‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 5)Chapitre 42 sur 62 · I.Mi · texte numérisé non relu

I.Mi

Cette dénomination, en effet, convenait à un ordre composé généralement, il est vrai, d'espèces à quatre doigts séparés, deux en avant et deux en arrière, mais n'ayant pas toutes, sinon la même faculté, du moins la même manière de grimper : les unes se servant de leurs pattes comme moyen de préhension ou de station, et c'est le plus grand nombre; les autres s'en servant comme moyen de gradation verticale. 11 est vrai que beaucoup, parmi les premières, font entrer leur bec comme organe nécessaire dans leur mode d'action, tandis que les secondes se servent de leur queue.

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Fig 212 el 215 — l'ic épeiche. Pieu? ijiajor.

l'ourlant, comme il faut tenir compte de la particularité si remarquable des Psittacidés, laquelle consisté dans une véritable préhension à l'aide de leur bec et de leurs pattes, plutôt que dans une véritable action de grimper, telle qu'on l'entend pour les Picidés nous croyons qu'il est convenable, tout en maintenant le nom ordinal de Zygodactyles, qui exprime le mieux la conformation de leurs pattes à tous, de faire de cet ordre ainsi nommé deux divisions ou sous-ordres, l'un sous le nom de Zygodactyles préhenseurs, l'autre sous celui de Zygodactyles grimpeurs.

Sans doute que quelques espèces qui sont tridactyles, c'est-à-dire n'ont que trois doigts, échappent à la portée de cette expression; mais cette conformation étant exceptionnelle et tout anormale, l'ensemble de l'organisation de ces espèces restreintes se rapportant parfaitement à celle de tous les genres de l'ordre, il n'en résulte méthodiquement aucun inconvénient.

Les Zygodactyles seront dune pour nous les Oiseaux dont le caractère principal est d'avoir quatre doigts, disposés deux en avant, deux en arrière (les deux doigts antérieurs réunis et soudés à leur base par une peiile membrane, et les deux postérieurs absolument sépares), ou mieux encore, pour nous servir de I expression fort juste de M. Isidore Geoffroy Saint-Uilaire, /l'avoir te doigt externe dirigé en arrière, et qu'à cause de ce caractère on a cru devoir toujours désigner sous le nom de Grimpeurs, parce qu'on a remarque que ceux des Oiseaux qui se suspendaient le mieux aux branches el qui couraient ou marchaient le mieux le long des troncs d'arbres ou de leurs branches, dans la station verticale, étaient ceux dont les pieds offraient ce type d'organisation. Non que la marche et la station verticale leur soient exclusivement propres, car ils partagent cette faculté avec d'autres familles de l'ordre des vrais Passereaux; mais parce qu'un des plus nombreux des groupes dont se composent les Zygodactyles, et des plus anciennement connus (les Pics), avait le plus fréquemment été l'objet de remarques et d'observations à cet égard.

Cette concordance d'habitudes entre les vrais Grimpeurs et certains Passereaux SyntUictijIcs ( ont le doigt externe est soudé dans une partie de sa longueur avec le doigt médian) a même fait soulever la question de savoir si la modification qui caractérise les Zygodactyles avait une importance de beaucoup supérieure à celles qui caractérisent les Syndaclyles, et par conséquent si les fails confirment l'opinion d'un grand nombre d'auteurs et de Cuvier lui-même, qui établissent, ainsi que nous venons de le dire, pour les Zygodactyles, un ordre à part, et qui ne l'ont des Syndaclyles qu'une simple division de l'ordre des Passereaux.

Cette question a été savamment traitée dans le mémoire que nous avons déjà cité, par M. Isidore Geoffroy Saint-llilaire, qui en est arrivé a exprimer celte opinion, que la valeur du groupe des Zygodactyles avait été exagérée, et celle des Syndaclyles appréciée au contraire beaucoup trop bas; et à conclure que le groupe des Zygodactyles ou Grimpeurs ne constituait pas un ordre distinct, et devait être réuni aux Passereaux.

Quoi qu'il en soit de cette opinion, appuyée d'arguments dont nous sommes loin de contester I importance et la valeur, nous nous bornons à l'indiquer, pour ne rien omettre de ce qui peut placer notre travail au niveau de la science; mais nous ne saurions encore l'adopter dans un ouvrage aussi élémentaire que celui-ci.

Pour en revenir donc à nos Zygodactyles ou Grimpeurs, nous terminerons ce que nous avions à dire de leurs généralités en ajoutant que ce sont du reste tous Oiseaux pratiquant le plus ordinairement le même mode de nidification, c'est-à-dire n'établissant leurs nids que dans des troncs d'arbres, quoique leur nourriture varie infiniment, les uns étant baccivores, les autres insectivores.

Fia 214 — Los aenulaivatu.

PREMIER SOIS-ORDRE. ZYGODACTYLES PREHENSEURS.

Ces Oiseaux sont remarquables par un bec gros, court, épais, solide, toujours recourbé et le plus ordinairement crochu et aigu, presque autant que celui des Accipitres, entouré à la base d'une peau membraneuse assez semblable, par sa nature, à celle des Accipitres diurnes, dans laquelle sont percées les narines, et par une langue (pour nous servir des termes de Desmarest(l), trop souvent copie, de même que Mauduvt, pour l'exactitude de leurs descriptions, sans jamais être ni l'un l'autre cités par les compilateurs qui s'en sont servis) le plus souvent épaisse, charnue et arrondie. quelquefois terminée par un faisceau de fibres cartilagineuses, ou formée par un petit gland corné, et placée à l'extrémité d'un support cylindrique et assez mince.

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Fin. 215 cl 210 — Kakatoès huppé. Calerim ( Mâle et femelle.)

La mandibule supérieure est toujours la plus forte, et souvent elle cache tout à fait l'inférieure. Elle est articulée d'une manière assez mobile sur le front pour qu'on la voie sensiblement former avec lui un angle rentrant, lorsque ces Oiseaux bâillent. En général, son dos est arrondi: mais dans une espèce, néanmoins, il est caréné; sa pointe est fort aiguë, quoiqu'elle le soit moins que celle du bec des Oiseaux de proie, et elle se prolonge plus ou moins en dessous; ses bords sont tranchants, et quelquefois munis d'une sinuosité ou d'une dent qui rappelle celle du bec des Faucons; la face inférieure de cette même partie est en voûte, légèrement arquée d'arrière en avant, et sa superficie est

(1) Dictionnaire des Sciences naturelles. IK20, I. XXX1N, v Perroquets.

l'ip. i — TrichogJosse veisicoloce, d'après Gonlil

l'ig 2 — l'Iaiycercpje de Brown, d'après Gould

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