence de ceux-ci; comme eux aussi ils ont la tête ronde, les nunnbres longs et grêles, l'abdomen volumineux et la queue longue; seulement celle des atèlcs est prenante, landis que celle des semnopithèques, au lieu de leur servir d'organe de préhension, leur tient lieu de balancier.
Lorsque les atéles voient une personne dans des localités où ils n'ont pas encore trop appris à craindre ou à fuir les hommes, ils se rajiproclient d'elle et lui jettent de petites branches, ou même leurs excréments. Us agissent sans doute ainsi toutes les fois qu'ils aperçoivent un être nouveau, et par l'impulsion d'un instinct dont le but est plutôt d'inquiéter que de menacer ou de nuire; car, dans ce cas, ils paraissent agir sans colère. Lorsqu'on leur fait la chasse et que l'un d'eux a été atteint d'un coup de feu, ils fuient tous au sommet des arbres, qu'ils ne quittent guère que pour boire, et ils poussent des cris lamenlables; celui qui est blessé porte ses doigts à sa plaie et regarde couler son sang jusqu'à ce qu'affaibli il perde connaissance et meure; alors il reste sus])endu à l'arbre, si, ce qui est ordinaire, sa queue étreignait une branche, car cet organe a la faculté de se contourner de lui-même à son extrémité, dès qu'il est étendu dans le reste de la longueur.
Ce sont des animaux qu'on apprivoise bien facibment et que les caresses et les bons traitements rendent très-affeclueux. On assure même, mais la chose parait douteuse, qu'ils sont susceptibles de se prêter à différents services domestiques. (Fiiédéric Cuvier.)
§ V. — Pouces kudimektauies.
I ATiCLlî COAITA. ATF.LES PANISCUS. (Gcoiïroy S.iiiit-llilairc.)
C\nACTÈnEs SPÉCIFIQUES. — Pelage noir, face de couleur de mulâtre. Habite la Huyane.
Diifi'on a donné â cette espèce le nom de coaila, .sous lequel il est connu à la Cuyanc, et les zoologistes le lui ont conservé.
Nous joignons communément à l'idée de singes, dit Frédéric Cuvier, celle de pétulance et d'activité, et nous voyons, dans la structure des membres de ces animaux, une des sources principales de la vivacité de leurs mouvements et de leur prodigieuse adresse; en effet, lorsque nous voulons nous représenter un animal indolent, dont toutes les déterminations sont molles et incertaines,- nous lui donnons un corps épais et des membres courts. En un mot, c'est dans l'organisation, dans la disposition et les rapports des os et des muscles, que nous voulons surtout trouver l'explication de le facilité plus ou moins grande avec laquelle les actions s'exécutent. Un être qui, avec les dispositions organiques les plus favorables, n'agirait cependant qu'avec lenteur et embarras, nous semblerait un contre-sens, et nous craindrions d'en accuser la nature. Mais, dans les .sciences, une seule observation nouvelle suffit pour détruire les règles les plus solidement établies en apparence, et
U»2 HISTOIRE NATUltELLE.
nous (levons lonjnurs crnindic quo ce qui nons paraîi è;re \c plus nécessaire ne le soit nullement pour elle. Par exemple, le eoaila, qui est un sinj^e mieux conformé encore que les auires pour se mouvoir avec vivacité, puisqu'il a des membres plus longs et une queue qui est pour lui une cinquième main, ne se remue généialement qu'avec lenteur, et, pour ainsi dire, en se traînant. Ses bras et ses jambes semblent ne se déplacer qu'avec peine; on dirait qu'il a besoin d'une détermination nouvelle pour chacun de ses mouvements, et que l'intelligence, qui agit avec tant de lenteur, est d'une nature particulière Cet animal est cependant bien loin d'être dépourvu de jugement : je pense même qu'il en a plus que la plupart des autres singes, et surtout que les plus pétulants, et il joint à beaucoup de pénétration le naturel le plus doux, les besoins les plus affectueux. Tout son corps est recouvert de ]ioils noirs, soyeux, rudes et longs, mais moins épais aux parties inférieures qu'aux supirieures; il n'a aucune trace de poils laineux. La face, ainsi que la peau du corps, est d'une couleur de cbair cuivrée, et les mains sont noires. Les antérieures sont entièrement dépourvues de pouce à l'extérieur. D'ailleurs, ces organes sont conformés comme ceux des autres quadrumanes, si ce n'est que le coaita a les doigts plus longs. Les dents sont frugivores : il a quatre incisives ù chaque màclioire, deux canines et douze molaires à couronne mousse, comme celles de l'homme. Ces singes ont les plus grands rapports avec les sajous: les yeux ont la pupille ronde; les oreilles res- .semblent aux nôtres, mais n'ont point de lobe; les narines s'ouvrent sur les côtés du nez et sont séparées ]iar nue large cloison. Les lèvres sont très-minces, la langue est douce, et la queue, qui est prenante, est terminée eu dessous par une partie nue, recouverte d'une peau très-délicate qui partage avec les quatre mains le sens du toucher. Le vagin ne consiste qu'en une petite ouverture, mais le clitoris est eu quelque sorte développé d'une manière monstrueuse; il a près de deux pouces de longueur, et est couvert en dessous par un sillon profond qui est en quelque sorte une continuation de la vulve; mais, quoique un peu plus gros à son extrémité que dans sa longueur, il n'y a pas proprement de gland. Les mamelles situées sous les aisselles se montrent par un mamelon noirûtre. Mais ce qui distingue encore ce singe de tous les autres, c'est la grosseur de son ventre, qui semblerait annoncer des intestins très-volumineux. 11 se sert de sa queue comme d'un cinquième membre, pour empoigner, pour se suspendre, pour approcher même de lui les objets qui en sont trop éloignés et ([u'il ne peut atteindre avec ses mains. Uans tous ses mouvements, il l'enroide autour de tous les corps qui sont à sa portée, comme s'il voulait se précaulionner contre une chute, dans le cas où les corps sur lesquels il s'appuie fuiraient sous ses pieds. Sa, voix est un son aigre et pleureur, qu'il fait entendre surtout lorsqu'il désire quelque chose, et souvent il l'élève et la prolonge beaucoup. On dit qu'on rencontre souvent ces animaux en grandes troupes dans les forêts de la Guyane et du lirésil, d'où ils sont originaires, se balançant suspendus aux branches des arbres.
2. ATELli A FRONT ULAiSC. ATELES MAIIGIXATUS (Geoffroy Sainl-Iiilairc 1
CARACTtnEs sniciFiQi'ES. — l'elage noir; l'ace entourée, surtout supérieuienieni, d'une fraise de poils blancs.
Habite le Brésil et les bords des llcnves Santiago et des Amazones.
Ce singe, designé par M. de Ilumholdl sons le nom de clinva, ressemble à l'alèle coaita plus ((u'à toute autre espèce noire du genre ; il en a la physionomie, les proportions, les couleurs et le pelage, à l'excejition des parties blanches des joues et du front; la face est de couleur tannée, et non pas noire comme celle du cayou; son ventre, sa poitrine et la face interne des membres sont revêtus de poils noirs et non de poils blancs comme ces mêmes parties chez le beelzehuth; enlin, il n'a point, comme le chameck, un rudiment du pouce aux mains antérieures. En elfet, ce coaita à front blanc est entièrement revêtu d'un poil noir, long, soyeux et beaucoup plus rare aux parties inférieures du corps qu'aux supérieures; sa face, de couleui' tannée, n'a de poils i-eniarquables ([u'au-dessons di's pommettes, et ses poils sont noirs; dans tout li' reste on n'aperçoit que (piehpies ]ioils êpars, courts, et ipii ne déguisent point la conlenr de la peau La tace interne des mains cl la partie nue de la qiu'ue sont
(HIM»rilIM\NF,S.
I '.tr.
vi(il;"ilri's. Les |i(iils du dos, di'S ( ùlcs du ('oi'iis, des i iiisscs, des jandics. drs lirais cl de l:i ((iii'iic. soiil diiiiîc'S dans le sens ordinaire; ceux de la lète, par contre, soni dirii^és d'arrière en avanl. tandis (jne ceux du front, s'élevant à peu près droit, forment, en s'opposant aux premiers, une sorte (le toupet, qui fait que la partie blanche du front est celle qui frappe le plus vivenieiil l'observateur. liCs poils de l'avanl-liras, près du coude, se dirigeant d'avant en ariièrc, se reploient à la rencontie de ceux du bras, qui se reploient èi,;alenieiit. (FiuiDÉnic ('.uvii:r, )
Dans les mâles adultes, les poils blanclifltres du toupet sont teints de jaunâtre; dans la femelle, ils sont blancs, et les jeunes n'ont point l'eiicadrenient de la face qui distinij^ue les individus Agés. On voit seulement quelques poils rares blanchâtres au bout du museau. C.eitains individus ont i)résenté des poils longs et blancs au menton cl près de la bouche. (Desmakest.)
' '• ATI'M.K CAVdtl MI-I.HS Ml- IL ll'ivdoric Ciivior.)
(!,\ii,\(,TiîRKs si'ÉciFiQUEs. — Pclagc uoir: l'ace nuiie. un peu ridéiv Habite le lîresil et la Giivane.
Fig. 158 — Alùlc layou.
L'individu qui a été obscné-piir tiuvicr ctail une jeune femelle; son pidage ètail long, soyeux, un peu dur el tout à fait semblable à celui du coaita. i-es poils avaient moins de longueur sur la tète et la queue que sur le reste du corps, où ils suivaient la direction ordinaire d'avant en arrière, tandis que sur la tète ils allaient d'arrière en avant et tombaient sur le front de l'animal. La peau revêtue de ]ioils est d'un noir tanné ; celle de la face est d'un noir mal, rugueuse et ridée La pupille est brune et les organes ffénitaux couleur de cliair.
i. ATÈI.E BEELZEBUTII. ATELES BEEl.ZEBVTn. (Cooirroy Sainl-IIllaiie.)
Caractèiies spécifiques. — Pelage noir brunâtre; dessous du corps et parties iiilernes des membres d'un blanc légèrement jaunâtre.
Ilaliitc les bords de l'Uiènoipie.
Ce singe a le pelage d'un noir-biun, un peu moins foncé cependant sur la croupe qu'ailleurs; et d'un blanc sale jaunâtre sous la gorge, la poitrine cl le ventre. On remarque également une ligne d'un blanc sale jaunâtre sur la face interne des bras et des avant-bras, depuis l'aisselle jusqu'au poignet, et une autre ligne pareille sur la face interne des cuisses et des jambes jusque près le talon; la face inférieure de la (jueue. dans une longueur de deux pouces près de son origine, est également blanchâtre. Une ligne rousse sur chaque flanc sépare la couleur du dos de celle du ventre.
Le mu.seau est as.sez prolongé et détaché de la face; les oreilles sont assez semblables à celles de l'homme, mais sans tragus; l'œil est noir; les paupières et le tour des yeux sont couleur de chair, et le reste de la face d'un rouge-brun; les lèvres sont très-extensibles; le dessus de la tète est cou-
Atèli! Métis.
voi t de poils jusqu'aux sourcils, et ceux des sourcils, plus noirs, sont relevés, et composent un bandeau élroil; ceux du dessus du cou, de l'occiput et du vertex, prennent leur direction en avant. et se rencontrent en opposition avec ceux des sourcils; les joues ont quelques poils noirs épars, et on en voit davantage sous le cou; les poils des avant-bras ont, comme ceux de l'orant; et ceux de l'homme, leur pointe tournée du côté du coude.
Ces singes parcourent en petites troupes les rives de l'Orénoque; ils sont d'un naturel fort dou.\, triste et craintif. Us font souvent la grimace en avançant beaucoup les lèvres, qui sont très-mobiles, ils ne deviennent méchants qu'après avoir été vivement inquiétés. En captivité, on en a vu dormir embrassés par couple, à la manière des makis, et s'enroulant mutuellement de leur longue queue. (Desmarest.)