‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etcChapitre 18 sur 42 · VINGT-NEUVIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

VINGT-NEUVIÈME FAMILLE

DIAPÉRIENS. DIAPERII. Blanch.

Mächoires sans onglet corné au côté interne; antennes insérées sous une saillie marginale des côtés de la tête, courtes, plus ou moins perfoliées ou très-grenues, qrossissant insensiblement ow se terminant en massue; corps ovoide ou presque carré; corselet trapéxoidal ou semi-cireulaire, cachant ou recouvrant la tête; pieds propres à la course; jambes antérieures souvent larges et triangulaires; tarses à articles entiers, les antérieurs et les intermédiaires de cinq articles, les postérieurs de quatre seulement; crochets tarsiens simples.

Cette famille, qui ne comprend qu'un nombre assez restreint d'espèces, mais qui se trouvent dans presque toutes les contrées du globe, correspond presque tout à fait aux Taxicornes de Latreille. Les Diapériens se lient très-étroitement aux Piméliens, et, par la conformation de leur bouche, ont beaucoup d’affinité avec les Hélopiens qui vont suivre: c’est pour cela que de célèbres naturalistes, et principalement Erichson et M. Th. Lacordaire, ne font de ces trois divisions primaires qu’une seule et même famille, celle des Ténébrionites. Pour nous, à l'exemple de M. Émile Blanchard, et pour nous conformer autant que possible à la classification de Latreille, nous avons cru devoir adopter les familles des Piméliens, Diapériens et Hélopiens. Cela, en ce qui concerne surtout la famille qui nous occupe, nous a semblé d'autant plus utile que les Diapériens diffèrent réellement par des caractères assez importants des Piméliens et des Hélopiens, et, qu’en outre, s'ils ont une assez grande ressemblance avec certains Piméliens, ils en ont aussi avec les Erotyliens, famille très-éloignée de celles que nous venons d'indiquer. Les Diapériens ne répondent pas tout à fait aux Taxicornes de Latreille; quelques groupes génériques en ont été rapprochés, et d’autres, c'est-à-dire ceux des Cossyphus et Helæus, ont été placés dans la famille précédente, et celui des Nilio sera rangé dans la suivante. :

Dans les Diapères, les Élédones et les Bolétophages, M. Léon Dufour a signalé un appareil de sécrétion excrémentitielle et des vaisseaux salivaires; le ventricule chylifique est hérissé de petites papilles en forme de poils. Ces divers caractères anatomiques, ainsi que la conformation des organes de la génération, indiquent encore les rapports que ces Insectes ont avec les Piméliens.

Les Diapériens sont presque tous de petite taille, et ce n’est que rarement qu'ils atteignent une grandeur moyenne. Leur système de coloration est loin d’être aussi sombre et aussi uniforme que celui des Piméliens, et, si l’on en connaît qui ont des teintes brunes ou noirätres, le plus grand nombre est paré de nuances vives, assez brillantes, et des taches ou des bandes se détachent du fond de la couleur des téguments. On les trouve habituellement dans les champignons ou dans l’intérieur des bolets; d'autres se rencontrent dans les bois pourris ou sous les écorces. Les larves ont le même genre de vie que les Insectes parfaits. On connaît, ainsi que nous l’indiquerons, les métamorphoses de six à sept espèces, qui se rapportent toutes à l’Europe, car aucune larve d’espèces exotiques n'a été décrite jusqu’à présent.

Quatre tribus particulières doivent être formées dans cette famille, ce sont les : Trachyscélides, Phalérides, Bolitophagides et Diapérides, principalement caractérisées par la conformation des antennes, et dans lesquelles entrent un assez grand nombre de genres.

1-tribu, TracuyscéLines, à antennes plus courtes que la tête, ayant leurs derniers articles renflés; yeux plus ou moins cachés par le corselet quand la tête est au repos; pattes élargies, dentées; tarses très-petits, surtout les antérieurs.

On ne connaît qu'un nombre excessivement restreint d'espèces de cette tribu, généralement propres au bassin méditerranéen, quoiqu’on en connaisse aussi d'Amérique et des Indes orien-

tales, presque toutes de petite taille, de couleurs assez foncées, vivant habituellement dans le sable des bords de la mer, et faisant leur nourriture de toutes sortes de débris végétaux et animaux.

On n'en connait que trois genres : TRACHYSCELIS, Latr., à tête très-petite; antennes ayant une forte massue ovoide de six articles : deux espèces seulement entrent dans ce genre; le type est le T. ophodioides, Latr., très-petite espèce commune sur les bords de la Méditerranée et du golfe de Gascogne, glabre, d'un noir brillant en dessus, plus ou moins variée de testacé pâle en dessous, avec les côtés du corps et les pattes ciliées d'assez longs poils; l’autre espèce (flavipes, Melsheim) a été découverte en Virginie. — ANENMIA, Cast. (Cheirodes, Dej.), à téte presque aussi large que le corselet, un peu échancrée; antennes renflées à partir du sixième article : M. Th. Lacordaire dit qu’on connait huit espèces de ce genre; elles sont propres à l'Europe, à l'Afrique et aux Indes orientales, ressemblent à de petits Aphodius, sont noires ou ferrugineuses, glabres et finement rugueuses en dessus et plus villeuses en dessous : le type est l'A. sardous, Gené, de Sardaigne. — AMMOBIUS, Guérin (4mmophtorus, Lacord.), à téte très-courte, un peu voûtée; antennes à trois derniers articles élargies, formant une massue serrée : une seule espèce, le T. rufus, Latr., variant du fauve plus ou moins vif au noir mat, et qui est assez répandue depuis le midi de la France jusqu’en Algérie inclusivement

Fig. 14%. — Phaleria cadaverina. Fig. 145 — Hippophlœus castaneus. Fig. 146, — Diaperis bipustulata.

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2 tribu, Puarérines, à antennes beaucoup plus longues que la tête, à articles peu dilatés; mûchoires munies d'un onglet.

Les Insectes de cette division, qui ne comprennent que deux genres propres à diverses contrées de l’ancien et du nouveau continent, ne différent qu’assez peu des Trachyscélides, surtout par la conformation de leurs pattes; et M. Th. Lacordaire les réunit dans une même tribu. Comme les Trachyscelis, ils s’éloignent peu des bords de la mer, mais ils sont seulement moins fouisseurs et plus agiles dans leurs mouvements. -

Le genre typique est celui des PHALERIA, Latr., à corps ovalaire; jambes antérieures élargies à l'extrémité : les Coléoptères de ce genre sont tous de moyenne grandeur, d’un fauve testacé plus où moins brillant, que relève habituellement sur chaque élytre une tache noire ou brunâtre, mal limitée et sujette à se réunir à sa correspondante ou à disparaître tout à fait: on trouve parfois une tache pareille sur le corselet, et les élytres sont striées finement; on en décrit une quinzaine d’espèces de l’Europe méridionole, du nord de l'Afrique, du Cap, de Caramanie, des iles du cap Vert, de Madagascar, de l'Amérique du Sud, du Chili, du Sitka, de Californie, ete.; l'espèce la mieux et la plus anciennement connue est la Phaleria cadaverina, Kabr., très-abondante sur les bords de la Méditerranée, de l'Océan et de la Manche, et qui ne se trouve pas sur les cadavres, comme devrait le faire supposer son nom, mais que l’on rencontre par troupes sur les fueus rejetés par la marée. — CHÆRODES, White, à téte plus large que longue; pattes robustes; antennes de douxe articles seulement : une seule espèce (C. trachyscelides) assez semblable par la forme et la coloration à une Phalérie, et particulière à l'Australie.

3° tribu, Borrropuacines, à antennes ayant leurs derniers articles en massue, pouvant, dans le repos, se cacher dans un sillon du corselet; palpes filiformes; pattes simples.

Les Insectes de cette tribu sont assez nombreux en espèces, quoiqu'on n’en ait décrit qu'une assez c.5 2

petite quantité, et ils semblent répandus dans presque toutes les contrées du globe. Nos espèces européennes paraissent rechercher les pays de montagnes. La plupart des Bolitophagides, au moins nos espèces, sont assez petits, oblongs ou presque cylindriques, glabres, à élytres striées; mais, pour les exotiques, il y en a à corps hérissé en dessus d’aspérités et de tubercules. Comme l'indique leur dénomination, et de même que les Diapérides, ils vivent, sous leurs divers états, dans les champignons qui poussent sur les arbres, principalement dans les bolets. On connait les métamorphoses de deux espèces d'Europe : l’Eledona agricola, qu'ont fait connaître Bouché, Erichson et MM. Westwood et Léon Dufour, et le Bolitophagus reticulatus, qu'a décrit sommairement M. Mulsant. Les larves, au moins celles de l’Élédone, sont blanchâtres, allongées, un peu courbées, et fourmillent souvent dans les bolets; elles ressemblent, en petit, d'une manière générale, à celles des Piméliens; mais leur corps est un peu atténué en arrière et n'est pas tout d’une venue, chacun des segments étant arrondi sur les côtés; leur dernier anneau est beaucoup plus petit que l’avantdernier, sans pseudopodes; leur corselet est muni en dessus d’un écusson corné. M. Léon Dufour a fait remarquer que ces larves, un peu comme celles des Diaperis, détachent du bolet dans l'intérieur duquel elles ont perforé leurs galeries une petite masse ovoïde dans laquelle elles se placent pour subir leurs métamorphoses, après l'avoir, selon toute probabilité, percé auparavant d’un canal qui doit servir à la sortie de l'Insecte parfait, et dont elles ferment les deux extrémités.

On peut y former deux groupes.

Dans le premier, le seul admis dans la tribu par M. Th. Lacordaire, le corselet est presque aussi large que les élytres.

Le genre typique est celui des BOLITOPHAGUS, Iliger, à corselet crénelé latéralement, qui est encore aujourd'hui assez hétérogène, et qui renferme près d’une centaine de petites espèces répandues dans les diverses contrées du globe, quoique plus particulièrement propres à l'hémisphère boréal dans les deux continents. Selon M. Th. Lacordaire, on devra plus tard former plusieurs genres aux dépens des Bolitophages, et n’y laisser que le B. reticulatus, Linné, commun en Europe, et les espèces qui en sont voisines. — On en a déjà séparé les Ecenoxa, Latr., qui ne comprennent que l'E. agricola, Herbst, d'Europe, et Peruviana, Cast., d'Amérique.

Un genre, ULODES, Erichs., qui renferme une espèce (verrucosus) de Tasmanie, et peut-être d’anciens Bolitophagus, des Indes orientales et des États-Unis, doit en être rapproché.

Deux autres genres entrent probablement aussi dans la même division; ce sont les Liropuizus, Latr., qui ne renferment que peu d'espèces, et dont le type est le C. cornutus, Fabr., d'Europe. — Laromerus, Erichs., créé pour une espèce provenant de la Tasmanie.

Dans le second groupe, à corselet plus étroit que les élytres, on range surtout le genre ORTHO- CERUS, Latr., qui a les antennes très-larges, ciliées, à articles transversaux formant une massue fusiforme, et qui a pour type l'O. muticus, Fabr., espèce européenne. — D'autres genres de la même subdivision sont les suivants : Sannorrium, Germ. (Corticus, Dej.), à antennes assez gréles, avec les articles très-serrés : le dernier grand, formant une petite -massue. — Coxervs, Ziegl., à antennes assez gréles, avec les trois derniers articles formant une massue ovale, et Droxesa, Latr., à antennes également grêles, mais avec les deux derniers articles seulement formant une massue. et ayant tous des représentants en Europe.

4e tribu, Drarérines, à antennes en général un peu perfoliées; mâchoires sans onglet; yeux débordant l’épistome; corps ailé.

Ces Insectes, de taille petite, et plus rarement moyenne, se trouvent soit dans les bolets, soit sous les écorces ou dans la vermoulure des vieux chênes, et ils habitent toutes les parties du

monde, et surtout l'Amérique, où ils sont plus communs spécifiquement qu'ailleurs. Ils ont à peu près tous une forme ovalaire ou elliptique, et leurs couleurs sont très-variées, parfois métalliques et d'autres fois d'une teinte uniforme, avec des taches qui tranchent sur le fond. Une monographie de ce groupe a été donnée en 1831 par MM. de Castelneau et Brullé.

Les larves de cinq espèces ont été plus ou moins complétement décrites. Leur corps, blanchâtre, charnu, plus ou moins atténué en arrière, tout d'une venue et recouvert uniformément d'écussons cornés, offre quelques poils roides sur les bords; le dernier segment abdominal, sous lequel

on voit un mamelon protractle, bifide, est un peu conique, et pourvu, dans quelques espèces, de deux petites épines; arrivées à leur dernier développement, comme les larves des Eledona, elles se renferment dans une coque soyeuse. La larve de notre Diaperis boleti, qu'Olivier, le premier, a entrevue, et que MM. Léon Dufour et Mulsant ont plus complétement fait connaître, pénètre dans les bolets qui croissent à l'air libre, est aveugle, et, de même que celle de l’Eledona, subit ses diverses transformations dans un ovoïde qu'elle détache du cryptogame dont elle se nourrit. La larve du Scaphidema ænea, indiquée par M. Westwood sous le nom de Platydema bicolor, et celles des Platydema europæa et violacea, que M. Ed, Perris a fait connaître, vivent sous les écorces des arbres; elles sont oculées : la première présentant trois ocelles de chaque côté de la tête, et les deux autres en ayant quatre. Enfin les larves du Pentaphyllus testaceus, mentionnées par Erichson, et qui ont été trouvées dans le bois décomposé des chênes, parfois en compagnie de celles des Doreatoma rubens et flavicornis, ressemblent en miniature à celles des Tenebrio, dont elles ne diffèrent guère que par leur épistome non tronqué en avant, ses mandibules fortement dentées, le dernier article des palpes labiaux plus grand et tronqué au bout, et le dernier segment abdominal inerme.

Quoique peu nombreux en genres, on doit cependant, avec M. Th. Lacordaire, partager ces Insectes en deux groupes particuliers.

Le premier, ayant pour caractères : yeux entamés par les joues; antennes de forme variable, non brusquement terminées par une massue de cinq articles, a pour type le genre DIAPERIS, Geoffroy, qui renferme des espèces ayant été successivement placées dans le genre Chrysomela par Linné et labricius; dans celui des Tenebrio par de Géer, et dans celui des Coccinella par Scopoli; et qui, lui-même, a été, dans ces derniers temps, subdivisé en plusieurs coupes génériques spéciales. Les Diapères ont un corps presque hémisphérique, et des antennes à premier article épais, les deux suivants courts, très-larges, éqaux entre eux; ce sont des Insectes de taille médiocre, à téguments brillants, comme vernissés, à élytres finement ponctuées en stries, et à livrée consistant le plus habituellement en bandes ou taches jaunes sur les élytres, qui sont noirâtres, de même que le reste du corps. On n’en décrit que quatre espèces : deux d'Europe, les Diaperis boleti, Linné, la plus connue de toutes, répandue dans tout notre continent, qui n’est pas très-rare, et qui se trouve souvent en sociétés nombreuses dans les bolets, et bipustulata, Gast., d'Espagne et d'Algérie; et deux d'Amérique, coccinea, Cast., en entier d’un rouge sanguin doré, de Cayenne, et hydni, Fabr., des États-Unis.

Des genres formés aux dépens des Diaperis sont ceux des : OrLocepnaLa, Cast. et Brullé (Neomida, Liegl., Dej.; Arrhenophila, Kirby), à corps allongé ou ovalaire; tête bicorne dans les mâles; antennes à premier article épais, les trois suivants très-petits; une quinzaine d'espèces, remarquables par les brillantes couleurs bleues ou vertes de leurs téguments, propres pour la plupart à l'Amérique, tant méridionale que septentrionale, et dont une espèce (hæmorrhoidalis, Fabr.) n'est pas rare dans une grande partie de l’Europe. — Drenyruynenus, Fairmaire, à corps assez large, un peu déprimé; antennes à premier et troisième articles éqaux, deuxième court, cinq derniers qraduellement élargis; une espèce des îles Willis et de Tanga-Tabou.— Scarninema, Retenb., à téte inerme dans les deux sexes, non excavée sur le front, et offrant quelques caractères spéciaux dans les jambes; une seule espèce (S. ænea, Fabr.) d'Europe, d'un bronzé obseur, avec la base des antennes et les pattes rouge brunâtre. — Nérires, Leconte, groupe américain, ne différant probablement pas du précédent. — Prarvoema, Cast. et Brullé, à corps ovalaire, légèrement aplati; antennes à premiers articles allongés, les suivants graduellement élargis, le dernier ovoide; on en déerit plus de cinquante espèces, un peu plus petites que les Diaperis, répandues dans toutes les parties chaudes et tempérées du globe, et surtout très-abondantes en Amérique, où elles sont d'un noir profond, mat et velouté, avec des taches d’un rouge sanguin sur les élytres, ou rougeàtres, avec des taches noires : parmi les espèces d'Europe, assez rares, et que l’on rencontre ordinairement sous les écorces, nous citerons surtout les ewropæus et violaceus, Fabr., et subplumbea, airm., découverte assez récemment en Sicile. — Cosmonora, Dej., Blanch., à corps oblong; corselet aussi large que les élytres; antennes avec les premiers articles cylindriques, les suivants, depuis le quatrième ou le cinquième, très-globuleux; Insectes américains, tous bolétophages, ressemblant, par leur forme, à certains Érotyliens, et différant principalement des Platydema par leur système de

coloration assez variable et brillant. — Basanus, Dej., Lacord., voisins des précédents, et propres aux Indes orientales.

Les autres genres plus distincts de celui des Diapères sont les suivants : Hemicera, Cast. et Brullé, à antennes ayant leurs premiers articles longs, gréles, les suivants brusquement élargis : une espèce (splendens, Wiedm.) de Java, Ceylan et du Bengale, ressemblant assez à la Chrysomela americana.— Hypocauis, Dej., groupe qui doit être séparé du précédent, et a pour espèce unique l'H. armatus, des Indes. — Apsia, Dej., Lacord., une espèce de Colombie. — Errcacra, Dej., de l'Amérique méridionale. — Et peut-être CnonaLow, Latr., à corps convexe; corselet dentelé latéralement; antennes très-élargies à partir du sixième article, le dernier le plus grand de tous : quelques espèces américaines. — Erivampus, Dalm., à antennes ayant leurs trois premiers articles courts. les suivants très-élargis, aplatis : un petit nombre d'espèces provenant des Indes orientales et de Java.

Le second groupe, ayant pour caractères : des yeux entiers; antennes terminées par une massue de cinq articles transversaux, ne renferme que deux genres : PENTAPHYLLUS, Meg., Latr., à corps court, convexe; antennes plus courtes que le corselet, avec les articles septième à dixième brusquement et médiocrement élargis, presque perfoliés, et le onxième arrondi au bout : deux petites espèces (£estaceus, Fabr., et melanophthalmus, Meg.), d'un brun testacé, d'Europe. — HETERO- PHYLLUS, Klug, Cast., à corps ovalaire, convexe, atténué aux deux extrémités; antennes un peu plus courtes que le corselet, robustes, avec les articles septième à onzième fortement transversaux, et le onxième plus court que le dixième : quelques espèces de Madagascar, dont le type est l'H. chrysomelinus.

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