‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etcChapitre 21 sur 42 · VON IE CORAN ED RIT PET IS · texte numérisé non relu

VON IE CORAN ED RIT PET IS

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ticulier d’Insectes, tandis que M. Th. Lacordaire, à l'exemple de MM. Burmeister, Newmann, Schaum, et de quelques autres, en a fait une simple famille de l'ordre des Coléoptères, en se basant sur plusieurs de leurs caractères assez semblables à ceux des Cantharidiens, et surtout sur leurs métamorphoses, qui sont à peu près analogues. Ces Insectes différent trés-notablement dans les deux sexes; car, tandis que les femelles restent toute leur vie aptères et larviformes, les mâles, lorsqu'ils sont parvenus à un certain degré de développement, acquièrent une forme toute différente et définitive. Ces derniers ont des organes buccaux atrophiés, sauf les mandibules et deux palpes; la tête Saillante, prolongée sur les côtés; les yeux saillants, très-granulés; les antennes fourclrues, de quatre à sept articles; tarses à articles en nombre variable; le corselet et le mésothorax très-courts, soudés ensemble; le métathorax très-développé; les ailes membraneuses ou coriaces, très-petites, étroites, tandis que les ailes inférieures sont très-amples, en éventail; les pattes médiocres, faibles, et l'abdomen formé de sept à neuf anneaux. Les Stylapides vivent en parasites sur divers Hyménoptères, sur des Vespiens, Apiens, parfois des Sphégiens, et presque exclusivement sur les femelles, et leurs œufs sont constamment déposés dans les nids de ces Hyménoptères approvisionnés d'Insectes ou d'une pâte végétale. Le parasitisme disparait pour les mâles de Stylopides quand ils sont parvenus à tout leur développement, mais il est permanent pendant toute la vie des femelles. Les mâles ne prennent pas de nourriture à leur état parfait; ils volent rapidement à la rencontre des femelles, qui, acerochées aux poils des Hyménoptères, sont transportées au loin, et dès que l’accoupiement a lieu, quelques heures ou un jour au plus après leur sortie de l’état de nymphe, ils cessent de vivre. Les femelles sont bien connues aujourd'hui, par suite surtout des travaux de MM. de Siéboldt, Newport, etc., mais nous ne pouvons pas nous étendre à ce sujet, qui est en dehors de nos études actuelles : nous renvoyons donc aux ouvrages des deux célèbres naturalistes que nous avons cités, ainsi qu'à quelques remarques données par M. Joly. Les diverses transformations de ces Insectes sont presque complétement semblables à ce qu’on sait relativement à l’hypermétamorphose des Cantharides, et principalement à ce qui se passe dans les Sitaris. L'accouplement doit avoir lieu sur l'Hyménoptère même, et M. de Siéboldt a vu un mâle de Xenos Rossii qui, monté sur l'abdomen d'une Polises qallica, s’efforçait, en agitant rapidement ses ailes, d'introduire l'extrémité postérieure de son corps entre les anneaux de ce dernier, qui renfermaient probablement une femelle de son espèce. Les œufs éclosent dans le ventre de la femelle, et les jeunes larves en sortent en nombre excessivement considérable pour se répandre sur le corps de leur mère. Ces larves primitives ont une grande analogie avec celles des Sitaris, vont se rendre sur les Hyménoptères et sont transportées par eux dans leurs propres nids : là elles pénètrent dans les larves de leurs hôtes et vivent aux dépens de leur système adipeux. Bientôt après, les premières larves de Stylopides éprouvent un changement manifeste et se transforment en secondes larves. L'état de pseudonymphe que nous avons vu dans les Cantharidiens ne paraît pas se présenter ici, et les secondes larves semblent se métamorphoser directement en nymphes : seulement ces dernières sont renfermées dans une fausse coque formée par la peau de la seconde larve qui s’est durcie. Avant cette dernière transformation, les larves, qui, jusque-là étaient placées dans le corps des Hyménoptères, sortent en partie hors des segments de ces derniers. Quant à l'apparition des Stylopides, elle doit concorder avec celle des êtres aux dépens desquels ils vivent, et, comme chez ces derniers, l’on a remarqué que les femelles apparaissent avant les mâles.

Rossi, à la fin du siècle dernier, a fait connaître le Xenos vesparum, la première espèce de Stylopides que les entomologistes aient signalée; puis, les naturalistes, principalement ceux de l'Angleterre et de l'Allemagne, ont décrit celles que l'on admet aujourd'hui, et qui ne sont qu'au nombre d’une vingtaine. Mais il est trés-probable qu'il en existe beaucoup plus et qu'on en trouvera dans toutes les parties du monde, quoique jusqu'ici on n’en ait signalé qu’en Europe, dans les deux Amériques, à l'ile Maurice et en Australie. Les genres admis actuellement sont au nombre de cinq, et peuvent être brièvement caractérisés ainsi : Ecexenus, Curtis, à farses de deux articles: HarieroriaGus, Curtis, à tarses de trois articles; Sxzors, Kirby, à turses de quatre articles; antennes de six articles; Xexos Rossi, à tarses de quatre articles; antennes également de quatre articles; et Hyrecrurus, Saunders, à tarses aussi de quatre articles; antennes de cinq articles. Nous nous sommes déjà oceupés (loco citato, pages 23 et 24) des quatre premiers genres que nous venons de nommer; quant au dernier, nous dirons seulement qu'il se compose de trois très-petites espèces (Hylecthrus rubi,

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quercüs et Sicboldii) découvertes par M. Saunders en Albanie, et parasites d'autant d'espèces d'Hyménoptères des genres Hyleus et Prosopis.

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