ONCE. Buffon: FELIS UNCIA. Gmelin
CaRaGTÈRES SPÉCIFIQUES. — Plus petit que le Léopard, car il n’a pas beaucoup plus de 1",25 de longueur totale, non compris la queue, qui est aussi longue que le corps moins la tête; pelage plus long, d'un gris blanchâtre sur le dos et sur les côtés du corps, et d'un gris encore plus blane sous le ventre, et étant, comme celui du Léopard, moucheté de taches en rose, à peu près de la même grandeur et de la même forme, mais plus irrégulière.
La plupart des naturalistes ont cru que l'Once de Buffon devait être le même animal que le Jaguar ou Felis onça Linné, et il est résulté de cette opinion que ce Carnassier à été rayé des catalogues mammalogiques comme faisant double emploi. Cependant G. Cuvier, dans une addition qu'il plaça à la fin du tome IV de l'édition in-4° de ses Recherches sur les ossements fossiles, publia une note par suite de laquelle l'existence de cette espèce, dont on avait douté, sembla démontrée. « L'Once de Buffon, dit-il, qui n'avait pas été vue depuis ce grand naturaliste, parait s'être retrouvée. M. le major Charles Hamilton Smith, l'un des naturalistes qui connaissent le mieux les Quadrupèdes, m'a fait voir le dessin d’un animal que le roi de Perse avait envoyé au roi d'Angleterre, et qu’on nourrissait à la Tour de Londres. Il venait des hautes montagnes du nord de la Perse, et il offre tous les caractères qu'on observe dans la description de Buffon, ete. » Il est probable que cet animal, qui parait destiné à vivre dans des pays assez froids, est celui qui se trouve au midi de la Sibérie et dans le nord de la Chine, ete. Le même animal est le Fehs panthera d'Erxleben, et le Felis irbis, Müller, et a été admis assez récemment comme espèce distincte, par Lesson, ainsi que par M. Boïtard, dans son article Chat du Dictionnaire universel d'Histoire naturelle
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ATS HISTOIRE NATURELLE. -
On le trouve en Perse, dans la Sibérie orientale, et jusque sur les bords du lac Baïkal. Quant à ses mœurs, Buffon, qui seul en a parlé, a tellement confondu son histoire avec celle d’autres grands Chats, qu'il est à peu près impossible d'en rien déméler de certain. Néanmoins, il est excessivement probable que ses habitudes différent peu de celles de la Panthère et du Léopard.
À ce groupe de Chats, nous devons ajouter l'espèce fossile, nommée par G. Cuvier Felis antiqua, et à laquelle De Blainville joint, jusqu'à contradiction bien établie, les Felis leopardus, Arvernensis, Pardinensis et ogygea, et qui toutes ne diffèrent probablement pas du Léopard actuellement existant.
Le Felis antiqua semble spécifiquement caractérisé par la proportion des dents et par sa taille un peu plus considérable que celle de la Panthère; on en a découvert un grand nombre de fragments; tels que : 1° des dents trouvées à Gaylenreuth et à Nice; 2° une tête provenant du val d’Arno; 3° des os divers indiqués comme d'Auvergne par MM. Croizet et Jobert; 4° quelques dents des cavernes des environs de Liége.
Le Felis leopardus a été signalé comme fossile pour la première fois, en 1839, par MM. Marcel De Serres, Dubreuil et Jean-Jean. dans leurs Recherches sur les ossements fossiles de la caverne de Lrnel-Viel, d'après un certain nombre d’ossements et de dents trouvés dans cette caverne, et, depuis, M. Owen a indiqué une molaire d'en bas découverte dans le cray de Suffolk, à New-Bourne, par M. Lyell, et trouvée avec des dents de Squales, dont elle a l'aspect uni et poli. Du reste, cette espèce ne semble réellement pas différer du Felis leopardus vivant actuellement, ou, au moins, du Felis antiqua fossile.
Le Felis Arvernensis a été formé, par MM. Croizet et Jobert, d'après quelques fragments d'os et de dents trouvés avec ceux du Felis antiqua dans le diluvium sablonneux volcanique si abondant en certaines parties de l'Auvergne. Les caractères différentiels attribués à ce Chat fossile sont d'être plus petit que le Felis spelæa, dont la taille était supérieure à celle du Lion, et d’avoir la totalité de la ligne dentaire beaucoup moindre que dans le Felis antiqua, c’est-à-dire de 0",058 seulement, tandis qu’elle est de 0,080 dans celui-ci.
Le Felis Pardinensis est établi, par MM. Croizet et Jobert, sur quelques fragments d’os peu caractéristiques, découverts en Auvergne, aux environs de Pardines, d’où a été tirée la dénomination spécifique; il ne peut réellement pas constituer une espèce distincte, et se rapproche assez du Léopard.
Le Felis ogygea repose sur deux fragments fossiles : l’un en une extrémité antérieure d’une mandibule droite portant en place une canine et les deux premières molaires, et l’autre en un second os du métacarpe ayant 0,063 de longueur, trouvés tous deux dans les cavernes de Darmstadt, et décrits par M. Kaup. Selon ce naturaliste, cette espèce se rapprocherait assez des l’elis palmidens, de Sansans, et {ssiodorensis, d'Auvergne; et, selon De Blainville, devrait probablement être réunie au Felis antiqua.
D'après ce que nous venons de dire, on voit que ces prétendues espèces sont très-imparfaitement connues, qu’elles ne sont peut-être pas distinctes les unes des autres, et qu'elles se rapportent probablement toutes au Felis antiqua. aui lui-même ne doit probablement pas être distingué du Léopard actuellement vivant