‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etcChapitre 26 sur 42 · TRENTE-CINQUIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

TRENTE-CINQUIÈME FAMILLE

SCOLYTIENS. SCOLYTII. E. Blanchard, 1845.

Corps plus ou moins allongé, presque constamment petit; tête assez peu développée, sans prolongement ni saillie en forme de trompe, comme chez les Curculioniens, mais quelquefois cependant légèrement allongée en forme d'un petit museau; antennes insérées devant les yeux, toujours courtes, coudées, plas ou moins renflées en massue à leur extrémité, et par conséquent plus grosses à cette partie que dans le reste de leur étendue; palpes très-courts, presque filiformes, terminés en pointe : maæillaires habituellement un peu plus longs que les labiaux; labre légèrement allongé, un peu dilaté en cœur à l'extrémité; mâchoires fortes, n'offrant qu'un seul lobe; élytres coriacées, plus où moins allongées; pattes généralement courtes; tous les tarses ordinairement de quatre articles, rarement de cinq; segments abdominaux assez mous, peu distincts; pygidium non saillant.

Cette famille est formée avec l’ancien genre Scolytus, de Geoffroy, qui lui-même a été partagé en plusieurs groupes spéciaux, auprès desquels sont venus se ranger une assez grande quantité de divisions plus ou moins nombreuses spécifiquement, et qui en sont assez voisines. Ces divers genres sont dus à Herbst, à Fabricius, à MM. Westwood, Saunders, etc., et surtout à Erichson, le seul entomologiste qui (Archiv. von Wiegmann, 1836) ait publié une monographie complète de cette famille : travail important, mais qui, cependant, aurait besoin d'être revu complétement aujourd'hui que le nombre des espèces est plus que doublé. Cette division, qui renferme deux à trois cents espèces et une vingtaine de genres, dont les principaux sont ceux des: Platypus, Tomicus, Scolytus, Hylesinus, Hylurgus, Hylastes, ete., comprend par conséquent un ensemble homogène de groupes génériques, se nourrissant tous de bois, étant essentiellement xylophages, et pouvant, à assez juste raison, porter la dénomination de Xylophages, que Latreille avait donnée, mais d une manière beaucoup plus générale, à une réunion d'êtres qui, sous beaucoup de rapports, diffèrent notable ment les uns des autres. Plusieurs motifs nous empêchent cependant d'adopter ce nom de Xylophages; d'abord, dans notre méthode, toutes les familles sont désignées par la dénomination du genre principal qui y entre, et ensuite il ne semble pas convenable de conserver un nom qui, bien que s'appliquant à tous les Insectes de la division, tous exclusivement mangeurs de substances ligneuses, peut aussi convenir à beaucoup d'autres Insectes, qui, à l'état parfait ou à celui de larve,

Page 1