‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 5)Chapitre 44 sur 62 · I ."" Pézopore (Pexoporus), llliger · texte numérisé non relu

I ."" Pézopore (Pexoporus), llliger

14" Platyeerquè (Plalyeercus), Vigors;

15° Australasie {Australasia);

l(i° Guarouba (Guarouba);

17" Perruche (Conurus), Kuhl

Depuis on n'a fait que rectifier, en les résumant, les diverses méthodes île kuhl, de Vigors el de Lesson.

C'est ainsi que M. G. R. Gray, de son côté, à l'instar de Vigors, partage les Psittacidés en cinq grandes familles, mais ne correspondant qu'imparfaitement à celles de ce dernier, sans en avoir les défauts :

1° Pézoporinés. formant neuf genres; k2" Arainés, — trois genres;

5" Loriinés, — cinq genres;

4° Psittacinés, — cinq genres ; 5° Cacatuinés, — sept genres;

Et, en dernier lieu, M. Charles Bonaparte ayant, à l'instar de Lacépède, d'Illiger et de Blainville, ainsi qu'on l'a vu, placé les Psittacidés en tête de la série ornithologique, les a divises en deu" ramilles, Psittacidés et Strigopidés.

I a première, composée de sept sous-familles:

Macroeercinés, renfermant trois genres:

Pézoporinés, — un genre:

Platyeercinés, — huit genres ;

Triclioglossines, — six genres;

Loriinés, — quatre genres,

Psittacinés. — treize génies ;

Plectolopliines. — huit genres;

La seconde composée de deux :

Nestorinés, renfermant deux genres, Strigopinés, — un genre;

Un voit ainsi que M. G. li. Gray établit vingt-neuf genres, tandis que M. Charles Bonaparte en élève le nombre à quarante-six.

Seulement, depuis ce travail, qui date du mois d'avril 18r>0, ce dernier aurait réformé cette division, en renvoyant, avec juste raison, les Pézoporinés près des Strigopinés.

Nous nous sommes étendu sur la nomenclature méthodique de cette tribu plus que le plan de cet ouvrage ne le comportait, et bien au delà des limites que nous nous étions fixées. Mais, d'après l'importance que l'on semble mettre ù replacer de nouveau les Psittacidés en tète de la classe des Oiseaux, nous avons jugé qu'il pouvait être bon de faire connaître toutes les combinaisons auxquelles on a comme pris à tâche de les soumettre, et que c'était la meilleure manière de démontrer les inconvénients de cette tentative nouvelle, dont le résultat semble devoir être d'enrayer plutôt que de faire progresser la science qui, avant tout, doit être simple et accessible à toutes les mémoires comme à toutes les intelligences, en distinguant avec soin ce qui n'est que d'application de ce qui est de théorie ou de philosophie zoologique.

Nous avons, au début de ce travail et avant de traiter des Oiseaux de proie, indique notre manière de voir à ce sujet

Le fait du Conspectus de M. Charles Bonaparte, le plus saillant pour notre époque, est bien certainement le placement des Psittacidés en tête de la série ornithologique. C'est un essai dont en peut sans doute lui savoir gré, non pas tant comme innovation que comme reproduction d'une idée savante et judicieuse en principe, mais qui semblait abandonnée depuis longtemps, et reléguée dans les abstractions de la science; non pas que nous ne concevions parfaitement que l'on ait hésité longtemps et que l'on puisse même encore varier sur le rang à assigner à ces Oiseaux, soit à titre de famille, soit à titre de tribu, soit à titre d'ordre.

Lacépède est le premier qui, en 1799, ait eu l'idée de placer en tète des Oiseaux les Psittacidés (Psiiiacï), non à part, mais comme Grimpeurs (Scansores), et avec ces derniers à leur suite pour arriver aux Oiseaux de proie.

160 HISTOIRE NATUBELLE.

Illig-er l'imita en 1811, sauf pour les Oiseaux de proie, qu'il renvoya à la lin des Passereaux, en les faisant suivre immédiatement des Gallinacés, auxquels, pour lui, les Cathârtes formaient une transition naturelle, par les Méléagridés.

De 1815 à 1821, de Blainville reproduisit la même idée; mais alors, du rang de simple famille dans l'ordre des Grimpeurs, il lit monter lesPsittacidés au rang d'ordre, en dehors de ces derniers, et sous le nom de Préhenseurs (Prchensores). 11 se fondait en cela sur de puissants motifs tirés surtout du développement remarquable de leur intelligence, qui devait leur valoir la première place dans la classe des Oiseaux, et aussi de liens d'organisation anatomique qui devaient de plus les rapprocher des Oiseaux de proie qu'il mettait à leur suite.

Les Perroquets, et nous l'avons déjà démontré, ne sont pas à proprement parler des Grimpeurs; s'ils s'élèvent, ce n'est qu'à l'aide de leur bec assez fort pour les tenir suspendus, mais non à laide de leurs pattes, trop molles et destinées seulement par leur conformation même à la préhension.

Nous ne savons pas cependant ce qu'aurait fait Lacépède, auteur de cette idée de classification, ou même de Blainville, si l'existence du Strigops leur eût été révélée. Mais il est permis de croire que ces deux éminents naturalistes eussent peut-être hésité, et que leur opinion en eût été quelque peu ébranlée, sinon modifiée.

Il est bien évident que, dans le système uni-linéaire, ainsi que l'établissent ces savants, le Strigops devient une grande difficulté; et qu'en terminant par ce genre tout nouveau l'ordre de-; Pshtaci, si on ne le fait pas suivre immédiatement des Slrigidés, la transition manque brusquement pour établir le passage des Perroquets aux Accipitres diurnes, dont le Strigops, ni de loin, ni de près, n'offre aucun des caractères, à moins qu'on ne s'en serve, et peut-être avec un certain avantage, pour établir le passage des Psittacidés aux véritables Grimpeurs, tels que les Pics.

Quoi qu'il en soit de ces considérations, et pour en revenir à notre objet, entre le système de M. G. Pi. Gray, qui semble avoir résumé dans ce qu'ils ont de meilleur, sur les Psittacidés, les travaux de Kuhl et de Vigors, et celui de M. Charles Bonaparte, qui, pour être plus savant peut-être, nous paraît par trop compliqué, nous n'hésitons pas à nous ranger au premier, sauf cependant une importante modification nécessitée par la place que nous assignons aux Psittacidés, si différente de celle que leur donne le naturaliste anglais, qui, à l'instar de plusieurs auteurs, les met à la fin de l'ordre des Passereaux. Et, tout en évitant les complications du système générique de M. Charles Bonaparte, nous nous empressons de lui emprunter sa sous-famille des Strigopidés, que nous conservons telle qu'il l'a établie.

Voici donc l'ordre que nous nous proposons de suivie pour cette riche tribu que nous di\isons en six familles :

1" Araïnés, composés de trois genres; 2° Pézoporinés, — neuf genres;

5" Loriinés, — cinq genres;

•4° Psitlacinés, — cinq genres;

5° Cacatuinés, — quatre genres ;

(i0 Strigopinés, — trois genres;

Au total, vingt-neuf genres.

Ajoutons, pour terminer les considérations qui précèdent, que, de même que les Strigidés, les Psittacidés se distinguent par l'uniformité de leurs caractères ovologiques, celui surtout de l'absence de tout reflet, de toute couleur à la surface de la coquille de leur œuf.

Ainsi leur œuf, s'il varie de la forme ovale à la forme ovée, mais plus généralement ovale chez les Aras et les Perruches proprement dites, ovée dans les Kakatoès et les Perroquets, seulement plus allongée et plus obtuse dans ces derniers, n'en est pas moins, chez tous, d'un grain très-fin, d'un blanc pur, irrégulièrement poreux, quoique uni, mat et sans reflet, et enfin de couleur blanche et sans aucune nuance ni tache.

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Kig. I — Euphème splendide, d'après Gould

Fig. 2 — Aprosniicte àailes rouges, d'après Gould

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