‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 4)Chapitre 86 sur 129 · LI RS · texte numérisé non relu

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Lie. 1. — Cladobate de Java

mème courbees; l'ouverture palatine est large, transverse, avec une pointe médiane courte; l'apophyse angulaire de la mandibule est également large et courte. Pour le squelette, en comparant celui du Felis caligata et celui du Chat d'Égypte, il semble à de Blainville que la similitude était complète, sauf la grandeur : l'auteur que nous venons de nommer à cependant noté deux ou trois vertébres caudales de plus dans le premier que dans le second : l'un en ayant vingt-trois, et l'autre seulement vingt, avec une différence de même sorte dans leur longueur : ainsi, la queue, qui dans lun égale en longueur les vertèbres sacrées, ne dépasse pas la cinquième dans l'autre. Le bord antérieur de l'omo-

plate est aussi bien plus droit dans le Chat d'Égypte que dans le Felis caligata où Chat botté des Indes.

Une dernière espèce, que De Blainville range dans le même genre Lynx parce qu’elle n’a pas de première avant-molaire supérieure, est le Felis longicaudata, qui en diffère cependant considérablement par sa queue, très-remarquable par sa longueur et par la forme ramassée semblable à celle des Chats proprement dits. Cette espèce, dont l'ostéologie se rapproche assez de celle du Felis Sumatrana, est malheureusement peu connue; d'après le peu que nous en avons dit, on voit qu'elle semble se rapprocher à la fois des Chats proprement dits et des Lynx: elle nous montre encore que le caractère à peu près unique du genre Lynx, c'est-à-dire l’absene d’une molaire de chaque côté de la mâchoire supérieure, n'est pas de première valeur, car, pr l'ensemble de ses autres caractères, et principalement par la longueur de sa queue et la forme de sa tête, elle se rapproche plus des Chats que des Lynx. D'après tout cela, doit-on ranger le Felis longicaudata parmi les Lynx, où le placer parmiles Felis? où plutôt ne doit-on pas, à la manière de Linné, réunir ces deux groupes génériques en un seul et même genre?

Les mœurs des Lynx sont les mêmes que celles des Chats, c'est-à-dire que ce sont des animaux ce? 97

qui se nourrissent de chair, font la chasse aux Ruminants et autres Mammifères iuoffensifs, ainsi qu'aux Oiseaux, et se contentent quelquefois pour aliments de matières plus on moins putréfiées. Ils ont les mêmes ruses, et emploient les mêmes moyens que les Felis pour attaquer leurs ennemis. ou pour leur échapper. En parlant du Lynx ordinaire et de plusieurs des espèces américaines de ce genre, nous compléterons les détails que nous avons à donner à ce sujet.

On en connaît une quinzaine d'espèces qui se trouvent répandues sur presque toutes les parties du monde. L'Europe en compte plusieurs, mais elles y sont rares aujourd'hui; PAsie en renferme quelques-unes, de même que l'Afrique, mais c’est surtout l'Amérique où l'on en a découvert un plus grand nombre; il n'y en a pas en Océanie.

Malgré le petit nombre d'espèces de ce genre, nous croyons cependant, avec la plupart des auteurs, devoir y former trois subdivisions sous-génériques qui paraissent assez naturelles :

1° Les Caracazs, dont le type est le Caracal, animaux à queue assez allongée, à pelage assez ras et à pinceaux aux oreilles;

2 Les Lynx ou Cuars Botrés, tels que le Chaus et les Felis caliguta et maculatt, qui, avec une queue allongée, un pelage court, et de petits pinceaux aux oreilles, ont des caractères communs aux Chats proprement dits ®t aux Lynx;

9° LYNx PROPREMENT DITS, à queue courte; pelage épais et long, à pinceaux de poils plus où moins marqués aux oreilles, et qui renferment la plupart des espèces, comme notre Lynx ordinaire, et tous ceiles propres à PAmérique.

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